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Khamylle-Abel Delalande

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Poète
Khamylle-Abel Delalande Khamylle-Abel Delalande
Articles : 406
Depuis : 02/11/2018

Articles à découvrir

Tu t'es éloignée de moi

Tu t'es éloignée de moi

Tu t’es éloignée de moi comme un essaim de silences Vers la ruche des blés où t’attendaient tes rêves Tu as fermé les yeux sur mon enfance Et tu as sommeillé dans la tienne Une épuisette à la main à la recherche des papillons de l’aube Courant dans une plaine profonde à la tiédeur de mes bras À l’odeur des foins ardents où nou
Le paysan

Le paysan

Il a besoin de ce même rituel Un café brûlant et deux tartines Penser à dieu dans un flot perpétuel Étaler grossièrement sur le pain la dakatine Il aime le matin le parfum de l’aurore La nuit rassie qui traîne dans le jardin Le bruit des parasites dans le transistor La couleur de ces voix qui chantent le chagrin Il se lève très tôt dè
Les pensées blanches

Les pensées blanches

Les pensées blanches durcissent Le sommeil bêche les murmures à défaut de la terre meurtrie Dans la forêt inconséquente les rêves généreux fomentent Une parole inaccomplie Un cri enveloppé de ronces Que le cœur naissant rejette à la surface La couleur de l’orage réduit la lisière de tes reins Depuis que les toitures ont pénétré l
Un baiser dévasté

Un baiser dévasté

Un baiser dévasté remue à tes lèvres une larme errante lacère tes joues tu dis tout bas le silence insalubre de l'hiver et ton amour dans un cocon d'herbes vertes éclot peu à peu un souvenir se peint sur ton visage éclairant la lanterne amère de tes yeux un rire éclate en ta bouche et ruisselle au-delà de toute frontière tu dis l'espér
Entre deux vagues

Entre deux vagues

entre deux vagues le soleil ourle la mer d'un bleu filet de brume il nappe ce silence de murmures tremblants et son pinceau ambré avance dans la lumière comme pour tisser les eaux en un canevas d'écume le soleil dans sa nasse vient pêcher nos reflets errants il donne une odeur d'iode aux coraux de la nuit qui suivent le chemin des rames entre d
Il a suffit...

Il a suffit...

il a suffit d'une embrasure d'un embrasement au loin le vent s'est retiré de tes mains et soufflant sur la bleue transparence il a couvert l'horizon le sable a glissé sur les dunes entre les brindilles et les adieux comme un sillon de brume la lame du destin a fendu les nuages et les pluies renonçant à leur semence ont écrit dans le vide une m
La nuit abaisse...

La nuit abaisse...

La nuit abaisse ses regards Son aura digitale luisant sur les arbres perdus La lune résiste aux flammes de la conscience Et tisse l'oubliance des adieux On s'endort dans la lourdeur des ombres Ou dans le froid baiser du coeur Le pouls du jour subsiste dans cette vallée en devenir Les secondes s'épuisent au gré de la poursuite Comme la blessure
Le rideau descend

Le rideau descend

le rideau descend sur l'âme l'empreinte de ta voix envahit la scène ici les mots à fleur de poésie modèlent la glaise humaine et le cœur transformé dans l'écrin de l'inconnu titube engourdi par le halo des paroles et happé par les gestes tu donnes à ton serment le goût d'une prose différente le silence évanoui dans le décor s'avance p
Au cœur des cicatrices

Au cœur des cicatrices

Au cœur des cicatrices Lorsque l’arbre de la plaie Étend ses feuilles au-dessus de l’azur Il reste un éclat de lune Incrusté comme une écharde au milieu des mots Une rumeur dans la plaine Qui donne à l’aumônier le pain déchirant Et l’orchidée de la frontière Il reste un lieu secret où le couteau ne palpite plus Où l’immobilit
Épis nocturnes

Épis nocturnes

Épis nocturnes l'espace appelle à lui les regards fossiles les mémoires pétrifiées dans la solitude à lui le miroir d’or du soleil désert la semence argentée du givre et le dégel de l’insomnie dans sa gangue d’univers l’espace appelle la terre d’ivresse et le labour de l’ombre quand le soc de la nuit retourne les poèmes et d