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Louis Racine

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Les feuilletons de Louis Racine

Les feuilletons de Louis Racine

Romans inédits, nouvelles inédites en livraisons régulières et gratuites.
Louis Racine Louis Racine
Articles : 683
Depuis : 21/12/2013

Articles à découvrir

Le Sourire du Scribe, 18

Le Sourire du Scribe, 18

Il n’eut pas le temps de me reprocher ce trait d’esprit. Un bruit assourdissant retentit dans son dos. Georges venait de frapper des deux poings sur les touches du clavecin. – Mais qu’est-ce que c’est que tout ce cirque ? fulmina-t-il. L’assassin a fait un brin de toilette ; et après ? Vous vous triturez la cervelle pour des broutilles
Le Sourire du Scribe, 13

Le Sourire du Scribe, 13

3. Au retour, nous trouvâmes les Sycomores en pleine effervescence. Je passai le reste de la matinée dans le parc, où je tombais de temps à autre sur des gendarmes à quatre pattes. D’autres se livrèrent, dans la maison et le pavillon, à une perquisition dont Georges soutenait qu’elle n’était pas légale, et qui, à ce qu’il sembla,
Le Sourire du Scribe, 12

Le Sourire du Scribe, 12

Comme convenu, nous nous arrêtâmes au garage, qui ouvrait tout juste, et dont le patron m’assura qu’il enverrait la dépanneuse chercher ma voiture dès que son fils en aurait réparé le treuil. Cet animal l’avait bousillé, narra-t-il, en voulant dégager d’un fossé un tracteur dont il n’avait pas vu qu’une des roues avant était c
Le Sourire du Scribe, 15

Le Sourire du Scribe, 15

Arpentant au hasard les allées sablées, je remarquai une tombe plus fleurie que ses voisines, et m’en approchai. C’était un enfant dont on déplorait si copieusement la mort. Il y avait un texte : Rachel, nous n’oublierons pas, et dans un médaillon la photo d’une fillette. Je serrai les poings, et repris ma déambulation. Un peu plus lo
Le Sourire du Scribe, 11

Le Sourire du Scribe, 11

Parvenus à une vaste clairière, nous nous reposâmes un instant. Le sol glaiseux propre à la région se creusait là en plusieurs mares, abusivement baptisées étangs par Estelle, ce qui me rappela mes ricochets de la veille et ma décision concernant Nathalie. Nous repartîmes. Ne pas penser à Nathalie. Me concentrer sur le crime des Arsins.
Le Sourire du Scribe, 9

Le Sourire du Scribe, 9

En bas, une agréable odeur de café nous attira dans la cuisine, où madame Dumuids nous accueillit avec un pâle sourire. Estelle emplit trois tasses que nous bûmes rapidement, sans échanger un regard, un mot. Il faisait à peine jour dans la pièce ; ce peu de lumière semblait suffire à chacun. – J’ai peur que maman ne tienne pas le choc
Le Sourire du Scribe, 10

Le Sourire du Scribe, 10

Sans transition, il se tourna vers moi : – Vous êtes écrivain, paraît-il ? – Disons que j’ai publié des polars, sous un pseudonyme. – Lequel ? Je satisfis sa curiosité, non sans inquiétude, me rappelant les propos de sa belle-mère. – Pas possible ! s’écria-t-il. Mais je suis un de vos heureux lecteurs. À mon tour je lui fis par
Le Sourire du Scribe, 17

Le Sourire du Scribe, 17

Le journal était ouvert à la page Justice. Mes yeux tombèrent sur un article relatif aux pouvoirs des juges d’instruction. Je relevai la tête : – On ne pourrait pas allumer le lampadaire ? Rohon prit un air fin. – Il faudrait d’abord le brancher. Puis, à la cantonade : – Qui d’entre vous a débranché ce lampadaire ? Personne, vrai
Le Sourire du Scribe, 16

Le Sourire du Scribe, 16

– Reprenons, dit Rohon. Dès que l’instruction de l’affaire lui avait été confiée, ce jeune magistrat aux yeux d’acier sous des cils de fille et au crâne prématurément dégarni avait proclamé qu’il entendait « donner un bon coup de pied dans la fourmilière ». Désignait-il ainsi la communauté laborieuse et autarcique des Arsins
Le Sourire du Scribe, 14

Le Sourire du Scribe, 14

Au total, une demi-page traitait de l’affaire, plus ou moins finement selon les articles, mais avec cette constante : on s’intéressait peu à Blanche, comme si Dumuids l’eût éclipsée de sa masse joviale, jovienne même, le défunt étant né sous le signe du Sagittaire ; c’était important, puisque mentionné dans l’éloge funèbre, d