Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog
Alexandre LABORIE

Alexandre LABORIE

Ses blogs

Fragments - Alexandre LABORIE

« Je ne peux donner de moi, de mon moi tout entier, nul autre échantillon, qu’un système de fragments, parce que je suis moi-même quelque chose de semblable. » Frédéric Schlegel. <br /> Passionné de poésie classique et contemporaine, auteur de chansons et de poésies. A de nombreuses reprises, j’ai collaboré avec France musique : participation à une composition littéraire originale de 4 cycles poétiques sur le thème de « la vie » à partir de l’oeuvre 'MLÀDI' du compositeur Leos JANACEK puis lecture de certains de mes textes dans le cadre de l’émission « les contes du jour et de la nuit » de Véronique SAUGER. J’aime travailler avec des artistes aux univers très différents. Avec les musiciens Lucas Mazeres et Guillaume Itié de la « Compagnie Écoutez Voir », j’ai ainsi participé à la création de « la Planète blanche », conte musical dont j’ai écrit le livret. J’ai publié un recueil de poésies en 2010 (L’Evidence - éditions PREtexte). Certains de mes textes ont également l’objet de publications diverses (revue de poésies, ouvrages collectifs des éditions « Épingle à nourrice »). Bienvenue à toutes et à tous!
Alexandre LABORIE Alexandre LABORIE
Articles : 177
Depuis : 20/03/2011
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Fragments (extrait n°12)

Il faut savoir crier nos silences. Redonner la parole à ce qui est caché. Affronter nos ténèbres, chercher une joie d’être. Apprendre un peu de soi, pour mieux donner aux autres Grandir sans jamais cesser de naître. © Alexandre LABORIE

Ton "Je t'aime"

Ton « Je t’aime » C’est la brise en été Qui surgit et pose sur ma peau Comme un baume si longtemps espéré C’est la joie de la terre, quand pénètre enfin l’eau. Ton « Je t’aime » C’est un si beau voyage Un pays, où toujours régnera L’éclat vif, sur l’or de ton visage C’est le temps arrêté, quand je suis dans tes bras

Jouir

Cette amorce, soudain. Qu'il faut laisser venir Comme un recours, La dernière chance. Ne plus avoir le choix, en passer par cette inévitable souffrance, ce prix à payer Etre étouffé par cette envie de vouloir tout être, tout aimer. Plonger entre réel et imaginaire. Dans la zone grise et incertaine. Des plaies cachées, arrachées Dans une m

L'homme à la mangue

Je ne connaissais rien de sa vie, de sa langue Son bateau arrivait, c’était le mien aussi En l’observant, gracieux, qui dégustait sa mangue J’ai su que j’étais mort, c’était très bien ainsi. Car nos yeux sont nos plus fidèles interprètes Quand il s’agit d’écrire à même notre peau L’alphabet du désir et ses règles concrè

Flamme

Le rêve à l’intérieur Prend racine L’énergie jusqu'au cœur S'achemine Dans l'ombre se prépare Un jour meilleur Chaque plaie se répare En profondeur C'est le désir qui bat Une transe de l'âme Repartir au combat Faire surgir, de la nuit, la plus belle des flammes... © Alexandre LABORIE

Grâce à toi

Je te parle tout seul et je rêve souvent Que tu le fais aussi, juste au même moment Que tes mots et les miens se trouvent et puis s’embrassent Qu’ils inventent à la fois leur temps et leur espace Le silence à présent nous saisit, nous étreint Mais nous veillons la nuit sous une même lune Confies-tu toi aussi à ce fidèle écrin La langu

Être

Il ou elle ? Qu’en est-il ? Je le sais, se dit-elle Je voudrais Fuir cet il Cet oiseau, privé d’ailes Qui s’étouffe. En exil, dans cet il Séparée de son être, de sa voix, Sous le joug des diktats Imbéciles et cruels, Elle a froid. De cet il accidentel Elle ne veut garder que l’l S’envoler sans plus tarder S’envoler pour devenir Ce

Un instant

Regarde, comme c’est beau Ce bleu noir dans le ciel Les lumières de la ville Le dernier reflet sur la mer impassible, s’attardant avant la nuit, comme les baisers de ces amants qui se disent à demain Cette foule indolente, déambulant tranquille le long de la promenade Cette rumeur qui monte, ces musiques au loin Les rires qui s’envolent de

Port des Sablons, 20h

Il souffle sur le port Un vent de solitude Un homme fait du sport Comme à son habitude Petit point vif, obscur Jouant avec la brume Il dessine l’azur Léger comme l’écume Où va donc son esprit ? Vers ses failles secrètes ? Ses rêves incompris ? Mais soudain, il s’arrête Dans la maison carrée Le temps est suspendu La chambre est éclair

Après le festival

Clap de fin sur la croisette L’enfant s’avance Le matin nous a surpris Ça fait des jours, déjà, qu’on ne pensait plus à lui Eparpillés les papillons Des flots de silhouettes Slaloment entre les camions de la ville L’enfant veille sur le tapis replié Devant les hôtels, les chariots de draps sales Brouillons perdus Brassées de rêves