Raymond Lévy : biographie
Cet article parlera de Raymond Lévy, un chef d'entreprise et ingénieur (notamment de Renault) dévoué à son métier. C'est lui qui donnera à Renault sa réputation d'aujourd'hui.
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Raymond Lévy : son parcours jusqu'au sommet
Raymond Haïm Lévy est né le 28 juin 1927. C’est un ingénieur et un chef d’entreprise, il est le président de Renault. Pour en arriver là, Levy a commencé par l’école polytechnique en 1946 au lycée Jacques-Decour et il a obtenu un master en science à l’institut technique du Massachusetts en 1950. Il commence sa carrière en 1957 en tant que régie autonome des pétroles dans une entreprise pétrolière, il travaille ensuite dans les activités pétrolières ainsi que la recherche (ERAP). Il finit vice-président de cette entreprise de 1975 à 1980. L’année suivante, il travaille pour le groupe Usinor (compagnie française des aciers spéciaux), il est d’abord président-directeur général de 1982 à 1984 et à partir de là, il devient administrateur délégué sidérurgique jusqu’en 1986 d’une entreprise belge (Cockerill-Sambre). En décembre 1986, il est nommé président du groupe Renault par le ministre de l’Industrie Alain Madelin. C’est le meurtre de l’ancien président Georges Besse qui va le conduire à ce poste. L’entreprise Renault est en difficulté, la Renault 25 a du mal à se lancer et la réputation de la qualité automobile n’est pas très élogieuse, de plus nombreuses sont les dettes de Renault. Lévy va donc essayer de relancer l’entreprise en privilégiant une qualité plus importante et il crée ainsi un nouveau poste (directeur de la qualité). Ce poste repose sur les méthodes de grands maîtres japonais. Ce sont la qualité, les délais et les coûts qui seront privilégiés.
Raymond Lévy relance Renault
Raymond Lévy, contrairement aux anciens directeurs, ne se voile pas la face et il admet que la Renault 25 n’est pas fiable. Il fait part de ses réflexions dans la presse et cela fonctionne, puisque quelque temps après, il sort les Renault 19 et Clio. Ces modèles offrent une capacité de finition imposante. Ainsi, Renault s’ouvre sur les marchés d’Europe du Nord (Allemagne par exemple). Raymond Lévy décide de ne plus se risquer aux États-Unis à partir de 1987, avec l’American Motors et la Chrysler. Son but étant de rééquilibrer les finances, il diminue les dépenses de production. Grâce à cela, l’entreprise fait à nouveau du bénéfice dès 1987. Par la suite, Lévy tentera de racheter d’abord Skoda en 1992, puis Volvo en 1993, mais les deux opérations échoueront. Lévy part en retraite, mais il reste le conseiller municipal de Vaucresson de 2001 à 2008.
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