Crowd, ou la convergence d’individus portés vers une horde d'appartenance submergeant par un son électro les identités personnelles dans un anonymat désinhibant
La chapelle les brigittines, « haute, forte, puissante » en celte, était prédestinée à accueillir la nouvelle création d’ayelen parolin, wherever the music takes you ii. traçant un chemin de craie sur une scène magnifiée par laurence halloy, ayelen parolin noue un dialogue improvisé, en tensions et rapprochements, avec la partition en
Un portrait sociologique sans concession d'un homosexuel travesti vieillissant seul au milieu de ses souvenirs et chiffons par un départ retardé, l'oubli d'éléments de costume, un mix musical hésitant , trois changements de robe pour trois scénettes transpirantes, la quatrième ayant été abrégée pour cause de fatigue (et oui une performan
Génial denis robert portant à lui seul une pièce sobre chapeautée d’humour, dont le chœur dansant, chantant/ parlant restitue à mon goût avec trop de légèreté la densité d’un mythe complexe, entre cérémonie propitiatoire, illumination mystique et hybris sacrifiée dans la gueule dévorante de la prédation @ philippe weissbrodt
Oxygène raréfié pour une pièce ciselée, voulue, ressentie comme une transposition de « les temps modernes » au champ de la danse contemporaine ; critique d’une cité industrielle sous un principe de productivité? tyrannique et dépersonnalisant, sans réel échappatoire chorégraphie cindy van acke. scénographie victor roy musique mika v
S’ériger, s’abandonner, lutter, chuter, s’indigner, s’écrouler, réconcilier, renoncer, etc. une idée développée dans tous ses retranchements plaquée sur une partition signée murcof idéalement composée pour l’occasion. une proposition parfaitement conduite, sobre, subtile et assumée, une perle :)
@ gregory batardon
Malgré de beaux effets cinétiques, diverses mises au point et travelling optiques assurant par une succession de profondeurs de champ la transition entre des panoramiques horizontaux, des plans moyens et américains, l'écriture chorégraphique en variation continue dans la pénombre sur fond sonore crescendo plonge dans un état quasi hypnotique
Un spectacle foisonnant de ressources artistiques et créatives, entre danse, arts circassiens et théâtre, qui offre d’étonnants niveaux de lecture ; remarquable dextérité physique et grande générosité scénique d’un danseur-mime assis sur un trésor tragi-comique déconstruisant l’implacable fonctionnalité d’une servitude bureaucr
Une fois replacés les idéaux dans les contingences du monde, une pièce vitaminée, efficace, sur les ressorts de l’amitié qui permettent la (re)mise en mouvement et en motivation une madeleine proustienne qui aurait tout le mentholé d’une pastille effervescente :) concept : tabea martin & simona bertozzi danse / chorégraphie : tabea marti
Portée par un contexte économiquement et socialement sinistré, plusieurs décennies de violences, physiques et symboliques, oona doherty traverse les territoires masculins de la danse et fait monter la pression par des attitudes corporelles et langagières explosives. dépassant tout stéréotype de genre et tranchant toute catégorie de pensée