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La Poésie

La poésie est un moyen pour certains de se libérer d'un poids mais malheureusement peu de gens s'y intéresse. C'est grâce à tous ceux qui intéresse à la poésie qui la font vivre Nous avons aussi un page Facebook pour plus de visibilité.

Tags associés : poesie, citation, grand auteur

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464 posts

05/11/2018

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Articles récents de cette communauté

Alfred DE MUSSET (1810 - 1857) - Poésies complètes, 1840

Alfred DE MUSSET (1810 - 1857) - Poésies complètes, 1840

AU LECTEUR DES DEUX VOLUMES DE VERS DE L'AUTEUR Ce livre est toute ma jeunesse ; Je l'ai fait sans presque y songer. Il y paraît, je le confesse, Et j'aurais pu le corriger. Mais quand l'homme change sans cesse, Au passé pourquoi rien changer ? Va-t'en pauvre oiseau passager ; Que Dieu te mène à ton adresse ! Qui que tu sois, qui me liras, Lis-
Théophile GAUTIER (1811 - 1872) - Emaux et camées, 1852

Théophile GAUTIER (1811 - 1872) - Emaux et camées, 1852

PREFACE Pendant les guerres de l'empire, Goethe, au bruit du canon brutal, Fit le Divan occidental Fraîche oasis où l'art respire. Pour Nisami quittant Shakespeare, Il se parfuma de çantal, Et sur un mètre oriental Nota le chant qu'Hudhud soupire. Comme Goethe sur son divan A Weimar s'isolait des choses Et d'Hafiz effeuillait les roses, Sans pr
Philotée O'NEDDY (1811 - 1875) - Feu et flamme, 1833

Philotée O'NEDDY (1811 - 1875) - Feu et flamme, 1833

NUIT SECONDE III Oh ! si , comme une fée amante de la brise, La MORT sur un nuage avec mollesse assise, Descendant jusqu'à moi du haut de l'horizon, Venait pour piédestal élire ce balcon !... Mon oeil s'arrêterait ardent sur son oeil vide, Je l'emprisonnerais dans une étreinte avide, Et, le sang tout en feu, j'oserais apposer Sur sa bouche de
Gérard de NERVAL (1808 - 1855) - Odelettes, 1852

Gérard de NERVAL (1808 - 1855) - Odelettes, 1852

UNE ALLEE du LUXEMBOURG Elle a passé, la jeune fille Vive et preste comme un oiseau : A la main une fleur qui brille, A la bouche un refrain nouveau. C'est peut-être la seule au monde Dont le coeur au mien répondrait, Qui venant dans ma nuit profonde D'un seul regard l'éclaircirait ! Mais non, - ma jeunesse est finie... Adieu, doux rayon qui m'
Henri FONTAINAS (1865 - 1948) - Parnasse de la Jeune Belgique

Henri FONTAINAS (1865 - 1948) - Parnasse de la Jeune Belgique

LA JOCONDE Parmi l'écroulement des grandeurs séculaires, Des espoirs teints de sang, de magie et d'orgueil, Des langueurs de remords sans motif et de deuil Baignent, Mona Lisa, tes yeux crépusculaires. Et parfois un éclair de sensualité Très doux vient allumer tes pensives prunelles, Et les âpres désirs des voluptés charnelles Glissent dan
René CHAR (1907 - 1988) - Recherche de la base et du sommet, 1955

René CHAR (1907 - 1988) - Recherche de la base et du sommet, 1955

PARIS SANS ISSUE Rue de Sèvres, Une porte cochère avant le magasin Le Tournis, Midi, et l'été Sur l'asphalte suspend tous les élans. Une jeune femme, La ligne d'ombre de sa jupe nue Est complice de son corps charmant, Poursuit un rêve éveillé, Assise à même la pierre du seuil. Je la nomme Liseuse aux douze pavots blancs, Méridienne, Enco
Philippe JACCOTTET (1925 - ) - Poésies, 1945 - 1967

Philippe JACCOTTET (1925 - ) - Poésies, 1945 - 1967

Leçons (1966 - 1967) Autrefois moi l'effrayé, l'ignorant, vivant à peine, me couvrant d'images les yeux, j'ai prétendu guider mourants et morts. Moi, poète abrité, épargné, souffrant à peine, j'osais tracer des routes dans le gouffre. A présent, lampe soufflée, main plus errante, tremblante, je recommence lentement dans l'air.
SAINT-JOHN PERSE (1887-1975) - Amers, 1957

SAINT-JOHN PERSE (1887-1975) - Amers, 1957

AMERS IV (extrait) "Avec nos pierres étincelantes et nos joyaux de nuit, seules et mi-nues dans nos vêtements de fête, nous nous sommes avancées jusqu'aux corniches blanches sur la mer. Là terrestres, tirant La vigne extrême de nos songes jusqu'à ce point sensible de rupture, nous nous sommes accou- dées au marbre sombre de la mer, comme à
Isidore DUCASSE - Comte de Lautréamont dit.. (1846 - 1870) - Les Chants de Maldoror, 1869

Isidore DUCASSE - Comte de Lautréamont dit.. (1846 - 1870) - Les Chants de Maldoror, 1869

CHANT QUATRIEME (extrait) C'est un homme ou une pierre ou un arbre qui va commencer le quatrième chant. Quand le pied glisse sur une grenouille, l'on sent une sensation de dégoût ; mais quand on effleure, à peine, le corps humain, avec la main, la peau des doigts se fend, comme les écailles d'un bloc de mica qu'on brise à coups de marteau ; e
Paul-Jean TOULET (1867 - 1920) - Les Contrerimes

Paul-Jean TOULET (1867 - 1920) - Les Contrerimes

ROMANCES SANS MUSIQUE II Le Tremble est blanc Le temps irrévocable a fui. L'heure s'achève. Mais toi, quand tu reviens, et traverses mon rêve, Tes bras sont plus frais que le jour qui se lève, Tes yeux plus clairs. A travers le passé ma mémoire t'embrasse. Te voici. Tu descends en courant la terrasse Odorante, et tes faibles pas s'embarrassen
Charles VAN LEBERGHE (1861 - 1907) - Poèmes posthumes, 1923

Charles VAN LEBERGHE (1861 - 1907) - Poèmes posthumes, 1923

AU BOIS DORMANT Un peu de jour, un peu d'amour, Un peu de soleil, comme en rêve, Et son front et ces lys autour, C'était chose fragile et brève. Mais c'était si doux à souffrir Parmi ces eaux, ces fleurs, ces palmes, Qu'elle n'en pouvait pas mourir ; Alors elle a clos ses yeux calmes. Elle s'est endormie au fond De mon coeur, sur ses mains tra
Pierre LOUYS (1870 - 1925) - Les chansons de Bilitis (1894)

Pierre LOUYS (1870 - 1925) - Les chansons de Bilitis (1894)

LA PLUIE La pluie fine a mouillé toutes choses, très doucement, et en silence. Il pleut encore un peu. Je vais sortir sous les arbres. Pieds nus pour ne pas tacher mes chaussures. La pluie au printemps est délicieuse. Les branches char- gées de fleurs mouillées ont un parfum qui m'étourdit. On voit briller au soleil la peau délicate des éco
Edouard DUJARDIN (1861 - 1949) - Pièces anciennes, 1913

Edouard DUJARDIN (1861 - 1949) - Pièces anciennes, 1913

HOMMAGE A MALLARME Dans la barque, au ras des eaux, qui s'assoupit, La voile large tendue parmi l'espace et blanche, Tandis que le jour décroît, que le soir penche, Le bon nocher vogue sur le fleuve indéfini. A pleine voile, aussi, le soir, l'idée luit, Au dessus de la vie et du tourbillon et de l'avalanche, Blanche en un encadrement de sombres
Maurice ROLLINAT (1846 - 1903) - Les Névroses, 1883

Maurice ROLLINAT (1846 - 1903) - Les Névroses, 1883

LE FOU Je rêve d'un pays rouge et suant le carnage, Hérissé d'arbres verts en forme d'éteignoir, Des calvaires autour, et dans le voisinage Un étang où pivote un horrible entonnoir. Farouche et raffolant des donjons moyen âge, J'irais m'ensevelir au fond d'un vieux manoir : Comme je humerais le mystère qui nage Entre de vastes murs tendus d
Théodore de BANVILLE (1823 - 1891) - Les Cariatides, 1864

Théodore de BANVILLE (1823 - 1891) - Les Cariatides, 1864

CONSEIL Eh bien ! mêle ta vie à la verte forêt, Escalade la roche aux nobles altitudes. Respire, et libre enfin des vieilles servitudes, Fuis les regrets amers que ton coeur savourait. Dès l'heure éblouissante où le matin paraît Marche au hasard ; gravis les sentiers les plus rudes, Va devant toi, baisé par l'air des solitudes, Comme une bi
Jean MOREAS (1856 - 1910) - Les Stances, 1899

Jean MOREAS (1856 - 1910) - Les Stances, 1899

Que je suis las de toi, Paris, et de l'automne ! Que je languis souvent De voir le champ qui ploie et la mer qui moutonne Au souffle d'un bon vent ! Mais quel philtre jamais, Paris, de quelle sorte, Me vaudra ta rancoeur ? Ô novembre, tu sais que c'est ta feuille morte Qui parfume mon coeur.
Léon VALADE (1841 - 1884) - A mi-côte, 1874

Léon VALADE (1841 - 1884) - A mi-côte, 1874

NUIT DE PARIS Le ciel des nuits d'été fait à Paris dormant Un dais de velours bleu piqué de blanches nues, Et les aspects nouveaux des ruelles connues Flottent dans un magique et pâle enchantement. L'angle, plus effilé, des noires avenues Invite le regard, lointain vague et charmant. Les derniers Philistins, qui marchent pesamment, Ont fait t
Pierre LOUYS (1870 - 1925) - Les chansons de Bilitis (1894)

Pierre LOUYS (1870 - 1925) - Les chansons de Bilitis (1894)

Pervigilium Mortis IV (multo post addit poeta) Laissez-vous assombrir, fleur noire, courbes d'urne, Long corps fluide et sauf des brumes du Léthé. Disparaissez du soir dans l'univers nocturne. La couleur qui s'éteint remonte à la clarté. Libre des dieux, une onde éternelle peut naître Où murmurent les jours qui murmurent : "J'aimais", Si le
René CHAR (1907 - 1988) - Seuls demeurent (1938 - 1944)

René CHAR (1907 - 1988) - Seuls demeurent (1938 - 1944)

CONGE AU VENT A flanc de coteau du village bivouaquent des champs fournis de mimosas. A l'époque de la cueil- lette, il arrive que, loin de leur endroit, on fasse la rencontre extrêmement odorante d'une fille dont les bras se sont occupés durant la journée aux fragiles branches. Pareille à une lampe dont l'auréole de clarté serait de parfum,
Robert DESNOS (1900 - 1945) - Destinée arbitraire, 1944-1963

Robert DESNOS (1900 - 1945) - Destinée arbitraire, 1944-1963

LE MIROIR ET LE MONDE Chaque jour de ses dents aiguës Le temps déchire un peu le tain De ce miroir et restitue A l'espace un nouveau butin La lèpre marque le visage Et masque un regard qui s'éteint Las et las de se reconnaître Chaque soir et chaque matin Le paysage apparaissant Avec son ciel et son lointain Libère un reflet et invite Narcisse
Yves BONNEFOY (1923 - 2016) - Hier régnant désert, 1958

Yves BONNEFOY (1923 - 2016) - Hier régnant désert, 1958

LE CHANT DE SAUVEGARDE (extrait) Que l'oiseau se déchire en sables, disais-tu, Qu'il soit, haut dans son ciel de l'aube, notre rive. Mais lui, le naufragé de la voûte chantante, Pleurant déjà tombait dans l'argile des morts.
Guillaume APOLLINAIRE - Alcools, 1969

Guillaume APOLLINAIRE - Alcools, 1969

AUTOMNE Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux Et son boeuf lentement dans le brouillard d'automne Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux Et s'en allant là-bas le paysan chantonne Une chanson d'amour et d'infidélité Qui parle d'une bague et d'un coeur que l'on brise Oh ! l'automne a fait mourir l'été Dans le brouillard s'en vont d
Jean ROUSSELOT (1913 - 2004) - Poésie

Jean ROUSSELOT (1913 - 2004) - Poésie

Les pommes de lune Entre Mars et Jupiter Flottait une banderole Messieurs Mesdames Faites des affaires Grande vente réclame De pommes de terre Un cosmonaute qui passait par là Fut tellement surpris qu'il s'arrêta Et voulut mettre pied à terre Mais pas de terre en ce coin là Et de pommes de terre Pas l'ombre d'une C'est une blague sans doute Di
Yves BONNEFOY (1923 - 2016) - Pierre écrite, 1965

Yves BONNEFOY (1923 - 2016) - Pierre écrite, 1965

LA LUMIERE DU SOIR Le soir, Ces oiseaux qui se parlent, indéfinis, Qui se mordent, lumière. La main qui a bougé sur le flanc désert. Nous sommes immobiles depuis longtemps. Nous parlons bas. Et le temps reste autour de nous comme des flaques de couleur.
René CHAR (1907 - 1988) - Eloge d'une soupçonnée, 1973-1987 - Chants de la Balandrane

René CHAR (1907 - 1988) - Eloge d'une soupçonnée, 1973-1987 - Chants de la Balandrane

VIRTUOSE SECHERESSE Dans le baiser du vin, bois le corps du vinaigre. Tard il se sut : science atteint sa cime Il cessa de rêver. Larmes et rires sont fossiles. Trois fois rien de changer beaucoup d'or en acier Avant de se mouvoir mensonge de fumée, Tandis que s'accotant monte l'enniaisement. Chaos n'enseigne pas au chaos l'homme entier ! Il rest
André BRETON (1896 - 1966) - Clair de Terre, 1923

André BRETON (1896 - 1966) - Clair de Terre, 1923

TOUT PARADIS N'EST PAS PERDU Le coqs de roche passent dans le cristal Ils défendent la rosée à coups de crête Alors la devise charmante de l'éclair Descend sur la bannière des ruines Le sable n'est plus qu'une horloge phosphorescente Qui dit minuit Par les bras d'une femme oubliée Point de refuge tournant dans la campagne Dressée aux approc
Louis ARAGON (1897 - 1982) - Les destinées de la poésie

Louis ARAGON (1897 - 1982) - Les destinées de la poésie

LA NAISSANCE DU PRINTEMPS AVRIL renaît Voici ses rubans et ses flammes Ses mille petits cris ses gentils pépiements Ses bigoudis ses fleurs ses hommes et ses femmes je lui fais de ses couleurs tous mes compliments Dieu que de baisers fous sur l'appui des fenêtres Nous n'avons pas fini de compter les baisers il y a des semaines entières sous les
Antonin ARTAUD (1896 - 1948) - L'Ombilic des limbes, 1925

Antonin ARTAUD (1896 - 1948) - L'Ombilic des limbes, 1925

L'ARBRE Cet arbre et son frémissement, forêt sombre d'appels, de cris, mange le coeur obscur de la nuit. Vinaigre et lait, le ciel, la mer, la masse épaisse du firmament, tout conspire à ce tremblement qui gîte au coeur épais de l'ombre. Un coeur qui crève, un astre dur qui se dédouble et fuse au ciel, le ciel limpide qui se fend à l'appel
Guy GOFFETTE (1947 - ) - Le pêcheur d'eau, 1995

Guy GOFFETTE (1947 - ) - Le pêcheur d'eau, 1995

DIMANCHE DE POISSONS Et puis un jour vient encore, un autre jour, allonger la corde des jours perdus à reculer sans cesse devant la montagne des livres, des lettres ; un jour propre et net, ouvert comme un lit, un quai à l'heure des adieux - et le mouchoir qu'on tire est le même qu'hier, où les larmes ont séché - un lit de pierres, et c'est l
André VELTER (1945 - )  - Du Gange à Zanzibar, 1993

André VELTER (1945 - ) - Du Gange à Zanzibar, 1993

POETE Comme en passant Entre deux lames Au premier sang Sur le qui-vive Là pas de place Maigre vertu Se rit de toi L'exode est sûr Viens dans le noir Vient dans l'azur Ange perdu Avec une aile Qui bat l'éclair - Et je respire
Edouard GLISSANT (1928 - 2011) - La terre inquiète, 1954

Edouard GLISSANT (1928 - 2011) - La terre inquiète, 1954

(extrait) Vers la terre infinie, est-ce attente brisée de la racine un soir de grêle ? Ô ! d'être plus loin de vous que par exemple l'air n'est loin de la racine, je n'ai plus feuille ni sève, Mais je remonte les champs et les orages qui sont routes du pays de la connaissance, Pures dans l'air de moi, et m'enhardissent d'oubli si vient la grê
Jean-Pierre COLOMBANI (1941 - ) - La sorte d'ombre, 1980

Jean-Pierre COLOMBANI (1941 - ) - La sorte d'ombre, 1980

(extrait) Je reste là tout seul avec le bruit des vagues Je vois de l'ombre dans les traces que j'ai laissées Le ciel me suit et met de l'ombre sur la sable Je suis moins seul que les limites de mon corps me l'ont fait croire Les empreintes de mes pieds nus sont pleines d'ombre Il me semble que c'est étrange
Abdelatif LAÂBI (1942 - ) - Fragments d'une génèse oubliée, 1998

Abdelatif LAÂBI (1942 - ) - Fragments d'une génèse oubliée, 1998

(extrait) Un coin frais derrière une porte sur un banc tout lieu est le lieu où viennent s'offrir à toi les prémonitions d'une vie que l'on a pas besoin de vivre pour en être rempli Qui aurait l'idée de t'enseigner de te convaincre toi qui a cessé de vouloir convaincre et ne parles que pour les reptiles facétieux de ta tête Qui pourrait t'
Richard ROGNET (1942 - ) - Recours à l'abandon, 1992

Richard ROGNET (1942 - ) - Recours à l'abandon, 1992

(extrait) Deux personnages, toi, moi, l'un étant l'autre, l'autre, l'un, le dieu impatient, le terrible, celui du feu dans la voix, de l'espace toujours brisé, le dieu de l'un, celui de l'autre, l'incertitude, la rupture, la danse dans la fièvre, le décor froid, le mur, ceux qui avancent, mon vertige, ceux qui tournent, ton visage, deux personn
Jean-Paul GUIBBERT (1942 - ) - Hermines, 1978

Jean-Paul GUIBBERT (1942 - ) - Hermines, 1978

(extrait) Plonger dans le regard (toujours la profondeur des yeux m'étonne) Déjà tu sais cette petite lèvre qui me brûle. Une infante posée dans sa forme parfaite, nue, droite Jouant, blessant les oiseaux et les fleurs ; Une buée de rose est sa parole. Je vieillirai sans vous connaître dans mon silence dévasté.
Le désir: "Les honnêtes gens" (...)

Le désir: "Les honnêtes gens" (...)

Les honnêtes gens ... M’ennuient ces braves gens Que les bons mots habitent Ces langues de serpent Aux propos hypocrites Salut comment tu vas!!! Comme tu vois bla bla!!! Excuses j’t'avais pas vu Répond’nt ces faux culs Critiquent pas les autres Tous ces bons apôtres Qui donneraient leur pain A des qui n’ont pas faim Avec leurs paroles ca
Werner LAMBERSY (1941 - ) - L'Horloge de Linné, 1999

Werner LAMBERSY (1941 - ) - L'Horloge de Linné, 1999

(extrait) Qu'un mystère sans réponse emplisse et imprègne ton chant Qu'il soit un vêtement chaud dans la sueur de ceux qui longtemps l'ont porté et qu'il parle du temps mais pas plus que les genêts Dont les cosses s'éparpillent au soleil comme des pétards de fête
Dominique GRANDMONT (1941 - ) - Immeubles, 1978

Dominique GRANDMONT (1941 - ) - Immeubles, 1978

IMMEUBLE I La nuit quand les bruits se font rares et que les couloirs se rajoutent aux couloirs, je sais que nous n'existons pas, je sais que tu ne reviendras pas, que demain ne revien- dra pas ou que le jour viendra et prendra tout à coup ta place (et je ne te reconnaîtrai pas, et l'instant s'écoulera sans penser à rien), lorsque tout à coup
Le désir: "La Fourmi" (...)

Le désir: "La Fourmi" (...)

> J-6 : La fourmi... Une fourmi de dix-huit mètres, Avec un chapeau sur la tête, Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Une fourmi traînant un char, Plein de pingouins et de canards, Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Une fourmi parlant français, Parlant latin et javanais, Ça n'existe pas, ça n'existe pas. Et pourquoi pas? Robert Desnos. Dessin
Le désir: Ma Pénélope (...)

Le désir: Ma Pénélope (...)

> J-7: Un poème de Paul Adam à lire 2 fois de préférence 🙄 (...) Ma Pénélope La première fois quand je l'ai vue, J'ai tout de suite remarqué son regard, J'en étais complètement hagard... Dans ce jardin du Luxembourg, Je me suis dit : il faut que je l'aborde, Pour voir si tous les deux on s'accorde... J'ai déposé mon baluchon, Alors
Pierre GARNIER (1928 - 2014) - Seconde géographie, 1959

Pierre GARNIER (1928 - 2014) - Seconde géographie, 1959

(extrait) Seuls quelques-uns le peuvent. Connaître la joie Par la route blanche de la misère. Solitaires Comme Dieu qui ne brise pas son silence ils voient Les formes fleurs des sens les barques leurs chaînes. Seuls quelques-uns le peuvent. Retenir ce fleuve Qui emporte les autres. S'y noyer parfois Pour revivre. Temps simultané ici et là. En
Le désir: "Ma lumière à vous" (...)

Le désir: "Ma lumière à vous" (...)

> J-8: Alma... Ma lumière à vous (...) Puis je vous écrire vous offrir Ma lumière Née par la musique Bien vivante dans mes mondes Si j'ose faire lâcher prise Des règles de rythmes de rimes de la poésie Je vous exprime ma fragilité Voudriez vous tourner les clefs En laissant une toute petite ouverture Et peut être naîtront des rayons J'e
Alain VEINSTEIN (1942 - ) - Une seule fois, un jour, 1989

Alain VEINSTEIN (1942 - ) - Une seule fois, un jour, 1989

(extrait) Tout près de toi. A combler la distance. Une vie d'efforts soustraite à l'éclat du jour. Depuis combien de temps n'ai-je vu le jour qu'à travers une phrase d'autrefois ? Aujourd'hui comme hier l'air que je respire est fomenté dans la nuit. Je suis cet homme dehors, tout à la nuit, confiant dans la force de ses bras, en danger de ne
Le Désir: Détresse (...)

Le Désir: Détresse (...)

Détresse Seigneur ! Je suis sans pain, sans rêve et sans demeure, Les hommes m’ont chassé parce que je suis nu, Et ces frères en vous ne m’ont pas reconnu Parce que je suis pâle et parce que je pleure. Je les aime pourtant comme c’était écrit Et j’ai connu par eux que la vie est amère, Puisqu’il n’est pas de femme qui veuille ê
Yves MARTIN (1933 - 1999) - Le marcheur, 1972

Yves MARTIN (1933 - 1999) - Le marcheur, 1972

(extrait) La pluie ne se pose pas encore sur n'importe quelle épaule. L'accordéoniste a tourné les cartes. L'aiguiseur de couteaux part avec la femme grondante. Il fait bon préparer le malaise sans faille. Bions de lait. Pianos mécaniques du matin. Les vélos frictionnent. Fleurs maboules. On salue au hasard. On se trompe de porte. Les premier
Jean-Jacques VITON (1933 - L'année du serpent, 1992

Jean-Jacques VITON (1933 - L'année du serpent, 1992

STAR SALEVOA le matin presque toujours il pleut sur les rues une bruine légère la heya est une écurie d'où surgissent les cris les râles les souffles lorsque les lutteurs s'entraînent dans l'odeur d'huile sucrée ils perfectionnent la maîtrise de soi la persévérance l'effort les géants se rincent la bouche recrachent l'eau éparpillent le
Lionel RAY (1935 - ) - Syllabes de sable, 1996

Lionel RAY (1935 - ) - Syllabes de sable, 1996

(extrait) Comme une maison de paroles, fable de pierres qui gravitent autour du coeur lentement et se dissout comme un fil d'ombre, Comme une musique mentale, une voix de sable qui s'éboule, comme un monde qui s'achève quand un autre commence, Le temps nous rêve et nous construit avec chiffres et alphabets, ses lois, ses cartes, ses quatre fleuv
Claude ESTEBAN (1935 - ) - Quelqu'un commence à parler dans une chambre, 1995

Claude ESTEBAN (1935 - ) - Quelqu'un commence à parler dans une chambre, 1995

(extrait) Il pleut très doucement dans un poème et la ville est couchée là tout près comme un bon chien, des choses passent et puis d'autres reviennent il y a des mots qui sont lourds de soleil et qui disent très bien la fourrure secrète d'une femme, et d'autres qui sont pleins de brume jusqu'au réveil il pleut si doucement que c'est peut-
Le désir: Le dernier désir (...)

Le désir: Le dernier désir (...)

LE DERNIER DÉSIR... Ange blond du sommeil qui visites les saints Et fais râler les forts sur ta gorge mordue, O Femme ! qui connais les sûrs poisons qui tuent Et le solaire orgueil d’incendier mes reins ; Toi qui sus dévouer sur de moelleux coussins Ta chair présomptueuse à ma chair morfondue, Lorsque je descendrai dans la nuit inconnue, Je
Jean PEROL (1938 - ) - Morale provisoire, 1978

Jean PEROL (1938 - ) - Morale provisoire, 1978

QUI DANS LEUR CHAIR S'INSCRIVENT Ceux qui prêtent l'oreille à la rumeur du soir contemplent le chuchot des bourgeons aveuglés et l'immobile orgueil du soleil venu choir loin des voix et des murs loin des vois et puis meurs loin des croix et des yeux sur la mer lisse et noire et se disent n'est-ce pas tout l'amour par la mort étranglé n'est-ce
Roger KOWALSKI (1938 - 1976) - L'oiseau, la miséricorde, 1976 (éd. Guy Chambelland)

Roger KOWALSKI (1938 - 1976) - L'oiseau, la miséricorde, 1976 (éd. Guy Chambelland)

(extrait) Tendre sueur où je baigne ma bouche, salive obscure, aucune mer, nulle pluie, ni le verre où tremble un vin noir. Robe, je veille ; en vous l'ombre, véridique, vague, ventre par notre nuit longuement soulevé ; caille, ma lourde où n'est point le vieil âge, terreuse, vivante. Les bêtes rêvent derrière la haie ; quant à moi, visag
Le Désir: Hélène (...)

Le Désir: Hélène (...)

HÉLÈNE... Ceux qui, pour t’avoir reconnue, Auront, jusqu’en songe, exalté Cette image jamais fondue De l’immarcescible beauté ; Ceux qui, d’une rive inconnue, Viendront pour vivre en sa clarté, Et demander à sa chair nue Le gage d’une éternité ; Dévots à sa blancheur de nacre Se diront rois, de par le sacre Qu’elle confère au
Louis ARAGON (1897 - 1982) - Les Adieux, 1997

Louis ARAGON (1897 - 1982) - Les Adieux, 1997

POEME DE NON-AMOUR Couples formés Par le hasard Leur est bizarre Le verbe aimer Amants d'un soir Dieu sait comment Pour un moment Venus s'asseoir Si peu de temps Le coeur en tremble A peine ensemble En se quittant Adieu se dire A demi-mot Déjà comme au Bord de dormir Enfant des nuits Ombres cruelles Dans les ruelles Passez sans bruit
René CHAR (1907 - 1988) - Loin de nos cendres, 1926- 1982

René CHAR (1907 - 1988) - Loin de nos cendres, 1926- 1982

BELLE-ALLIANCE Rapproche la marée de mes mains ; Le ciel gris au vert s'électrise, Les étoiles traîne-sanglot, Ces glisseuses ont voulu leur chance : Haute mer déroulant mon linge, Bas soleil habitant ma mort. Dans les airs au rouge abandon, Le neutre serait-il à l'aise, Ô soleil qui blanchis mon linge !
Le désir: "Avant qu'il n'y ait le monde" (...)

Le désir: "Avant qu'il n'y ait le monde" (...)

Avant qu'il n'y ait le monde... Si je fais mes cils charbonneux Et mes yeux de plus de lumière Et mes lèvres plus écarlates, Demandant à tous les miroirs Si tout est comme je veux Nulle vanité ! Je recherche Le visage qui fut le mien Avant qu'il n'y ait le monde Pourquoi me dire cruelle ? Pourquoi se croire trahi ? Je le veux aimant ce qui fut
Michel DEGUY (1930 - ) - Poèmes II, 1970 - 1980

Michel DEGUY (1930 - ) - Poèmes II, 1970 - 1980

QUI QUOI Il y a longtemps que tu n'existes pas Visage quelquefois célèbre et suffisant Comment je t'aime Je ne sais pas Depuis longtemps Je t'aime avec indifférence Je t'aime à haine Par omission par murmure par lâcheté Avec obstination Contre toute vraisemblance Je t'aime en te perdant pour perdre Ce moi qui refuse d'être des nôtres entra
Jean-Pierre FAYE (1925 - ) - Couleurs pliées, 1965

Jean-Pierre FAYE (1925 - ) - Couleurs pliées, 1965

Dévalant le noir par le noir roulant le cailloutis devant soi abaissant même la dimension au foyer le plus noirci du rond piétinant le point où l'on peut boire où l'on entre le chaud devient froid pour franchir le cercle d'incision écouter le creux au creux du tronc emportant la faim avec le son couché sur la meule de brindille écoutant sé