Les voleurs de fraises s'imaginent poètes peut-être au milieu de la nuit ils murmurent à peine et cueillent avec délicatesse tout de même les pauvres fruits a l'orée les voleurs de fraises se croient sauvés croient avoir fait une bonne affaire a peu de frais les mains rouges encore au matin ils te croisent peut-être dans les rues du marché
Michel Borla
Michel Borla
Auteur, compositeur, écriveur, rêveur
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12/08/2023
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
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Un peu d'auto-promotion aujourd'hui... j'ai le plaisir de vous informer de la parution de rsvp (répondez s'il vous plaît), un ouvrage co-écrit avec un poète écossais, jim paterson au cours de l'été 2025. on pourrait le décrire comme un échange ludique de textes, une forme de correspondance poétique informelle... et bilingue... un jeu litt
On ne sent pas venir l’automne sous les palmiers on ne sent pas les premiers froids le soleil toujours là la mer ne bronche pas on ne sent pas l’annonce d’une absence longue le lit froid sous les palmiers on peut très bien ne pas voir les feuilles tombent on peut très bien ne rien sentir sous nos pas les palmiers ne sentent pas l’automne
Les beaux châteaux sont loin que tu croyais à ta portée ils sont loin même en voiture même en préparant le voyage avec soin les beaux châteaux ne sortent pas souvent des brumes c’est vrai ni des chemins étroits qui partent de côté il se peut que tu passes tout près sans savoir comme les arbres cachent la forêt tu as beau t'entêter il
J'ai pensé à un camp un campement que l'on ferait et déferait chaque jour sans laisser de trace dépossédés enfin en quelque sorte nus chaque jour en chemin vers une aire nouvelle sous le ciel infini rien ne nous appartiendrait plus de cette vie nous aurions rendu murs et clés rien gardé de ce qui nous tenait ici affranchis désormais epuis
J’aime la canicule en été j’aime au matin les restes de frais les oiseaux déjà partis j’aime au matin fermer mes volets taire les premiers bruits je suis traître en effet de rester au noir de mes quatre murs sans autre affaire qu’à deviner la lumière aveuglante des feux de prairie sans air autour de moi sans compas sans radio un peu
Il faisait chaud aux marinières et nous n’avions rien oublié l’eau était transparente j’avais déjà faim avant de me baigner il fallait attendre je me souviens avant après attendre de digérer a ne rien faire finalement a presque en oublier la mer je m’occupais aux galets secs aux algues brûlées et ce petit paquet noir que j’ai cru
Savoir si l’on a survécu aux coups de vents aux grandes crues a la tempête enchevêtré a cœur durci dans son jus bois flotté c’est déjà ça tu n’as pas coulé avec moi bois flotté trop fatigué bois flotté ne repart pas savoir si l’on en survivra cœur chaviré ne dit pas accroché sur la cheminée bois flotté reste muet mars 2025
Les pontons d’acier on aurait vécu là au matin des arbres à l’eau de quelque courant dont nous n’aurions pu nous passer on aurait caché le froid sous la paille le long des mois gelés fini par aimer les craquements les plaintes lointaines de la nuit d’accord un jour pour sortir des murs de terre sentir dans l’air ce qui aurait changé
Nous avions des gestes nonchalants la garde abaissée la plupart du temps j’aime à croire que nous allions vers sans jamais connaître le jour et l’heure nous avions des gestes nonchalants qui valaient toutes les politesses des parfums vains mais puissants qui ouvraient les plus belles forteresses j’aimerais croire que nos mots n’étaient
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