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Stumpyjoe

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Stéphane Gez

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Depuis : 17/01/2011
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Souvenirs Imaginaires

Une photo, une légende...
Stumpyjoe Stumpyjoe
Articles : 15
Depuis : 27/08/2015
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Sonchai et l'arbre qui s'ennuie

Sonchai et l'arbre qui s'ennuie

Thanon si phraya, dans le sud de bangkok, est une artère comme il y en a tant dans la cité des anges* : on y trouve, écrasés par un soleil primal ou noyés par une pluie dont on jurerait qu’elle ne s’arrêtera jamais, quelques temples, de petites maisons branlantes abritant au rez-de chaussée des boutiques hétéroclites, d’énormes imme
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L’eau de la mer d’andaman, aux îles similan, est d’un bleu surréaliste, presque ridicule ; un peu comme si, lorsqu’on s’y baigne, on se retrouvait submergé par des vagues de ciel mélangé à du lait. les flèches argentées de quelques carangues viennent doucement vous frôler, et des chirurgiens bleus à gorge blanche y croisent tran
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A l’âge de huit ou dix ans, ton vêtement favori était un maillot de saint-etienne, d’un beau vert immaculé, avec des bandeaux bleu-blanc-rouge au col et aux poignets. sans le faire exprès, tu affirmais déjà ton indépendance, ton maillot n’affichant pas ainsi qu’il l’aurait dû la publicité « manufrance » – sans vraiment que c
La mer, toujours recommencée

La mer, toujours recommencée

Lorsque des êtres humains, pour gagner plus d’argent encore, pour faire toujours plus de profit, n’hésitent pas à réduire la vie d’autres êtres – pourtant aussi humains qu’eux – à un simple mélange de travail, de mépris et de misère, lorsque d’autres êtres massacrent, violent et détruisent au nom bafoué d’un être surnat
Dormir, dit-elle

Dormir, dit-elle

Longtemps, je me suis couché sans bonheur, sachant que le sommeil, quels que fussent mes efforts, les médications ou les circonstances, ne viendrait pas. je passais des nuits entières à me retourner dans mes draps, essayant de ne pas ruminer des pensées qui finissaient pourtant invariablement par me rattraper et ronger nuit après nuit ma sant
L'œuf

L'œuf

Il n’était pas là la veille ; j’en étais certain. j’avais arpenté la promenade toute la journée, attendant la bonne lumière pour prendre une bonne photo du pont – but auquel je n’étais pas parvenu, même si j’en avais pris plus de cinquante – et je ne l’avais pas vu ; c’est donc qu’il n’était pas là. après l’avoir

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L’église n’a pas changé. c’est toujours cette espèce d’entonnoir de béton gris, planté au milieu d’un quartier qui lui, depuis le temps, s’est gentiment gentryfié. même les arbres sous lesquels les collégiens venaient entre deux cours fumer des cigarettes et taquiner les filles ne semblent pas avoir grossi. a l’intérieur, le

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Tu te dois de couper court à la rumeur, qui commence, tu l’as constaté, à enfler telle un diodon apeuré sur les réseaux sociaux : en dépit de l’irrésistible aura sexuelle qui nimbe chacun de tes gestes, tu n’as pas couché avec le président. ceci s’explique assez facilement par le fait que, pour commencer, tu ne l’as jamais rencon
Le tigre de la nuit

Le tigre de la nuit

Au début, on dirait simplement qu’un peintre un peu chaotique a versé un peu trop de violet sur la toile ; la jungle qui, à nusa lembongan s’immisce à peu près partout – entre les maisons, sur les chemins et parfois sur les toits – prend alors des teintes surréalistes. les gens qui marchent autour de moi, les scooters qui me frôlent
Or

Or

Tout voyage, quelle que soit sa durée ou son importance, commence par une attente. depuis le quai de la gare de hua lamphong, au milieu des paquets odorants convoyés par les vendeurs ambulants, je regarde les employés de la srt, juchés sur le toit des wagons, les nettoyer à coups de jets. quelques touristes prennent des photos, et des vieilles