Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog

Joëlle Pétillot

Ses blogs

La nuit en couleurs

La nuit en couleurs

www.joelle-petillot-la-nuit-en-couleurs.com
Joëlle Pétillot Joëlle Pétillot
Articles : 303
Depuis : 15/01/2014

Articles à découvrir

Petite chronique des grandes hontes - 32 - Les heures passent-elles, pastel…

Petite chronique des grandes hontes - 32 - Les heures passent-elles, pastel…

L’automne avance à pas de géant, rouille les contours, le soleil pointe après une longue période de gadouille ; dans mon jardin, un trille ou deux fait ressembler Octobre à Mai, au moins à l’oreille. Gazouillis, mousse, volute, sonate, colchiques. Pourquoi faut-il qu’en un tel cortège de bienfaits je doive confier ici un accroc de plus
La nuit d'Icare

La nuit d'Icare

La mer m'entraîne dans ses bras de vagues au creux de profondeurs ignorées d’elle-même. Je suis tombé sans un cri, comme mes ailes. La chute était belle ; l’espace tient des villes, de hautes montagnes noyées de glaces, des ports ne sachant que le bleu. De la cire amollie montait un parfum miellé venu d’une enfance que je n’ai pas eu
Nausicaa

Nausicaa

Je suis le palmier d’Ulysse. Il y eut une envolée de tissu, de cheveux, de cris. Mes servantes ont fait claquer leurs voiles, nefs aux pieds délicats happées par le chemin. Me voici, seule verticale sur l’horizon de l’île. Tu marchais vers moi couronné de rosée, si beau. Je goûtais du regard le sel de ta peau ; toi sans vêtement, moi
Dépose minute

Dépose minute

On vient là déposer les minutes, pour les reprendre un peu plus tard ? Un si joli mot composé pour dire l'arrêt, les passagers qu'on crache, le coffre ouvert dans la foulée, cette chirurgie voiturière propre aux départs, on enlève un organe à poignée, un à roulette, un avec des anses, vite, vite, et les adieux, brefs comme des aboiements

Recours au Poème

https://www.recoursaupoeme.fr/joelle-petillot-le-bal-des-choses-immobiles/
Panache

Panache

D’une branche à l’autre du chagrin la rousseur s’éloigne et fait comme une entaille dans le dos. Les larmes qui ne viennent pas, rivière sèche ou torrent caché ? Il est joli, l’affût du deuil bondit, s’accroche retombe va vite à disparaître... remballe ta pomme de pin suceur de moëlle les os sont vides, comme la tête. Deuil de m
Dernière pluie

Dernière pluie

Une rue banale poudrée de pluie qui broie les joues dépose sur le trottoir brûlé une sclérose en flaques une odeur de goudron monte en petite fumée s’ensuit un pressentiment d’automne dans les voix resserrées les corps penchés maladroits moins d’espace entre eux et l’air plus de vestes la tristesse passe en talons plats soudain, une
Méduse

Méduse

Que disent les serpents de ta tête, Méduse sur le noir de pierre de tes yeux le sang de blessures anciennes tapit ta bouche grotte-cri toujours ouverte Ils crachent l’air et le déchirent Méduse au visage souffrant la haine en toi que rien n’apaise palpite se tord hurle à la terre ce besoin fou d’empierrer l’âme du vivant Que disent le
Continent noir

Continent noir

Le beau cri noir de volupté… Une note profonde se survit en suavité tonique, violence dans la douceur qui fait les yeux fermés, au moins pour la première bouchée, juste à l’instant où l’on croque. Doublement du plaisir par celui de l’annonce : croquer c’est déjà fondre avant qu’il ne fonde lui-même tapissant le palais d’un
Cache cache

Cache cache

Une ombre peintre branche sur le blanc l'âme d'une seconde vivant brouillon tatoue l'immaculé qui bouge mais tout disparaît vite la lumière écrit sur une sculpture de vent et ils n'achèvent jamais rien.