Béatrice Lukomski-Joly
Présentation de l'auteure : "Poésie d'un temps qui n'existe plus, existera demain, meurt et renait."
Béatrice Lukomski-Joly est un poète-écrivain français, née en 1957 dans le département de l'Allier. Son père, Roman Alexandre Lukomski -1932-2008- dessinateur industriel et interprète quadrilingue( polonais, allemand, français, croate et (latin)), polonais naturalisé français, immigre en Allemagne en 1964 et permet à l'auteure d'aller au-devant de plusieurs cultures, dont la culture germanique. Elle vit en France avec sa mère, Odette-Jeanne, malgré son désir de vivre en Allemagne. Elle fait des études d'infirmière après avoir vécu en Angleterre. Huit régions et trois pays vécus, c'est du Haut-Bugey qu'elle se souvient essentiellement, et qu'elle appelle dans ses écrits "les montagnes bleues".
Elle a quatre enfants qu'elle a élevé seule par l'obligation de sa destinée soumise : Julie 1984, les jumeaux Raphaël et Victor 1987, et Sophie 1995. Elle a cinq petits-enfants : Aliénor, Alexandre, Gabriel, Marlon, et Lukas que la destinée ou le karma lui confie partiellement.
Simultanément et depuis l'enfance, elle écrit, en ayant su lire à l'âge de cinq ans, d'abord des comptines dont elle n'a rien conservé.
Avoir su lire à l'âge de cinq ans, ayant appris à la maternelle, ses aptitudes d'enfant précoce perçues par sa maîtresse de grande section lui causa un grand nombre de problèmes et de souffrances. Détestée par son institutrice de cours préparatoire qui n'a rien à lui apprendre, elle est mise de côté, isolée et il lui est attribué pour ce don la pire des humiliations de l'époque : le dernier pupitre au fond de la classe aux tables en chêne sentant bon l'encaustique, punition à la mode de son époque. Elle s'endort en classe, façon de parler ou de dire que plus rien ne l'intéresse à l'école, puisqu'isolée, humiliée, rejetée. Elle s'ennuie. C'est par une humiliation similaire avec une professeure de mathématiques en classe de troisième qu'elle se réveillera en faisant une seconde classe de troisième le BEPC pourtant acquis, fièrement en poche, rattrapant comme par magie en une année l'intégralité du savoir qu'il semblait qu'elle n'avait pas acquis, révélant ainsi qu'un enfant peut sembler éteint tout en se souvenant de chaque matière enseignée.
Elle en gardera toute sa vie l'immense joie d'apprendre et sera autodidacte dans un grand nombre de domaines qu'elle affectionne, comme les arts, comme l'histoire, la littérature, la philosophie et la poésie. Elle s'inscrira au lycée et obtiendra son baccalauréat avec mention en candidate libre à Londres, malgré des études chaotiques. Elle demeurera reconnaissante toute sa vie aux quelques professeurs du Lycée Thibault de Champagne à Provins qui l'ont aidée et soutenue tout le restant de sa scolarité : ses professeurs d'anglais Yve Uro et Marie-Christine Vallette-Ballery, ses professeurs d'allemand, Madame Arizo et M. Bernard Eglier, puis M. Gérard Jorland professeur de philosophie. C'est Yves Uro qui la soutiendra le plus et l'enverra en Angleterre pour qu'elle puisse se refaire "une santé intellectuelle et artistique".
Elle lit tous les jours depuis qu'elle a su lire. Elle n'a de cesse d'apprendre, de se cultiver, insatiable sur tout ce que le monde a à offrir de toutes ses cultures. Aucune culture ne la rebute. Elle les admire toutes.
La poésie sera toute sa vie son fil d'Ariane, sa raison de vivre, sa sauvegarde, que la poésie soit la sienne et surtout celle des autres. Les poètes et écrivains allemands ont sa préférence : Novalis, Friedrich von Schiller, Goethe, Herman Hesse, Thomas Man. L'écrivain et poète français Victor Hugo trouve écho en elle avec son premier livre lu à l'âge de six ans : le premier tome des "Misérables".
A six ans, elle avait lu outre "les Misérables", "l'art d'être grand-père" de Victor Hugo, les livres d'Hector Malot, la totalité des contes originaux d'Andersen et de Grimm ; à sept ans elle avait lu "Anne Franck", "La case de l'oncle Tom"d' Harriet Beecher Stowe, "Moby Dick" etc. guidée dans ses lectures par son père.
La culture persane accompagne aussi ses jours.
Ne s'entendant pas avec sa mère ni son mari , vivant dans un milieu inculte et muet, au silence pesant, mettant chacun mal à l'aise, son père parti, elle se réfugie dans le monde des livres jusqu'à se noyer de mots lus, d'images pensées, au point que dans le monde de silence dans lequel elle vit, sa famille ne parlant pas, elle ira jusqu'à penser en images, abandonnant les mots pour les restituer sur des pages blanches dans l'écriture qui fait ses poèmes. Elle cesse de parler. Parler est alors un calvaire dans ce monde de silence qu'elle réanimera de musique.
Elle étudie de façon très large la philosophie antique, principalement Platon qui lui semble être un frère en esprit, un maître qu'elle aurait eu et envers lequel elle aurait gardé fidélité au travers des siècles, elle rêve de lui, elle le voit en rêve lui enseignant bien des mystères et elle étudie la spiritualité avec Rudolf Steiner en parfait écho de Platon, Peter Deunov, Bruno Gröning , maîtres de son destin.
Elle publie huit livres : Âmes amères, Le Génie (théâtre rimé), Poèmes solaires, poèmes lunaires, Le sentier ( Roman ), La table dressée, Le diadème des offrandes, et Lumière et ténèbres.
"Le Génie" est illustré par l'aquarelliste-artiste-peintre Pierre-Jean Llado. Ce livre appartient aujourd'hui aux livres d'art et de collection.
Poète écrivain reconnu dès 1984, Alain Peyrefitte, en qualité d'écrivain, lui rend visite à Provins après lui avoir donné sa chance, c'est à dire " étudier". Elle lui sera éternellement reconnaissante.
Elle rencontre en 1961, âgée de quatre ans, lors des fêtes johanniques, André Malraux, faisant partie du comité d'accueil au nom de la ville d'Orléans.
Elle rencontre aussi parmi d'autres Rose d'Aiguy près de Belley dans l'Ain pour qui l'écrivaine américaine Gertrude Stein, grande amie de Picasso, écrivit "La terre est ronde" " Rose is a rose is a rose is a rose to infinite".
Pascal Renard, compositeur des années 80 et 90, veille sur chacun des écrits de l'auteure, conserve l'intégralité des textes et courriers, rédige quatrième de couverture et préface en profond admirateur témoignant d'un art complémentaire au sien bien qu'il s'en défende.
Ses textes ont parfois été pillés par des auteurs en mal de talent. Jamais, elle ne se laissa faire malgré de lourdes attaques, notamment par des commentaires parfois anonymisés ou des emails vulgaires digne d'attaques méphistophéliques.
Malgré tout cela, elle conserve sa ligne de vie, et va son chemin de poète authentique, d'humaniste aimant le monde et autrui, habituée à récolter la haine des autres et ce, depuis l'enfance.
La maltraitance, la malveillance, l'insupportent et n'y répond pas. Là où elle les voit, par contre, elle se transforme en élément les combattant telle une image michaélique. Là où elle rencontre le mal, elle le regarde en face, le pointant du doigt, puis n'hésite pas à quitter les personnes malveillantes, mêmes ayant été amies, pour faute de vilénie démesurée.
Dans tout cela son autre passion par pure dévotion, par amour de l'autre, par vocation, fut son métier d'infirmière exercé pendant quarante et un ans.
Ce blog est le second ; le premier riche de 1500 articles environ a rendu l'âme, fatigué, à son grand regret. celui qui l'avait mécéné n'a plus donné signe de vie, malade, peut-être, sans qu'elle ne l'ait su. Elle lui souhaite cependant tout le meilleur pour les années partagées. Elle lui en est profondément reconnaissante.