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Stumpyjoe

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Stéphane Gez

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Articles : 175
Depuis : 17/01/2011
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Souvenirs Imaginaires

Une photo, une légende...
Stumpyjoe Stumpyjoe
Articles : 15
Depuis : 27/08/2015
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Dormir, dit-elle

Dormir, dit-elle

Longtemps, je me suis couché sans bonheur, sachant que le sommeil, quels que fussent mes efforts, les médications ou les circonstances, ne viendrait pas. je passais des nuits entières à me retourner dans mes draps, essayant de ne pas ruminer des pensées qui finissaient pourtant invariablement par me rattraper et ronger nuit après nuit ma sant
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L’eau de la mer d’andaman, aux îles similan, est d’un bleu surréaliste, presque ridicule ; un peu comme si, lorsqu’on s’y baigne, on se retrouvait submergé par des vagues de ciel mélangé à du lait. les flèches argentées de quelques carangues viennent doucement vous frôler, et des chirurgiens bleus à gorge blanche y croisent tran

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L’église n’a pas changé. c’est toujours cette espèce d’entonnoir de béton gris, planté au milieu d’un quartier qui lui, depuis le temps, s’est gentiment gentryfié. même les arbres sous lesquels les collégiens venaient entre deux cours fumer des cigarettes et taquiner les filles ne semblent pas avoir grossi. a l’intérieur, le
Le tigre de la nuit

Le tigre de la nuit

Au début, on dirait simplement qu’un peintre un peu chaotique a versé un peu trop de violet sur la toile ; la jungle qui, à nusa lembongan s’immisce à peu près partout – entre les maisons, sur les chemins et parfois sur les toits – prend alors des teintes surréalistes. les gens qui marchent autour de moi, les scooters qui me frôlent
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Coucher de soleil à khao-lak tes lecteurs, s’il en reste, seront sans doute surpris de constater que, depuis l’ouverture de ces chroniques, le terme « bonheur » revient quatre fois ; en moyenne une fois toutes les quarante-sept pages. dans le même temps, « rognons » est employé vingt-quatre fois – soit une fois toutes les huit pages. d

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Tu te dois de couper court à la rumeur, qui commence, tu l’as constaté, à enfler telle un diodon apeuré sur les réseaux sociaux : en dépit de l’irrésistible aura sexuelle qui nimbe chacun de tes gestes, tu n’as pas couché avec le président. ceci s’explique assez facilement par le fait que, pour commencer, tu ne l’as jamais rencon
Démocratie

Démocratie

New york exerce sur moi une fascination extrême. a chacun de mes voyages, son charme semble s’étendre un peu plus. on pourra me dire ce qu’on veut, me bassiner en roulant des yeux, essayer de me faire sentir coupable, mais à chaque fois que je me trouve au centre de times square ou au sommet d’un gratte-ciel de manhattan, j’ai toujours l
Le Bal

Le bal

C’était le soir de noël. après un repas en famille, évidemment trop riche et trop arrosé – je n’ai pas de souvenirs précis de la nourriture, peut-être un foie gras, sans doute une dinde, un chapon ou une oie, et quelques bouteilles de vieux bordeaux pour faire passer le tout – les autres convives, succombant à la torpeur postprandia
Or

Or

Tout voyage, quelle que soit sa durée ou son importance, commence par une attente. depuis le quai de la gare de hua lamphong, au milieu des paquets odorants convoyés par les vendeurs ambulants, je regarde les employés de la srt, juchés sur le toit des wagons, les nettoyer à coups de jets. quelques touristes prennent des photos, et des vieilles

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Au début, tu ne l’as même pas senti. c’était juste comme un changement d’atmosphère – comme un frémissement. dans les rues de londres, quand tu passais devant un urban outfitters, à camden ou sur long acre, ou un whole food market – celui de kensington est à tomber – c’était un peu comme si tu passais devant la maison de ton e