Et ce battement des jours qui coud le vent perdu à l’aiguille des montres et les larmes séchées qui coulent à l’insensé naufrage sur des papiers courriers et cette pêche à la ligne quand l’encre est si vide que le sens se noie et ces jours qui arrivent comme des voiliers fous et cette ancre de la destinée qui tire vers le fond du voya
CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)
CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)
Ecrivain - Poète
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CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)
Aucune nuit n'est plus large que le rêve
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10/01/2007
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
(l’homme de bel-abbès) la mort, c'est ce chat qui m'attend dans une rue de sidi-bel-abbès pour me dire que les fleurs étranglées ont écrit des zéros la mort, c'est cette belle vitriolée par l'amour, par le temps, par les crèves et les chemins de détresse jouant aux dames derrière le carreau la mort, c'est se revoir sur un banc au collè
Le cristal de l’enfance s’ébrèche quand vient le loup. l’hiver 1954, le loup guettait quand il prit grand-père. aucun rire, aucun blagueur ne résiste à son l’appel. même sethi, le vieux sethi, celui qui lui rendait visite, l’ami, aussi revenu du chemin des dames, l'avait rejoint avec son tablier de pauvre et sa béquille. longtemps
J’aimerais être adopté par un enfant, un enfant nu d’idées préconçues, libre de ces paroles gravées par des barbares qui pensent que réfléchir, douter, offense dieu, qui s’imaginent assis à sa droite en train de gérer le ciel et de justifier leurs génocides. j’aimerais oublier qu’ils croient la terre plate, qu’ils accusent un
Parce que la haine reste l'arme des fanatismes, parce que ce jour s'y prête, ce souvenir d'un 14 juillet à nice, où sous la joie assassinée, la mort jouait, aiguisait ses dents, prête à saigner l'avenir. en hommage, ces personnages du grand slobodan, artiste peintre (rue de la poissonnerie à nice) et ce poème mémoriel écrit . aux anges et
Mère, je suis voyageur d'une mémoire que tu as côtoyée pendant plus de sept décennies, avant de partir, l'usure du jour me rapproche, s'il en est un, du pays de l'ombre et des ancêtres. dix ans que tu es partie désertant ce chemin borgne où la question m'interpelle. encore je pense aux cartes dessinées d'une encre maladroite sur papier can
Il y a dans l’air quelque chose de rance, de déjà vu, de déjà entendu. une odeur de 1936 qui remonte par les fissures du présent. on crie "mort aux juifs" dans les rues de france, comme si l’histoire n’avait rien appris de son passé, comme si la mémoire n’était plus un pont mais une arme. ce qui me choque n’est pas seulement la ha
Que devient l’attente quand même le silence renonce à la lumière quand l'homme face à ses désarrois oublie ses nostalgies j'ai oublié la mère, le chat premier et les printemps de l'amour le ciel était trop lourd oubliés ces matins où le goût du café au lait teintait d'une voix qui disait : "ne sois pas en retard" sur le pas de la port
Dans les brisures du silence assis sur mon étoile j'écoutais l'oiseau chanter, je décryptais l'épaisseur de l'aube quand la souris entreprit de parler : "va petit moineau, va dire à la biche, à tous et au brin de blé que l'homme et le chien domestiqué, l'homme monté sur ses chevaux arrive avec ses attelages pour coucher les champs de blé
Demain dans les clairs de nuit, à la remontée des rêves, j'irai chercher l'étincelle oubliée en chemin, comme poucet, j'irai questionner la pierre des souvenirs et ce qu'il me reste de jours. trouverai-je cette source des destinées où mes pensées cherchent la naissance du cri ? ai-je assez aimé, assez dit je t'aime ? ai-je assez voulu sauv
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