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le babel

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ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer

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Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l

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Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
le babel le babel
Articles : 467
Depuis : 03/12/2010

Articles à découvrir

Automne en dedans

Tu me prends comme tu nous changes Tu gonfles de tes chants mes bruits Tu me mors dans la brûlure des buissons Tu souris et n’en fais qu’à ta saison Mes tuiles s’envolent en danseuses Brûlantes des étincelles dans ta voix C’est toi qui as mordu à pleines dents Les derniers feuillages, les premiers vents Une bouche éclate de rire mon t

Prévision du hasard

Ne t’inquiète pas,Dis adieu au fatrasUn jour on seraÀ la barre, guidant nos cargos gîtant, en haute montagne,Tout léchés par les vagues peignées avec soin au râteau.Là-bas, à l’appel des neiges, lancé sur quelques rameauxDes étoiles de mer fleurissent au bras de leurs compagnes. Oui, plus tard : c’est promis.Attends donc : je n’a

Premier de l'an

Eh, toi, la nuit ! la terre à peine pose ses valisesEt tes ombres les avalent comme des huîtres.Tu en craches les perles au ciel, ajoutéesAux postillons de tes grandes théoriesÔ nuit, on en fera des astres et des étoiles.Prends ton temps, vomis toutes ces toxinesCuites par le soleil et nos manigances,Chez nous, on appelle ça des galaxies,Ah

(Vous ne méritez pas de titre)

Les puits aux vœux sont remplis de ronces et d’ortiesRien de bon ni de mal n’en sera jamais sortiEst-ce pour ça que des jeunes font marche arrière Tels des arbres desséchés près du ruisseau,Sans rêve, préférant devenir des pierresQue de tremper leurs lèvres, boire notre eauTous on le sait bien, on nous a tant mentiQue tout ce qui parl

Un tube passe

Une planaire, hurlante, est sans doute coincée dans ma radio : Je l’entends, filet de voix dans la chair électromécanique. Le choix de la station dérape sur la lame en nerf d’ivoire : Le choc est tel que cet animal en couine, avec cet air idiot Des sourires argentés, fer mâché sous la dent de la rivoire. Ligne de ciel cliquetant ses têt

Donne

Donne-moi de cueillirdeux brassées de ta viepour en faire un tapisoù je puisse dormir Donne-moi de goûterau silence des fleursqui jaillissent voûtéesmême sous la chaleur deviens un souvenirretenu arc-boutéau-dessus de mes peurs laisse-moi redouterd’arriver au bonheurde te savoir ici.
Vue à travers novembre

Vue à travers novembre

Bruits à nouveau anodins, jalons de quotidiens, souvent solitaires dans la montée, maintenant que les lampions se sont éteints, que les maisons d’été ont volets clos. Les hommes regardent d’où ça souffle. Les chiens aimeraient de la boue. Le cimetière fait sa belle. Lui, en novembre il fleurit. Rien ne met plus en colère le marronnier

Ultima necat

Tu te poses tranquille dans mes bras quand je dors Je m’éveille surpris de te voir déjà dans tes atours De nuit ou de jour, tu fais de chaque heure ton aube Plus je te fuis, moins je bouge, ou me dérobe Aux lancettes de feu et de glace ouvrant ton jour Comme un trois-mâts forçant pour accoster au port Je deviens ton île privée, tout témo

Estival retour

Des rues clignotantes de fleurs Gribouillis électriques Safranés, brûlés, ivoires gaufrés et cœurs De hurlements magnétiques Vomi d’un ciel épais, lourd de grêle et de peurs, Orage dit dramatique Juillet est annoncé, brutal, sans déviations inutiles Légion frappant le pas Rangez les fantaisies Qui ne sont pas sur la liste Voilà l’

Encore des poses d'automne

La nostalgie a le cœur trop sépia pour ne pas être une feuille morte. L’hiver est un mur blanchi où s’étalent les poncifs rendus obligatoires Par le ministère des Cultivés, conditionnés en bocaux d’eaux fortes Mais sans vie qui ne se replie qu'en zone sûre, autour des braseros des foires D’hiver, et de ses cantiques, immuables, tra