Tu t’es vu grand et tu as épousé ta taille. que faire quand tu te dresses dans ta posture d’icône, toi qui, à l’autopsie des solitudes, scrutes le mutisme des êtres perdus. tu t’interroges sur le grain d’univers qui a tracé ta route. que fais-tu, perdu dans le fleuve des non-dits, et si près de l’infini ? tu cherches où étanche
CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)
CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)
Ecrivain - Poète
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CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)
Aucune nuit n'est plus large que le rêve
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10/01/2007
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Je griffonne des coquilles de mots où les idées s’embusquent, je hèle le silence, le secoue, happe des carrés d’inquiétude comme un chien affamé. des images arrivent qui me parlent d’oiseaux, d’hommes sans morgue et sans fusils. je pense à grand-père qui disait : "le bon côté du fusil est toujours celui de la victime, la poudre et
Fuis, rien ne change. à coups de mégots et de mains incendiaires, la france de mes étés souriants soigne ses forêts de charbon à téhéran, on tue pour quelques cheveux libres, on y décime les utopies aux désespoirs sans chaînes. de pont en pont, de lignes en lignes l'homme point zéro de la conscience lance ses drones sur l'horizon des es
* parcourir l’étonnement d’un regard, entrer dans un coin de jardin comme on entre dans le cosmos. dans la clarté du matin, découvrit la fleur aux couleurs fuchsia mini galaxie dans l’explosion des lumières, fragment d’étoile tombé sur la terre. pourquoi cette beauté ? pour qui cette architecture ? pour quel regard avant que l’homm
Où es tu, toi qui restes près de moi sur une vieille photo ? te rappelles tu : nous nous étions promis du bonheur, du coca, des croquettes. tu prodiguais du ronron à profusion. je t’avais dit : viens, reste près de moi, mon chat. mais une panne de cœur t’a emporté. tu es parti sur trois pattes, tandis que j’apprenais le voyage en panto
Je suis fatigué de voir des responsables politiques se dire “au service de la france”, tout en se mettant au service de partis qui oublient une partie du pays. fatigué de les voir agir avec sincérité, mais sans comprendre la mécanique réelle de nos institutions. faute d’analyse, ils tentent de faire coïncider leurs idées avec ce qu’
Dans l’épaisseur de l’absence, je m’assois près de vous, j'écoute crépiter les voix du silence et des siècles. où es-tu toi qui portes le regret des pères, l’archivage des naissances, la rumeur des disparus ? dans le sucre noir des nuits je cherche à tâtons, aucune lune ne criera plus haut que la plainte des andalous. je sais tolè
Depuis des siècles, les fontaines de l'ambition paradent aux subversions de l'éthique il y a si longtemps que l'ombre a frappé le jour que les archéologues du rêve sondent l'impuissance pourtant un jour se soulèveront les consciences je cherche la lumière blottie le gazouillis de l’enfant à venir et le soupir qui se fera joie jms 2/09/26
Un jour je serai ce silence posé sur un arbre une peur oubliée sur un chemin délaissé un cri bâillonné qui veut sortir de son trou un chant qui veut retrouver son chemin un jour je serai celui qui sait que la vie tue moins que le silence un jour je glapirai, plus fort que les rumeurs les mots vrais que l'indifférence assassine un jour je ser
Je suis l'enfant d'une équation, le fruit d'un atome sauvage, né de la rencontre de l'hydrogène et de l'oxygène, et de ce jour où la molécule d'eau enfanta la cellule première. je suis de cette mémoire originelle qui précéda l'évolution, le point de rencontre entre la matière et la pensée, le cri d'un sang forgé dans la tourmente des
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