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Cassar de Malte

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L'orange maltaise

« Il pourrait se trouver, parmi [mes lecteurs] quelqu’un de plus ingénieux ou de plus indulgent, qui prendra en me lisant ma défense contre moi-même. C’est à ce lecteur bienveillant, inconnu et peut-être introuvable, que j’offre le travail que je vais entreprendre. Je lui confie ma cause ; je le remercie d’avance de se charger de la défendre ; elle pourra paraître mauvaise à bien du monde ! » (Mémoires de la Duchesse de Dino, 1831)
Cassar de Malte Cassar de Malte
Articles : 89
Depuis : 26/03/2009
Categorie : Mode, Art & Design

Articles à découvrir

Le style Guitry

Le style Guitry

Manuscrit autographe Il vous ferait avaler n’importe quoi, parce que justement, il ne dit pas n’importe quoi. Et lorsqu’il parle des femmes ? « Parler des femmes, c’est en dire du mal quelque bien qu’on en pense » [1] . Il en va des femmes comme du reste – et après les femmes, que reste-t-il ?- : ce qu’il pense réellement ? La nua
Renard d’argent

Renard d’argent

Gustav Klimt, Femme avec chapeau et boa de plumes, vers 1910 Une grande librairie parisienne, un soir d'hiver. Je flâne dans les rayons au sortir d’une journée chargée. J’appelle cela mon plaisir de cartographe : corriger sans cesse la grande mappemonde de la littérature que je constitue au fil de mes explorations. « Tiens, ce volume n’
Pensée et mémoire

Pensée et mémoire

Huginn ok Muninn fliúga hverian dag iörmungrund yfir; óomk ek of Huginn, at hann aptr ne komit, þó siámk meirr um Muninn. Chaque jour Pensée et Mémoire survolent La vaste terre du Mithgarth ; Et je crains toujours que Pensée ne revienne pas Mais plus grand encore est mon soucis de Mémoire. Edda poétique, Grímnismál XIIIème siècle
Adagio sostenuto

Adagio sostenuto

Wilhelm Kempff Portrait au crayon gris (2007) Chaude soirée du mois de juillet, je suis à mon bureau. J'écoute distraitement quelques pianistes interpréter le même morceau. La Sonate au clair de lune, premier mouvement, adagio sostenuto. Probablement la pièce pour piano que j’ai le plus souvent entendue. Distraitement. L’interprète chang
Emeutes féminines

Emeutes féminines

Johann Heinrich Füssli, Lady Macbeth somnambule, 1784 Toujours en lisant le journal de cette chère duchesse de Dino [1] , je tombe sur un passage qui m’intrigue : « Londres, 10 septembre 1831 - On me parle d’émeutes féminines ; il y a eu quinze cents de ces horribles créatures qui ont fait du train. La garde nationale, à cause de leur se
Mini-short d'uniforme

Mini-short d'uniforme

Lumaluma, Homme serpent mythique, Australie 1963, Musée du Quai Branly Avril à Paris, non loin de la tour Eiffel. Un groupe de jeunes Américains monte dans le train. Des lycéens avec leur professeur. Toutes les filles portent un mini-short en jeans. Le mini-short d’uniforme sans doute. Voyage de fin d’année en France. Je repense à mon pro
Le bal des haricots

Le bal des haricots

Le Bal des ardents. 1393 (in Jean Froissart, Chroniques, XVème siècle) La Duchesse de Dino, dont l’oncle par alliance n’était autre que Talleyrand, rapporte une anecdote qui m’a bien fait rire : « Paris, 28 janvier 1836. – Nous dinions hier chez le maréchal Maison. [...] On parlait des bals nombreux et de la difficulté de savoir exact
L’année 1793

L’année 1793

On n’a jamais dit tant d’horreurs que durant ces cinq petites années, de 1789 à 1794. D’ailleurs, il n’est pas une horreur totalitaire par la suite que l’on n’y puisse faire remonter. Le principe de l’extermination en masse d’une population, de son organisation et de sa supervision par un Etat tout puissant est déjà fixé. J’e
Rokudenashi

Rokudenashi

Rokudenashi, Yoshishige Yoshida, 1960 Je me sens très rokudenashi aujourd’hui. C'est-à-dire « bon-à-rien » en japonais. Cela convoie une image de ratage avant d’avoir essayé, ou faute d’avoir essayé. Et puis une idée de jeunesse gâchée aussi. Dépensée par poignées quand il fallait la retenir, la conserver précieusement, comme la
Les Quatre Feuillants

Les Quatre Feuillants

Porte du couvent des Feuillants Jean-Baptiste Lallemand On trouve à Paris, entre la place Vendôme et la rue de Rivoli, un restaurant qu’on appelle le Carré des Feuillants. Nous avons l’habitude de nous y retrouver, Elisabeth, Charles et moi. Cela date de l’époque où ce cher oncle Erich nous y emmenait déjeuner. Nous étions au collège