J’attends des nouvelles des fées, mais le vent même, ici, s’est tu, les braises se sont étouffées sous l’hiver et ses crocs pointus. grand-père savait des histoires sur toutes les bêtes des champs, et je faisais semblant de croire que le monde n’est pas méchant. désormais que le bon vieux sieste sans fin au pays sans soleil, qui s
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É
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04/12/2017
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Maria ciurdea steurer (1878-1967)
Lisa les aime nuls au lit tout rougissants tout ramollis petits en dépit de la panse adipeuse qui les devance c’est ainsi que lisa les veut bavant d’amour dans ses cheveux et roulant des yeux psychopathes tandis que leurs pataudes pattes partout promènent leur moiteur dans ses jeans et sous son sweater elle se fout des lovelace les don juan l
Pose-toi, ma peau, sur l’étroite prairie ceinturant le gouffre aux mille féeries ! penche-toi, ma hanche ! etreignons par le flanc l’éminence où dort le coquillage blanc ! gorge-toi, ma gorge, aux chaudes résurgences des torrents secrets qui rendent la jouvence ! couche-toi, ma bouche, et traque le matin parmi ces bosquets et ces monts pal
Ce corps où tu rôdes, souffrance, je m’en déferais volontiers pour renaître dans le silence d’un sentier d’herbe forestier. pour quel motif, par quel mystère dieu fit-il ce vase de sang si laid, lourd et rudimentaire, quand l’esprit, lui, incandescent, plus léger qu’un bouton de rose, tournoie avec les papillons plus haut que la ter
Je me suis fait une tisane avec tes jus ma courtisane et j’ai trempé pour y goûter la langue au sein de ta beauté toi tu mordais avec ivresse au sucré-salé de mes fesses et rongeais dure comme un os ma corne de rhinocéros que reste-t-il sans cette envie de croquer à même la vie ce feu voulant que nous fassions bonne chère et dévoration
Cecilia cuţescu-storck (1879-1969)
Ma jeunesse s’est envolée telle une oiselette affolée ; elle ôta le rouge incarnat de ma joue et la profana. où sont mes étés de lumière, de pluie et de roses trémières ? que fais-je, seule, survivant a ces bonheurs d’auparavant ? les fleurs, oh ! même les plus belles ne me font plus courir vers elles ; les fruits dont je me régalais
Ta féminité m’indiffère ce soir je vise un autre but j’aspire enfin à satisfaire ma soif d’outrages et d’abus je pousse un pouce auquel on cède pouce après pouce de terrain regarde-moi quand je possède l’antre qui mène entre ces reins c’est là que débouche le pire c’est de l’humain le noir aveu l’antipode de son sourire
Cathédrales d’argent aux coupoles brillant de gel, loin dessus les vivants et le crépuscule anthracite les chimères en chasse accourent à travers le ciel. et nous, pris de sommeil, brisés d’efforts qui nous agitent, nous, vaincus, frissonnant, au fond des lits nous nous faisons le corps en chien de fusil et l’âme toute petite. qui d’e
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