Mes pas m'éloignent de l'affinerie... rien ne se passe pour l'instant... mais je sais que cela ne devrait pas tarder à se produire car je sens sur mon visage ce souffle d'air, plus fort que les précédents... puis au loin... un badaboum que je sais provenir du royaume postindustriel que je viens de laisser derrière moi... un badaboum inoffensif
itshould
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Sorte d'archéologue postindustriel tenant la chronique décalée d'un ancien site industriel pollué
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"Seule une pellicule de verre, fragile, fine et transparente sépare la civilisation de l'état sauvage" / Jefferies
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Politique
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Les éléments naturels, on l'a déjà évoqué dans ce blog, sont les grands "liquidateurs" de sites tels que l'affinerie ou la décharge... ils forment une entente cordiale indéfectible avec les végétaux qui s'acharnent inlassablement à reconquérir le terrain duquel l'homo industrialis les avait exclus... dés le printemps, ce sont d'incessa
J'ai lu l'autre jour que les étasuniens se livraient à tout un tas de recherches et expérimentations devant les amener à trouver "la solution" au traitement (plutôt que de traitement, il conviendrait d'ailleurs de parler de "stockage durable") de leurs déchets les plus toxiques, au premier rang desquels bien sûr les déchets nucléaires, civ
Hakim bey, encore lui, suggère que la taz est dans un certain sens une "tactique de la disparition"... cette porte, ce passage dans le labyrinthe de ses écrits m'a longtemps laissé perplexe... mais un jour, il n'y a pas si longtemps, alors que je pénétrais une nouvelle fois en ces lieux, cela m'est apparu limpide... on vient ici y disparaître
J'étais passé à ses côtés des dizaines de fois... le voyant, mais ne le voyant pas réellement... tout comme ces bidons bleus qui tout récemment m'ont interpelé pour que je les mette au centre d'une éphémère postindustrial land art experience... cela fait partie d'ailleurs des mystères auxquels on est souvent confrontés en ces lieux...
L'exploration patiente de ces lieux postindustriels m'a appris une chose... ils ne sont pas que ce qu'on peut percevoir d'eux au premier abord... leur réalité est plus complexe et paradoxale qu'il n'y paraît... on les croit désertés de toute vie alors que des communautés se les partagent... on les croit morts alors qu'ils sont des lieux de re
A notre manière, nous formons tous, visiteurs intermittents de l'affinerie ou de sa grande soeur "la décharge", une étrange communauté disparate d'individus qui ne font que s'entr'apercevoir, se croiser subrepticement... chacun n'apprenant finalement à connaître l'autre que par les traces qu'il laisse de son passage... ce qui nous unit, c'est
Quelle musique pourrait le mieux traduire ce qu'on ressent ici, en postindustry... quelle partition se joue en silence sous ces paysages désertés, cette mélodie qu'on croit parfois capter subrepticement quand on arpente ces lieux... si cette musique devait exister, il faudrait qu'elle témoigne à la fois du calme et de la lenteur ambiante, de l
Retour de vacances... pendant lesquelles l'affinerie m'était sortie de la tête, mais pas tout à fait... premiers pas, après plusieurs semaines, sur la dalle de bitume d'un territoire qui me semble à la fois étrangement familier mais dont je sais au fond de moi qu'il recèle des tas de facettes qui me sont inconnues... je sais désormais que c
Il tombe sur l'affinerie cette même petite pluie glaciale que la semaine dernière, et la semaine précédente encore... les lieux sont désespérement enveloppés d'une grisaille humide et froide qui me fait penser à celle dans laquelle baignent les personnages de "la route", le roman de cormac mccarthy. le "risque de chute" y est aujoud'hui à
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