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Joëlle Pétillot

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La nuit en couleurs

La nuit en couleurs

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Joëlle Pétillot Joëlle Pétillot
Articles : 309
Depuis : 15/01/2014

Articles à découvrir

Peau d'archange

Peau d'archange

À chaque cil des archipels la soie de la déroute le satin des défaites une ombre diagonale l’île d’enfance revenue de près terre de longue mémoire posée à l’angle de l’espoir. *** toute une vie et au-delà dictée enroulée d’empreintes de pas *** Les oiseaux fouissent sous le givre qui dépose en tombé de franges sur le nu des b
Nausicaa

Nausicaa

Je suis le palmier d’Ulysse. Il y eut une envolée de tissu, de cheveux, de cris. Mes servantes ont fait claquer leurs voiles, nefs aux pieds délicats happées par le chemin. Me voici, seule verticale sur l’horizon de l’île. Tu marchais vers moi couronné de rosée, si beau. Je goûtais du regard le sel de ta peau ; toi sans vêtement, moi
La nuit d'Icare

La nuit d'Icare

La mer m'entraîne dans ses bras de vagues au creux de profondeurs ignorées d’elle-même. Je suis tombé sans un cri, comme mes ailes. La chute était belle ; l’espace tient des villes, de hautes montagnes noyées de glaces, des ports ne sachant que le bleu. De la cire amollie montait un parfum miellé venu d’une enfance que je n’ai pas eu
Dévoreur du vivant

Dévoreur du vivant

Dévoreur du vivant fol amant qui couche la terre sous son souffle jongleur meneur d’ogres chanteur sans tessiture une note, peut-être deux détrousseur de feuillus lanceur d’épines plaqueur vent voyou danseur de corde à linge, souleveur haut les jupes sèche-larmes casseur d’histoires comme de parapluie… Grande gueule de l’aube crieur
Bien sûr

Bien sûr

Bien sûr, l’enfance, les en-allés. Bien sûr l’écho qui se décolore Bien sûr le galop des aiguilles à coudre la pendule pour un temps de ravaude, veillons les déchirures, ourlons-les proprement. Bien sûr la joie, l’enfant voulu, le ventre qui palpite, ne nous appartient plus. Bien sûr le grenier dans la tête, sans escabeau. La pluie
Dernière pluie

Dernière pluie

Une rue banale poudrée de pluie qui broie les joues dépose sur le trottoir brûlé une sclérose en flaques une odeur de goudron monte en petite fumée s’ensuit un pressentiment d’automne dans les voix resserrées les corps penchés maladroits moins d’espace entre eux et l’air plus de vestes la tristesse passe en talons plats soudain, une
Toujours là-bas

Toujours là-bas

Le sel m’a prise piqué la peau les lèvres serré la langue il mord dans la note des mâts qui balancent. Alors la vase ventouse sur la plante des pieds fait de chaque pas, chaque mèche qui danse chaque main râpée quelque chose aux senteurs d’algues tiède mouillé amer comme un baiser caché. Toujours, là-bas je veux que me rejoignent les
Petite chronique des grandes hontes - 32 - Les heures passent-elles, pastel…

Petite chronique des grandes hontes - 32 - Les heures passent-elles, pastel…

L’automne avance à pas de géant, rouille les contours, le soleil pointe après une longue période de gadouille ; dans mon jardin, un trille ou deux fait ressembler Octobre à Mai, au moins à l’oreille. Gazouillis, mousse, volute, sonate, colchiques. Pourquoi faut-il qu’en un tel cortège de bienfaits je doive confier ici un accroc de plus