Fragments isolés. je n’avais jamais envisagé que je pouvais ne pas exister. j’ai une existence légale, papiers conformes à des enregistrements administratifs, des tampons lourds qui attestent que j’ai une date de début, une identité nominative, un parcours millimétré, parfois sinueux, en tout cas tracé et validé. mais l’impression
Opossum
Opossum
Petit marsupial carnivore et lectovore. J'aime aussi écouter de la musique.
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Mes mains sont plates mes paumes tournées vers le haut ivresse du vide l'estomac creusé les souvenirs vaporeux bien trop soûl ce soir le silence s'assombrit le fauteuil est plein de ton absence je suis l'ombre sans contour je veux m'envoler j'ai vendu toutes mes plumes mieux vaut plonger
Les jambes en coton des papillons dans la tête mes journées vacillent mes nuits se tordent mes rêves me frôlent et me fuient à l'horizon la folie du vert au rouge sang du blanc laiteux au jaunâsse mes yeux grand ouverts ses gémissements ma maudite impuissance la lune suit son cours
Nous nous sommes enfin détachés pendant qu'il dormait j'avais laissé pousser mes ongles affûtés des serres pareil pour les dents robustes et prêtes à broyer mâchoire forte serrée j'ai inspiré longtemps jusqu'à brûler mes poumons étourdie et rageuse les muscles bandés l'écume aux lèvres j'ai coupé le sons oublié nos liens les ai se
Sur ton joli dos je vois les serpents ramper toujours la plus belle penchée à ta droite poursuis ta route en avant chemins sinueux l´acide me ronge l'angoisse me torture le coeur viscères nouées mes cris se déforment brisent l'amertume de la nuit vient un nouveau combat
Dans le vif et un geste précis je voudrais te trancher la peau inciser planter viser juste tracer une ligne écarlate écarter les bords plonger les doigts chercher l'intrus sans répit et avec rage épurer ton sang noir observer les aiguilles si profondes souffler de la glace sur la chair boursoufflée lécher la plaie pour la nettoyer un baiser
Les murs se raprochent ma prison de briques sans liquide amniotique
L'incision glaciale de la lame le froid irradie consume le sang fuit s'éparpille l'enveloppe est sectionnée vidée évidée inconstante dégoulinante le muscle a fondu le nerf rompu morsure tranchante minimaliste chienne vampire un filament de peau tient comme le fantoche reste accroché lamentablement la silhouette se disloque le souffle est dé
La lumière noire diffuse les ombres jaillit d'une prunelle écarlate une colère un silence sur le sol vernis de déchets les silhouettes se faufilent et se dégueulassent mes pieds frottent l'asphalte cornes durillons plaies ils errent depuis l'éternité la lumière noire éclaire les sillons nébuleux que j'emprunte chaque nuit le front rêveur
J'espérais ne jamais avoir à subir cet affront je voulais croire à une providentielle anomalie j'aurais presque pu brûler les chairs pour tout sceller et tout cacher serrer les cuisses, enfoncer mille morceaux de cotons les doigts aussi s'il le fallait mais rien n'aurait pu marcher l'opprobre était en moi on me l'a dit, souvent répété j'en
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