Un silence attentif retenu par le jour jusqu’au soir déclinant ici le temps s’arrête il s'écoule en flânant. la lumière s'incline et s'adoucit sans bruit glissant sur les carreaux avant que vienne la nuit. dans le creux des calices le vert s'est endormi éternel habitant du décor ce vieil ami. le métal sous les doigts garde encore la ti
Mots passants, maux gravés la plupart des mots passants sont jetés en l’air, emportés par leur impertinence. absents et précaires dans leur sens comme dans leur profondeur, ils habitent ces conversations dites avortées. d’autres mots trébuchent à contre-cœur sur la langue,entre des dents malveillantes. parfois, il y a ces mots lourds, f
Le baiser de feu l'horizon retenait son souffle entre le rose et le pourpre meurtri de l'aube naissante, émergeant du silence tandis que j'avançais sur la rive d'un pas lent et incertain, comme si chaque grain de sable retenait ma marche vers ce lointain encore drapé du velours du sommeil. sur le rivage encore endormi, de frêles vaguelettes cha
Une lettre suspendue le soleil dessinait un arc lent sur le plancher. face à la fenêtre qu'un mur de pierre rustique encadrait, tapissé de fleurs de bougainvilliers rouges éclatants, elle se tenait sans bouger. la lettre était suspendue au chambranle de la fenêtre, retenue par un fin ruban en tissu, tremblant au moindre vent. épaisse et coul
Ce qui demeure quand nul ne le possède sous les arches où le vent s'efface les pas se taisent le bruit se lasse. la pierre garde, en son flanc poli un motif sourd par l'oubli anobli. l'eau, miroir pur d'un ciel sans loi reflète l'ombre sans dire pourquoi nulle exigence en son cristal dormant elle accueille le monde tout simplement. l'or brille e
Nouvelle lune alors que le fin croissant lunaire dessine son sillage dans l’immensité du ciel, il annonce l’éveil d’un mois sacré. le ramadan s’offre à nous comme une parenthèse de lumière, un sanctuaire de paix et un souffle de renouveau intérieur. cette période suspendue nous invite à la gratitude, transmuant chaque geste en part
Le sacre des adieux les roses dans le vase ont un parfum d’oubli le rouge du velours se teinte de regrets le destin s'est joué d'un hasard imparfait brisant le dernier lien d'un amour affaibli. dehors,les amoureux célèbrent sous la pluie ignorant que chez eux,le silence s'est déjà fait le quatorze s'achève en un froid couperet éteignant la
La dame d'ocre et de fer contre le gris du ciel, elle dresse son front fleur d'ocre éclose au milieu d'un vieux tronc sa robe de corail, par le temps caressée garde en ses murs de brique une gloire passée. en sculpture de terre posée au bord du vide dans un voyage sans âge remplit de rides une brûlure de beauté qui griffe en silence le jour
La veilleuse d' âme quand la mémoire s'endort, le temps se déchausse et erre pieds nus dans la maison. les choses n'ont plus le même poids; les noms s'estompent, les visages flétrissent comme de vieilles photos, et les dates cessent d'exiger de la précision. un doux silence règne, non pas vide, mais empli de doux échos. dans ce rêve, la m
Des vers à boire accablée de soif je trinque un vers les mots couchés sur la feuille ivres de ce ramage incitant ma plume à s'imprégner de ce doux breuvage dénonçant l'inspiration célébrant l'éloquence du mot, du verbe du qualifiant et de leur adage pour exalter l'euphorie de cette verve tout en les conjuguant en les suscitant dans un dé