« massacre noir » eau-forte, pointe sèche et burin, 40x30 cm œuvre : françois dupuis toujours notre contact avec ce qui fuit, dépérit et finit par s’annuler est une épreuve pour notre être de chair aussi bien que d’esprit. en réalité, placés comme le funambule qui progresse à chaque pas avec l’effroi que celui-ci soit le dernier,
jean-paul vialard
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jean-paul vialard
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11/01/2011
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
« variation autour de miranda » œuvre : andré maynet *** au début il n’y avait rien. sur ce point la plupart des existants étaient d’accord. mais les choses se compliquaient dès qu’il s’agissait de donner une forme à ce rien. les uns disaient que le rien était un absolu dont on ne pouvait même pas parler puisque émettre une parol
Still life giogio morandi source : tate *** nous ouvrons la fenêtre de notre maison et nous sommes rassurés de découvrir ce paysage familier qui est comme notre naturel prolongement. combien, parfois, nous sommes perdus au seul motif de notre exil en quelque coin de la terre qui ne nous tient que le langage confus auquel nous sommes insensibles.
Œuvre : eric migom « toi » *** quelle émotion de seulement prononcer cette syllabe, ce jet en direction de l’autre, cet unique son détourant un être et le portant au-devant de lui dans l’unique qu’il est. « toi », comme on dirait le poème du jour rassemblé en un seul mot. « toi », comme on énoncerait le monde, son étrange sphér
"sans titre", 1999, eau-forte, aquatinte et pointe sèche, cm 74x141 œuvre : marcel dupertuis *** « c'est en 1944 qu'isolé dans le nord de la france, j'eus tout à coup, à la suite de la lecture d'un ouvrage d'edward crankshaw, la révélation que la peinture, pour exister, n'avait pas besoin de représenter. et c'est donc à partir d'une réfl
"sensual low water" avec kimberley œuvre : andré maynet *** il ne faut pas regarder l’image en son actualité, la voir au présent, mais lui laisser le soin d’écrire une histoire, son histoire, si étrange pût-elle paraître. c’était en un temps très ancien, aux alentours du iii° millénaire débutant, alors que la terre s’appelait l
« sunday repeat » œuvre : andré maynet c’est une telle tragédie que de surgir au monde. là, tout en bas, sur la boule bleue, ce ne sont que trajets multicolores, incessantes allées et venues, chapelets de bruits que rien ne semble devoir arrêter, mystérieuses confluences pareilles à un magma en fusion. dans les cages de ciment, en haut
Photographie : katia chausheva *** c'est ainsi que cela se passait, avec la force d'un rituel. peut-être une simple façon de s'inscrire dans le jour, d'en inventer les possibles nervures. je me levais de bonne heure dans la brume hésitante de l'aube. les rives de seine étaient encore dans l'indistinction et de rares passants longeaient le quai
« quand un ange passe » œuvre : andré maynet ** sur lui, l’ange, il y avait quantité de discours, pléthore de croyances et une infinité de rêves dont on ne pouvait saisir que d’invisibles fils, comme autant de pleurs de la vierge. au demeurant, parlant de l’ange, on ne savait pas très bien au sujet de qui on s’exprimait. de la myth
Photographie : gilles jucla *** je t’avais dit ces formes tu le savais qui m’obsédaient elles venaient la nuit pareilles à des symptômes a de circulaires présences étaient-elles plus que cela de réelles réalités de féminines figures surgies au plein de ma conscience de possibles amantes taraudant mon corps de la dague du désir avant q
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