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Les Trois Grands Maîtres de l'Animation Japonaise

L'animation japonaise doit ses fondements à trois réalisateurs japonais Ôfuji Noburô, Murata Yasuji et Masaoka Kenzô. Cet article présente leurs œuvres et explique leurs rôles dans la naissance de l'animation japonaise.

Les trois réalisateurs fondamentaux de l’animation japonaise sont incontestablement Ôfuji Noburô, connu pour avoir réalisé la première animation japonaise d'ombres chinoises. La baleine, qui fut présenté en France en 1928 puis au festival de Cannes en 1953, pour lequel il sera alors colorisé. En 1956 son film "Le bateau fantôme" obtient le prix spécial du jury à la Mostra de Venise pour la qualité technique de ses réalisations et les innovations qu’il apporte au cinéma. Le second maître est Murata Yasuji avec deux petits chefs-d'oeuvre. Le premier, "Tarôbee chez les lutins" (1929) raconte l’histoire d’un bûcheron qui s'endort dans un tronc d'arbre et à son réveil, aperçoit des lutins jouant de la musique. Il se met alors à danser. Ceux-ci surpris par son talent, décident de le récompenser en lui enlevant la verrue qu'il a sur la joue gauche. Son voisin, qui lui, a une verrue sur la joue droite et à qui il raconte son histoire, va tenter sa chance. Etant un piètre danseur, il finira avec une seconde verrue. L'animation est construite en ombres chinoises, avec des papiers découpés et est impressionnante. En 1930 il réalise "Le singe Masamune". Dans ce film, un messager sauve la vie d'un singe des mains d'un chasseur qui pour le remercier lui offre un sabre magique. Non seulement l'animation est réussie, mais la mise en scène commence à prendre une réelle importance grâce à de très beaux mouvements cinématographiques. Enfin, celui que beaucoup considèrent comme le père de l'animation japonaise : Masaoka Kenzô. Ce dernier invente des structures nouvelles pour l'animation japonaise et est le premier réalisateur à produire un film sonore. Il est aussi celui qui utilisera très rapidement le cellulo à l'américaine plutôt que les techniques utilisées jusque-là. Au travers de films comme "L'araignée et la tulipe" (1943) ou bien "Féerie de Printemps" (1946), on se rend compte de ce qu'il a pu apporter, même si on peut ne pas être sensible à son imaginaire et son style souvent assez proche d'un Walt Disney.

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