Michel Sender
Michel Sender
Autodidacte, lecteur boulimique, ni dieu ni maître
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La Messagerie littéraire
En complément – ou en contrepoint – de mon blog personnel sur Orange, "Le Messager des livres", j’éprouve le besoin d’ouvrir "La Messagerie littéraire de Michel Sender" *, mon grignotage personnel, mes notes, qui ne donneront peut-être pas des articles construits. Plutôt qu’une diligence en folie (ça y ressemble parfois), j’ai choisi l’image du tilbury, plus paisible, espère-je.
M. S.
* Abréviation : Melisender.
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711
Depuis :
12/05/2009
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
« enrique murmura quelques mots qui se perdirent dans le bruit et se retourna pour soulever la bâche. la camionnette avait ralenti. elle roulait à présent sur le bas côté de la route. penché à son tour, pablo regarda au-dehors. la lueur des phares ébauchait quelques formes que la nuit reprenait aussitôt. les rafales giflaient la bâche av
« des choses de la mer arrivent sur le rivage. où vont-ils, ces êtres vivants dont on peut percevoir le mouvement lorsqu’ils traversent furtivement la forêt qui fait suite à l’estuaire ? je me suis légèrement soulevée pour tendre l’oreille. le bruit était semblable au froissement des feuilles mortes sur le sol. c’étaient peut-êtr
« souvent, c’est sous forme de roman qu’il faut exprimer la réalité car, parfois, ce n’est qu’en empruntant la passerelle de la fiction que la réalité peut pénétrer dans le monde tangible. tout événement peut être à la fois un événement de roman et un événement de la réalité. on peut dire que la vie a rejoué la fiction ser
« les naufragés de l’air « remontons-nous ? — non ! au contraire ! nous descendons ! — pis que cela, monsieur cyrus ! nous tombons ! — pour dieu ! jetez du lest ! — voilà le dernier sac vidé ! — le ballon se relève-t-il ? — non ! — j’entends comme un clapotement de vagues ! — la mer est sous la nacelle ! — elle ne doit p
« il y a cet entassement des corps dans le wagon, cette lancinante douleur dans le genou droit. les jours, les nuits. je fais un effort et j'essaye de compter les jours, de compter les nuits. ça m'aidera peut-être à y voir clair. quatre jours, cinq nuits. mais j'ai dû mal compter ou alors il y a des jours qui se sont changés en nuits. j'ai de
« lutte de classes et violence tout le monde se plaint de ce que les discussions relatives au socialisme soient généralement fort obscures ; cette obscurité tient, pour une grande partie, à ce que les écrivains socialistes actuels emploient une terminologie qui ne correspond plus généralement à leurs idées. les plus notables d'entre les g
« toutes les petites filles sont malheureuses, chacune à sa façon, et moi, je l’ai été énormément. sans doute la faute au mariage de mon frère qui m’a surprise à l’âge de six ans, à une mère plutôt archaïque ou encore aux brimades champêtres de mes camarades, aujourd’hui je joue avec toi, demain je jouerai avec une autre. dep
Les soeurs brontë (emily est au centre)
« 1801 je viens de rentrer d’une visite à mon propriétaire, le seul voisin qui troublera ma solitude. ce pays est certainement très beau. je ne crois pas, dans toute l’angleterre, que j’eusse pu me fixer dans un endroit si parfaitement soustrait aux bruits du monde. un vrai paradis pour misanthrope
« sur toutes les terres bordant les vallées du rhône et de la saône, l’automne était venu s’installer bien avant la fin de l’été. il y a des années où ce sont les pluies et les vents froids qui annoncent l’automne et le font plus précoce, mais en l’an 1840, le soleil avait gardé le dessus. avec les averses tombées vers la fin
« me voici à gérard chenet me voici citoyen des antilles tout vibrant de joie païenne je vole à la conquête des bastilles nouvelles. dans les champs ensoleillés j’engrange des moissons d’humanité j’interroge le passé je récuse le présent je dis oui à l’avenir tout mon être aspire au soleil. me voici fils de l’afrique lointain
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