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le babel

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ou bien ces pages parlent pour moi, ou bien je dois recommencer

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Vitrine d'un atelier de textures - l e b A b e l

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Nos vies ont gardé de belles formes : Il faut le dire.
le babel le babel
Articles : 522
Depuis : 03/12/2010

Articles à découvrir

Nom d'une forêt

(lecture à voix haute recommandée) Les oiseaux, leurs rires et jacasseries, leur envol feutré, Les branches qui craquent, qui bruissent, qui cèdent, L’eau dégouttée de la ramure, peu à peu, rigole en torrent, Les froissements du tapis de feuilles brisées, sur mousse Les clappements de tout ce qui mange, fouille, ronge, creuse. Rien de cel

À mi-chemin du registre

Alors — ainsi, donc —, quelqu’un est en vie. Pour d’aucuns, ce ne sera jamais n’importe qui. Cet espèce d’ego ergo sum, mais de genre humain. Après, que des rideaux, catafalques, bougies, fleurs, Que des discours, des cartes, et que dalle, son soir venu. Parfois tragédie, tantôt dommage, souvent c’est la vie Alors on traîne une c

Gogyōka à la naissance de l’automne

En tenue de nuit, un huissier déplie les portes-psyché des collines; Un premier bruit de travail répond. Sous nos yeux, la théorie des choses se lève, en confuses vapeurs; Dans le silence, meugle la traite. Flaques d’eau comme autant de miroirs tambours en peau tendue; Un à un les moteurs vont au travail. Les reflets s’apprêtent à réfl
Carte postale collective

Carte postale collective

Veuillez svp agrandir en cliquant sur cette image déformée par ce blogue pour la voir correctement. Merci.

Années décompte, maison et passe

(Pour l’anniversaire de B., ou pour le gui de l’an neuf) Tiens, regarde, ne serait-ce pas le temps qui passe ? Trop tard, il est sorti vite ; déjà il a été avalé par la foule : Il est un des rares, je crois, à éviter la moindre impasse. Dis-moi, si toutes ces années maintenant te lassent ? Donc, maintenant, on devrait compter comme à r

Côte à côte une nuit d'été

Mâle peine Couloir salamandre Mâle Blessure Une double plainte Viril effort Vouivre sur le parquet Mal me peine Lézarde le vernis Tort m’ennuie Écarte le surplis Malle souffrance Célèbre le surpris Coffre de douleur Chair à vif par Mal penné L’envers du masque Mauvais envol À sourire à venir Mal emporte Visible et cachée Pêne et gâ

Subarashī gogyōka : les suds

Au sud de l’Occident, Un ciel avide de pluie, de douche, d’eau sur la peau tannée. Au sud de l’Orient, Le tulle ne suffit plus : mettre sous clef toute fraîcheur de lune. Au sud du Nord, La paresse s’enivre de velouté naturel, éventé à la brune. Le centre du sud Encore deux sud à découvrir pour dresser l’inventaire de l’été. U

Faute de grives, on a FaceBook

Les jours se suivent et ressemblent à la mode. Noyer en urgence sous un flot d’images et de sons A remplacé le lent travail d’affinage des souvenirs, À peler comme des oranges, pour que leur fumet Monte des peaux posées sur le bord du poêle brûlant, Le goût d’agrumes entoure peu à peu tous et chacun, Qui l’aime le garde bien au chau

Gogyōka en congé

Chacun cherche n’importe loi pour garantir sa place au soleil Les murs ont fabriqué le vent pour contraindre leur présence Les toits ont passé accord avec la pluie et l’ombre : ils paradent. L’eau roule des hanches, se trémousse, ceinte de la peur d’avoir soif Libre, l’orage, hurlant, riant, éclatant, abat nos forteresses des sables.

Gogyōka à la mi-été

Un soleil pour bec, une nuit pour plumage, un merle étrille l’aube Tantôt, rien ici ne pourra monter, verticale, impériale, la lumière se suffit Un trait d’ombre cerne toute prétention du mitant à l’encre de Chine Les ombres grandissent fors les heures, quand le jour peine à les contenir Jour et nuit, bec et chant, saisons mortes et vi