Ah, les vacances ! ce temps libre et sain pour retrouver l’essentiel noyé dans les contraintes de nos vies insensées. ce temps essentiel pour redevenir libres et sains. chips et rosé essentiels, quiz de jingles essentiels, querelles familiales essentielles, ping et tongs essentiels, embouteillages et coups de soleil essentiels…
Il faut reconnaître que c’est assez bien fait. imaginez que le moineau barrisse ou que le chacal roucoule, que le gorille croasse ou que la bernique rugisse. oui, décidément, c’est assez bien fait. enfin, sauf pour cette injure abjecte faite à l’espagne, cette attaque sournoise contre le cinéma populaire, ce blasphème insupportable. mai
Hier, vers quinze heures, au beau milieu d’une sieste légitime, sans cause ni raison, une idée terrifiante m’a douloureusement traversé l’esprit. dans un peu moins d’un an aura lieu l’élection présidentielle.
Je crois que je n’aurais pas aimé en être une. elles s’expriment peu, il est vrai, et il est difficile de savoir ce qu’elles ressentent. elles se tiennent là, immobiles, indifférentes, peu soucieuses de plaire. elles ne sont peut-être pas malheureuses, pourtant, non, je n’aurais pas aimé être une bernique (mais, rien de personnel).