Organicité l’important travail de traduction et de documentation qu’a fourni le traducteur hoa hôï vuong, mérite largement de faire apprécier l’œuvre poétique de dylan thomas en france et en tous pays francophones. cette traduction, qui n’est pas littérale, arrive cependant à restituer une vision du monde, un univers. cette langue
C’est rare, mais ça arrive : ouvrir une critique par une dédicace. alors j’y vais, puisque de toute façon, au risque de faire grincer les dents à mon aimable rédacteur en chef, je vais amplement déborder du cadre de la recension pour parler de moi, de mon rapport à ce livre, puis de la vie, enfin, tout ce qui s’imbrique et explose à l
Un sourire préalable pour le mort que nous serons, un peu de pain sur la table et le tour de la maison. une longue promenade a la rencontre du sud comme un ambulant hommage pour l'immobile futur. et qu'un bras nous allongions sur les mers, vers le brésil, pour cueillir un fruit des îles résumant toute la terre, a ce mort que nous serons qui n'a
Ô, combien perméables sont les frontières humaines ! voyez tous ces nuages qui passent, impunément, ces sables du désert filant d’un pays à l’autre, ces cailloux des montagnes pénétrant chez l’ennemi en d’insolents sursauts ! est-il besoin de prendre un à un les oiseaux qui volent ou qui se posent sur la barrière baissée ? ne ser
Andromède, au matin, sur la plage, a donné rendez-vous à tous ceux qui veulent se baigner dans la mer fraîche éclose, enceinte de lumière. l’étoile brille encor, qu’arrive, la première, rosemonde aux beaux seins qui, seule, se dévêt et livre son corps nu, que roussit le duvet, aux dernières lueurs de la nuit, aux prémices de l’aub
Attendre que la nuit, toujours reconnaissable a sa grande altitude où n’atteint pas le vent, mais le malheur des hommes, vienne allumer ses feux intimes et tremblants et dépose sans bruit ses barques de pêcheurs, ses lanternes de bord que le ciel a bercées, ses filets étoilés dans notre âme élargie, attendre qu’elle trouve en nous sa co
In the empty field, in the morning, the body waits to be claimed. the spirit sits beside it, on a small rock — nothing comes to give it form again. ° think of the body’s loneliness. at night pacing the sheared filed, its shadow buckled tightly around. such a long journey. and already the remote, trembling lights of the village ° not pausing f
J’ai sous les yeux une photographie en couleur, où l’or domine, de la colossale maheshamurti de la grotte d’elephanta au large de bombay (aujourd’hui : mumbai). on distingue andré malraux au premier plan, de profil, en costume et cravate mais ayant tombé la veste, les mains dans les poches, le visage et le corps marqués par l’âge (il
Le livre intitulé liberté sous condition de jim thompson (1909-1977, auteur d’une trentaine d’ouvrages, l’une des voix majeures du roman noir américain), commence comme un film hollywoodien, au scénario efficace, précis. le style est net, incisif. le propre du roman policier est celui de sa capacité à intégrer les éléments du réel
Mais de quel fou nous parle-t-on exactement ? telle se pose la question et demeure-t-elle à la lecture de cet ouvrage qui, sous couvert du sous-titre « roman », ne se présente pourtant pas de façon romanesque. eugène savitzkaya nous a déjà fait ce coup. le poète s’y révèle bien davantage. et quant à la question du fou, si son identit