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Fleurs de poètes

Poésies en tout genre, textes nostalgiques, mélancolie... Bienvenue à tous ! Communauté gérée par Paloma

Gérée par Paloma

Tags associés : poème, amour, coeur, mot, poésie, poète

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1395 posts

21/07/2015

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Articles récents de cette communauté

Humble prière

Humble prière

... Tu dors désormais sous la pierre, / Grand-mère, et ton manque m’étreint ... Ce n’était qu’un courrier de plus,Les mêmes mots, repris cent fois :« Chère famille, tout va bien,Le temps est bon, peu de soucis. Ici rien de vraiment précis,La pluie s’en va, le soleil vient,Je sens ma jambe, quelquefois,Grand-père ne se lève plus...
Cène dionysiaque

Cène dionysiaque

Prenez, buvez, mangez-en toutesCeci, mesdames, c’est mon corpsNé d’une femme sous la voûteDu ciel, entre la myrrhe et l’or Belles apôtres, ô filoutesJe vous tends la chair et le vinSoyez à tout jamais absoutesCompris le service divin Mes Eves, mes tendres louloutesN’en déplaise aux esprits chagrinsDe l’auréole à la birouteJ’ai l
Chambres rêvées

Chambres rêvées

Quand des lits qui ont vu nos furtives étreintesSourd cette ombre inlassable à vouloir m’éprouver,Mon sang blêmit, le sang aigre des réprouvés,Et je crois presqu’entendre un chien pousser sa plainte. Sans doute ai-je changé ? Mon œil en demi-teintePeine à cacher le feu que je sens là couver.Notre chemin, mon pas – lui seul – l’a
Comme un pacte

Comme un pacte

... Il est, dedans l’intime, une flamme brûlante / Où rougeoie le tison dont la muse s’inspire ... Où l’urgence m’a pris d’écrire ce sonnet,À la hussarde j’ai, d’un papier de rencontreEmpoigné, la froissant, la trame de mon dire,Griffonnant à la hâte où l’écho me tourmente. Il est, dedans l’intime, une flamme brûlanteO
Tes yeux mouillent

Tes yeux mouillent

Tu as beau faire ô tes yeux mouillentPour te soustraire il est trop tardC’est le moment du grand écartDans la gueule de la gargouilleTu as beau faire ô tes yeux mouillent Vois-tu déjà tu t’agenouillesTerminés les jeux innocentsL’amour aime le goût du sangSur toi converge la patrouilleTu as beau faire ô tes yeux mouillent Ton ventre ch
Crécelles

Crécelles

... L’automne désormais inscrit en moi l’écho / De tant d’hivers passés que mon âme y frissonne ... Mornes, désabusé, lentement je m’amuseÀ froisser sous mes pas l’automne en sa jonchée,Et le tapis d’or brun qui bruit sous mes semellesD’un antique refrain chante la ritournelle. Ainsi, jadis, confiant en l’aurore nouvelle,J
Un étranger devant la ville

Un étranger devant la ville

Du fond de mon bateau je peux apercevoirCes murs où mes lambeaux de passé se cramponnentEt me font signe. Hivers, printemps, étés, automnes…Le diadème de pierre étend loin son pouvoir. Sur la place, là-bas, une noce résonne.Je ne franchirai pas la porte avant le soir,Quand le jour rangera ses éclats de miroirs,Quand le gris du pavé n’
Un truc qui se balance

Un truc qui se balance

Je vois un truc qui se balanceQuand il passe à poil près de moiSon jésus bouffi d’indécenceS’agite et prend un air sournois Il me poursuit il est immenseJ’oublie et le jour et le moisMon souffle court dans le silenceJe me change en laie aux abois Lors se déchaîne la violenceDans les ravines du sous-boisJ’aime le mordant de la lance Pu
Fille des quatre saisons

Fille des quatre saisons

à mon amour... Ils sont passé comme de l’eau,Comme du sable dans nos mainsCes trente années, t’en souvient-il ?Notre belle ardeur juvénile… Et me voici, navire à quai,Sans plus la force de souquer,Mes voiles aux vents, délacées,Battues, dans l’aube, effacées. Il n’est plus pour moi de grand large,La maladie seule, où j’émarge,
Coquillage d'argile

Coquillage d'argile

C’est un violon futur qui pleure à l’intérieurCombien d’arbres fauchés priant en cathédraleEt lointaines lorgnant vers le lac les étoilesOù l’on voit le limon se troubler de frayeur Mais au tranchant des jours une dent s’intercaleComme au commencement une autre fois ailleursDilapide ton sang et chois oiseau railleurPour rallier sous
La tentatrice

La tentatrice

Ce salaud-là me fait reprocheDe mes dessous affriolantsMais il suffit que je m’approchePour le trouver plus conciliant Il fait mine d’avoir à faireQuand j’erre en slip dans son bureauMais mes collines lactifèresLe font bander comme un taureau Le fourbe se désintéresseDe mes efforts d’aérobicMais dès que j’écarte les fessesIl sursa
Le poète s’est enfui

Le poète s’est enfui

Le corps assoiffé de sommeilAu crépuscule je chevaucheUne lune pâle à main gaucheA main droite un pâle soleil Brave monture un peu bancrocheTon œil est tenu en éveilPar la mer en simple appareilBrossant sa crinière de roche Sur ce grand clavier de bazarDans l’ombre un sabot s’aventureEt frappe une note au hasard Suscitant l’émoi mini
Ton connin m’est archiconnu

Ton connin m’est archiconnu

Ton connin m’est archiconnuJ’aime ses plis et ses méandresJ’aime le pétrir, le pourfendreEn brouter le bouton charnu Si le contact est maintenuTon connin va bientôt répandreUn jus au parfum de coriandrePoissant ton bocage chenu Je savoure ce contenuJusqu’à la plus petite goutteTon connin, serviable, en rajouteUn gorgeon ample et bienve
Le portefaix

Le portefaix

... Je suis cet ouvrier obstiné de son geste, / Ce portefaix qui pousse un peu plus loin sa vie ... Je m’en vais entreprendre un poème nouveau.Nouveau, est-ce le mot quand j’ai le cœur ancien ?Quand mon âme à l’encan trousse sa ritournelleEt mille fois convoque une rime éternelle ? Pourquoi donc cet écho, toujours, se renouvelleEntre m
De l'autre côté de nous

De l'autre côté de nous

Ni la brume, ni le chant, ni la planteQui matin s’étire et se met debout,Ni les océans à l’ample bagout,Ni le ciel rompant aux ronces sa mante, Ni cette marmite où le printemps boutSemant sous mes pas des feuilles de menthe,Ni mon sac même qu’un lièvre ensanglanteNe servent de rien. J’ai le cœur à bout. Suis-je aveugle ? Sourd ? San
Je me prélasse au bord de tes lèvres de soie

Je me prélasse au bord de tes lèvres de soie

Je me prélasse au bord de tes lèvres de soieToi tu frémis un peu, voudrais te ressaisirMais tes regards se noient Je me prélasse au bord de tes lèvres de soieSoudain je plonge au vif en quête de plaisirEt de turpide joie Je me prélasse au bord de tes lèvres de soieJe te veux chienne aux pieds du luxurieux vizirQue tu crains et vouvoies Je m
Prends mon cœur en ta main

Prends mon cœur en ta main

Prends mon cœur en ta main ainsi qu’un front brûlant,Et la ventrée de mots échappés de ma boucheGiclera jusqu’à toi, telle la mer faroucheVers l’ombre de la lune – ah ! le suprême élan Des retrouvailles ! Le ronron lointain des mouchesOu le filandre errant sur l’échine du ventNe sont guère plus doux que mes soupirs rêvantQue to
En l’humble reposoir

En l’humble reposoir

... Et mon luth constellé n’est pas un soleil noir, / Héritier sans mémoire ... 1. J’ai ordonné, un peu, les choses alentour,Certes, je n’aime pas les règles et les lois,Il me faut du chambard, de la dissolutionEt des feuilles perdues, volantes, retrouvées. Ainsi pages d’un arbre aux branches soulevéesBruissent dans leur accord d’u
On baise

On baise

A la bonne heure on baise on baisePlus la moindre angoisse ne pèseSur les deux dos de l’animalPlus de lézard aucun malaise Alleluia mon Eve on baiseOn va refaire la genèseSe ressourcer au fruit du malEt du péché à Dieu ne plaise Tout est bien pardonné les cris les crises sordides Les silences plus froids que des couteaux dans le bide Parto
Les desseins du messin

Les desseins du messin

... Il décime des cimes décidé, mais si, / Mais mes six pieds, merci, terminent ce récit ... Car la camarde rit sans camaraderie Où la Camargue irrigue, intrigue en marge et riz. Ainsi nait l’égérie légère en Algérie, Rizières sont délits aux lits de ces chéries. Peuchère on est marri de ces rimes peu chères, Aux chaires aguerries
Remparts

Remparts

Remparts, illustres murs, ô mers transfigurées !Et vous, jours meurtris sur les pierres d’avant-nuit,Vos ciels pesants d’argile et de sable recuitTendus vers des perspectives immaculées. O ! Champs heureux, la route a déchiré depuisTes portes, ma cité. Ce matin tu es néeSous un autre visage aux couleurs burinées,Et l’ombre du soleil c
La fourche de ces eaux

La fourche de ces eaux

La fourche de ces eaux me compte les secondesCar je n’ai qu’une nuit pour vous dès le matinJe suivrai l’échassier vers ses étés lointainsIci au camp les voix sonnent grêles et rondes Dans mes bras reposés mes pâles intestinsMon œil rempli le jour de vols d’oiseaux il grondeUne anxiété qui croît et qui meurt comme une ondeDéjà l
" La Ballade de Gaspard" au Moulin Richard de Bas . 1.

" La Ballade de Gaspard" au Moulin Richard de Bas . 1.

www.richarddebas.fr . Création Richard de Bas. Modèle déposé Mon poème La ballade de Gaspard * a été imprimé sur du papier fait feuille à feuille à la main avec inclusion de fleurs et séché sur corde au Moulin Richard de Bas à Ambert d'Auvergne ( Musée historique du papier ) . Il est en vente sur place à la librairie du moulin ( ouve
Désir d’élégie

Désir d’élégie

... Le bonheur retrouvé d’enfances en aubade ... Egayes-toi, ma plume au tempo d’élégie,Je veux une rimoire sans mélancolie,C’est assez de la transe d’un esprit verbeuxQui dans un ciel d’été nous fait pleuvoir l’ennui. Ne pourrais-tu dépeindre, au soir, vers la minuit,Les doux ris et la fête et les cœurs amoureux,Et la langueur
Toi ou moi, ou n’importe quoi

Toi ou moi, ou n’importe quoi

Au jour emprisonné du fond de nos pupilles,L’iris du souvenir s’ouvre encore une foisEt l’eau retrouve l’eau perdue : on n’aperçoitPlus qu’un même miroir qui tout à coup scintille. Pour toujours dos à dos, noués, amis parfois –Qui suis-je sinon toi ? Ma joue ocre de filleSent si bon ! Sans pitié l’amour nous déshabilleEt nou
Le dos des cas phoniques

Le dos des cas phoniques

Arnold Schonberg, (1874 – 1951) Le regard rouge, autoportrait Des cas d’eau décadents, décade des cadeauxDes décas dodécaphoniques que nient, faux,Les marteaux des pianos préparés. Mis en CageJohn, jaune musicien, ainsi contemple haut-rhin. La musique m’amuse et ma muse s’y muse.Elle y monte et verdit, et j’en sais, baste, un bacQui
Aux oiseaux le sommeil en partage

Aux oiseaux le sommeil en partage

La forêt revêt une chasuble de mielChaque soir et son front corrompu se rallumeAstres hanaps dressés sur la table du cielAmphore voix des océans bavant d’écume Tintent des carillons tout au fond des regardsLa nuit éclate avec un fracas d’avalancheOn sarcle le jardin des murmures éparsDans l’âme de petits rouages bleus s’enclenchent
Comme rayon de lune

Comme rayon de lune

... Débiteur à jamais de ma propre infortune, / En entrelacs de mots je bâtis mausolée ... Je ne suis que ce lieu où l’absence perdure,Étranger à moi-même, y cherchant mes contours.Certes, je le connais ce corps en ses débours,Cette perte, céans, qu’est ma triste rature. Enchaîné sans espoir à cet amas de nœuds,En cette biologie f
MES LIVRES (IMAGES et LIENS)

MES LIVRES (IMAGES et LIENS)

Petite poussière est un recueil de nouvelles. C'est aussi le titre d'une nouvelle. " Au salon funéraire, parmi les photos des adultes décédés, une seule d'un enfant, celle d'Anna y figurait. T... L'adolescence est une étape commune à tous. C'est un chemin à la fois difficile et beau. C'est l'endroit des choix, des erreurs, des bonnes action
Fatalité

Fatalité

Soudain tu décides, non, c’est ton corps qui décide, ou bien quelque chose d’autre, ton esprit, tes hormones, tu ne sais pas. Mais c’est comme ça, c’est lui, c’est elle, animalement, le désir. Ça pourrait être quelqu’un d’autre, de mieux, de plus grand, de plus beau, de plus riche, de plus puissant, c’est toi aussi tel(le) que
Glissement

Glissement

... Pourquoi tendre ces mains que nul ne veut saisir ... Ça ripe, je le sens, tout s’en va de traversEt je me laisse aller, rétif, vers les envers,Sur le fil d’une lame ainsi le fil du boisEn l’âme d’un violon au rebours des émois. Puis ce rien qui parfois bascule en notre tête :On espère tantôt que tout cela s’arêteEt l’on s’
Cancer y gêne

Cancer y gêne

... Croupir ; / Sans rien ouïr / Comment mourir ? ... 1. Qu’enserre En serre Le Sancerre Quand cerf En serf Ne s’en sert ? Sans serre Quand erre Le cancer ? 2. Courir Où bien pourrir Mais sans souffrir ? Et sûr du pire Absent, sourire Sans maudire, Croupir ; Sans rien ouïr Comment mourir ? septembre 2015 Abonnez-vous ! Il ne vous en coût
D'un battement d'aile

D'un battement d'aile

... J'ai mis sur le papier l'élan de ses bras nus ... Dans un palais sévère, une reine aux pieds nus Dansait, vive, légère. Et mes songes menus, Parvenus à sa grève, hantés de sa métriqueLà, gambillaient sans trêve, enivrés de musique. C'était, en mon poème, ainsi l'onde ludique,Une stance bohême, en une ronde antique,Et mon verbe su
Au-delà de ce corps

Au-delà de ce corps

... Est-il une semence au cœur de mes remords, / Suis-je de ces échos qui peuplent l’infini ... Cela file, rumeur, aux fenêtres du train,Le monde ainsi n’est plus qu’en cet écoulement,Ne suis-je, en ce torrent, comme une particule,Qu’un fétu de matière emporté au néant ? Et qu’est ce qui me tient plutôt qu’épars, céans,Entier
Viens...

Viens...

"L'espoir est le commencement de toute chose." Viens dans mes nuits bleues Courir sur mon tapis de mots La vie s'enfuit au galop Laissant l'espoir heureux Viens dans mes nuits bleues Chasser le jour qui se lève Regarde au fond de mes rêves Mon âme crie le merveilleux...
Chétive silhouette

Chétive silhouette

... D’un verbe entraperçu, chétive silhouette, / En ce port désormais j’invente un havre, un môle ... Il est racine, en moi, ce séjour enfantin,Esquisse d’un sourire à l’abord de mes rimes.Etais-je heureux, alors ? Je ne le sais pas bien,Mille petits malheurs bornaient mon quotidien, Timide, gauche, tendre et si souvent déçu,Cachant
Amour et recueillement (poésie-peintures)

Amour et recueillement (poésie-peintures)

Bonjour. Voici mon livre chez Thélès (publié par Élzévir) - Amour et recueillement (poésie-peintures): http://www.theles.fr/livre/evelyne-patricia-lokrou_amour-et-recueillement#.VD3XH-fD http://www.editions-elzevir.fr/livre/evelyne-patricia-lokrou_amour-et-recueillement http://www.editions-elzevir.fr/catalogue/poesie?page=8 * Pour vous procur
Un petit coin de paradis

Un petit coin de paradis

Un petit coin de paradis Un petit coin de paradis Perdu dans un gros trou Qu’on ne pensait inscrit Comme tant de cailloux Un endroit assez tranquille Sans querelle de génération où viendrait les esquilles De tant de coquins bastions Un cul de sac de banlieue où bourgeois pavillons Viendraient trop curieux Y trancher ce cher saucisson Un point
Jeux d’ombres

Jeux d’ombres

... Dans les blondeurs d’été, de temps en contretemps ... Silhouettes, au loin, devant les contre-jours,Lumières en éclats où culmine midi,Sous le brûlant soleil se jouent des taches d’ombre.Ce garçon que son chien tire au bout d’une laisse ; La femme défleurie qu’un vain amour délaisse,Un vieillard échoué, perdu, le regard sombr
Et s'éveille le rêve...

Et s'éveille le rêve...

"Qu'est-ce qu'un poète ? Celui qui rêve et fait rêver." de Jean-Claude Lalanne-Cassou / On a tué Charles Perrault Dans l'éveil du rêve Les heures sont brèves Quand me prend la sérénité Ce sentiment d'éternité Me noie dans l'absence Et je perds mes sens Le silence doucement respire Dans les heures qui s'étirent Comment retenir la paix Q
Traversées

Traversées

Pourquoi toutes ces têtes d’Orphée dans les eaux noires du soleil ? Pourquoi ces débris de lyres et d’épaves ? Qui sont les érinyes qui poussent ces rêveurs vers l’au-delà ? De leurs rêves, de leurs chants, ne restent que des miettes pour les fleuves gourmands.
Calme drame

Calme drame

... Mais je trame, vaille que vaille, / Mon calme drame sans débat ... Ce que je pense, vil magma, Mon esprit le tire en sa limbe, C’est un fatras de cas, stigma, Où le sens, ici bas, regimbe. En ferai-je poème ou pas, Aux hiéroglyphes ressemblant ? Mon verbe songe à son trépas Sur sa tombe de vélin blanc. Car je me rendrai sans combat, Nu
Écrire

Écrire

Écrire Écrire pour ne rien dire Et s’entendre sourire Un peu comme le pire Et finir avec ses soupirs Écrire pour ses croyances Et ses idées à contenir Sans aucune offrande Ni aucun Dieu à bénir Écrire pour la souffrance Qu’on n’a pu exprimer Une forme de repentance De ce que l’on craint à crier Écrire pour toujours savoir Et ne pl
Le carillon du néant

Le carillon du néant

... Oh, certes, je m’emploie, ouvrier plein de zèle, / À fourbir le trousseau de ta rime obsolète ... Que sera mon prochain poème, en véritéN’ai-je tous mots écrits et décris tous mes maux,Quel codicille encore ou bien quel addendumAjouter au chevet d’un verbe impublié ? Muse, vieille matrone, à toujours me lierAux apartés songeurs
Conversations

Conversations

... Ainsi s’en va le train dans le désert des mots / De tout ce verbe creux, reflet d’une vie blême ... Il fait froid ce matin, la météo l’a dit Et j’ai pas mon pépin si jamais y a d’la pluie… Mais penses-tu, voyons, je n’ai pas mal au dos Je suis un baromètre en pieds ! Fait bon dodo ? Si j’ai pas mes cachets, c’est danse d
Latent d’être

Latent d’être

... Mais tant de ronds / Les tenteront ... Les tendrons Attendront, L’étendre, onze Ah, tendront. Mais tant de ronds Les tenteront Qui tente, en rond Les trente troncs ? Mais t’entêteront Tante, laideron Qui l’aideront ; Etant, tairont Latent, d’être on N’est un étron. juillet 2016 Abonnez-vous ! il ne vous en coûtera rien du tout, m
Autre saison

Autre saison

Ton nom est là, sur ma lèvre, toujours vivant,Poisson d’argent têtu qui va vers les cascadesEt jaillit hors de l’eau, et de l’oubli s’évade…Le mutilé croit bouger le bras comme avant. Des yeux restés tendus tels des biches fuyardes,De l’oiseau empêtré dans les filets du vent,Que sais-tu ? Pour traverser le gué, t'enlevant,Te pe
La louve

La louve

Celui qui s’est perdu tout seul dans les Carpates,Peut-être connut-il celle au manteau de loup,La rude créature aux sentiments jaloux,La belle sauvageonne allant à quatre pattes. Sa caresse est brutale ainsi qu’un coup de griffes,Et sa tanière a tout d’un fétide cachot,Mais en hiver on peut s’y blottir au plus chaudDe sa noire toison q
Paysage d'hiver

Paysage d'hiver

Il neige dans la cour de l’abattoirLe sang bout et fume et partout s’étaleNeige rouge sur la chair animaleEt bleuissant sur le fil du rasoir La blancheur s’embrase de sang cailléOù de noirs corbeaux se posent et boiventJe rentre ombre solitaire au villageLa nuit vient on ferme les poulaillers Dans le ciel obscur il neige toujoursTa fenêtr
Golia

Golia

Un petit moine de GoliaAima d’une tendresse infâmeUn soir à la brune une femmeSous un bouquet de magnolias Le père hégoumène à GoliaEut vent de l’effroyable crimeIl mit le coupable au régimeEt le punit et l’humilia Quant à la belle NataliaIl voulut en faire une sainteLa mignonne en tomba enceinteEt l’enfant les réconcilia Depuis ce
Sans ta beauté...

Sans ta beauté...

Sans ta beauté le monde entier n’est plus que cendres Sans tes lèvres je ne vois rien que les crocs noirsDe la mort qui tourne vers moi son front livide Sans tes yeux clairs toute lumière disparaîtToute voix meurt avant que de se faire entendreC’en est fini de l’univers on tire un trait Sans ton prénom mon prénom désigne le videNéant
La femme de l'empaleur

La femme de l'empaleur

La femme de l’empaleurVlad Țepeș roi des ValaquesLe roue de coups et de claquesQuand lui viennent ses chaleurs Vlad Țepeș roi des ValaquesSentant poindre le malheurSe fait tendre et cajoleurPour calmer cette maniaque La femme de l’empaleurMalgré tout passe à l’attaqueEt son rire démoniaqueFait s’enfuir le roi de peur Vlad Țepeș roi
Le souvenir du paradis

Le souvenir du paradis

Une nuit que j’étais plus pur de corps et d’âmeC’est si loin je te vis en rêve te dresserEt t’ouvrir ô ma fleur sans craindre le péchéUne nuit que j’étais plus pur de corps et d’âme Ne sachant rien alors des hommes ni des femmesJe vins à toi timide et me suis vu couchéDevinant tes sanglots sans bruit à mes côtésUne nuit que
À Marot

À Marot

Clément Marot, né à Cahors en 1496 et mort le 12 septembre 1544 à Turin ( paraphrase ) Plus ne suis ce que j’ai été,Mais certes, ne voudrait plus l’être,Triste printemps, et morne étéMe faites penser à des spectres. Amour que j’ai su mal connaîtreTu ne me fus qu’un songe creux,Hélas ! Si je pouvais renaître,Saurais-je enfin ouv
Sublime

Sublime

Le beau tableau qu’on a làTout en haut de notre cime,C’est l’heure où passent en basFemmes aux hanches sublimes. Approche-toi, frère humain,Viens au dessus de l’abîme,Aperçois sur le cheminFemmes aux cheveux sublimes. Penchons-nous sur le rebordPour voir, c’est bien légitime,Celles qui passent dehorsFemmes aux gorges sublimes. Mais
Femme fœtale

Femme fœtale

Femme fœtale et lubriqueLa mer Noire te retientPar le cordon qui expliqueTes caprices reptiliens Femme fœtale avaleuseDe flux rouge au goût de ferTes dents bercent scandaleusesLe chibre qui t’est offert Femme fœtale enrouléeDans le ventre du soleilJe bois la blanche couléeA tes parois de vermeil Femme fœtale ô je fuseMe répands entre tes
Décembre

Décembre

Vois comme il neige décembreA la vitre mon amourJe vais mettre une autre bucheEt réchauffer mes doigts gourds Dans le fauteuil près du poêleOn entend pleurer le ventEst-il plus que nous à plaindreJe me demande souvent Voudras-tu du thé encoreViens t’asseoir ici plus prèsPour me lire quelque chosePendant que tout disparaît Que j’aime ta