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CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

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CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Aucune nuit n'est plus large que le rêve
CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès) CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)
Articles : 1179
Depuis : 10/01/2007
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

1er mai 2026

Quand en ce mois de mai les pasdarans génocidaires en quelques jours ont massacré plus de quarante mille enfants coupables de rêver de laïcité dans un iran qui assiège un pays et préfère voir ses proxys se faire massacrer que de déposer les armes ; quand aux jeux des déraisons on se demande si se défendre et génocider sont les facettes

Mon chat le sait

Que de crimes ! ils tuent le temps quand il faudrait tuer le silence au nom de la bienséance ils enferment la vérité au nom de l'ordre moral ils séquestrent la conscience au nom de la tranquillité ils défenestrent le réel. mon chat le sait il en laboure le rideau et mes mains moi je ne vois rien j'habite dans l'ailleurs du désir au nom de c

Être adopté par un enfant

J’aimerais être adopté par un enfant, un enfant nu d’idées préconçues, libre de ces paroles gravées par des barbares qui pensent que réfléchir, douter, offense dieu, qui s’imaginent assis à sa droite en train de gérer le ciel et de justifier leurs génocides. j’aimerais oublier qu’ils croient la terre plate, qu’ils accusent un

Fête des mères

Mère, je suis voyageur d'une mémoire que tu as côtoyée pendant plus de sept décennies, avant de partir, l'usure du jour me rapproche, s'il en est un, du pays de l'ombre et des ancêtres. dix ans que tu es partie désertant ce chemin borgne où la question m'interpelle. encore je pense aux cartes dessinées d'une encre maladroite sur papier can

La complainte de la fleur et du lapin

La fleur disait au vent : je ne veux pas finir ma vie comme une grenouille qui chante au soleil, comme un caillou qui dort, comme un brin d’herbe qui ne dira jamais ce qu’il ressent aux étoiles. je ne veux pas être un soupçon de vie revenu trop tôt à l’oubli des poussières. et le lapin, assis dans l’ombre, réfléchissait. il se disai

J'ai écouté l'oiseau

Dans les brisures du silence assis sur mon étoile j'écoutais l'oiseau chanter, je décryptais l'épaisseur de l'aube quand la souris entreprit de parler : "va petit moineau, va dire à la biche, à tous et au brin de blé que l'homme et le chien domestiqué, l'homme monté sur ses chevaux arrive avec ses attelages pour coucher les champs de blé

Avec federico et mezz mezzrow

Je n’ai jamais eu besoin de personne pour rencontrer mes désespoirs. l’émasculation de l’espoir m’a toujours suffi. le premier bain d’eau froide sur ma peau de nouveau-né, les premières fureurs de mon père, les premiers chagrins de ma mère, ont suffi à motiver mon goût de ne pas être. pas besoin de guerres, de bombes ou de lunett

L’oubli plus fort que le fini

Et ce battement des jours qui coud le vent perdu à l’aiguille des montres et les larmes séchées qui coulent à l’insensé naufrage sur des papiers courriers et cette pêche à la ligne quand l’encre est si vide que le sens se noie et ces jours qui arrivent comme des voiliers fous et cette ancre de la destinée qui tire vers le fond du voya

Comme poucet

Demain dans les clairs de nuit, à la remontée des rêves, j'irai chercher l'étincelle oubliée en chemin, comme poucet, j'irai questionner la pierre des souvenirs et ce qu'il me reste de jours. trouverai-je cette source des destinées où mes pensées cherchent la naissance du cri ? ai-je assez aimé, assez dit je t'aime ? ai-je assez voulu sauv