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Julien Métais

Julien Métais

Philosophe, amoureux de la langue française, l'auteur mène une réflexion passionnée sur le pouvoir de l'esprit et les limites du langage.
Tags associés : litterature et philosophie

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Blog littéraire et philosophique
Julien Métais Julien Métais
Articles : 71
Depuis : 01/05/2014

Articles à découvrir

Souvenirs empruntés (8)

Je me souviens d’avoir aidé un vieil aveugle à traverser un grand boulevard parisien. Celui-ci ne trouva rien de mieux pour me remercier que de laisser tomber sa canne blanche entre mes jambes, ce qui entraîna une foule de péripéties dont l’ordre peut se résumer comme suit : on se rapproche du trottoir d’en face ; la canne glisse entre

Souvenirs empruntés (10)

Je me souviens du jour – ô qu’il est terrible ce souvenir ! – où ma sœur aînée fut attaquée par un corbeau. Nous rentrions d’une promenade et nous regardions ces oiseaux noirs et lugubres s’ébattre sur le champ qui longeait notre chemin. Tout à coup, alors que nous marchions paisiblement, nous vîmes l’un d’eux fondre sur nous

Souvenirs empruntés (13)

Je me souviens d’avoir été suivi dans la rue par un arbre qui chaque fois que je me retournais pour le prendre sur le fait adoptait invariablement une posture immobile. Las de ses dérobades, je m’approchai de lui et quelle ne fut pas ma surprise quand je vis deux branches s’abaisser jusqu'à moi, puis me soulever de terre et m’emporter j

Les aventures de Céleste ou le voyage impossible (3)

11. Pauvre Céleste ! Quelle journée ! Au loin lui parvient le tintement des cloches d’une église abandonnée. L’après-midi, à peine entamé, il sent s’affronter en lui des forces antagonistes. Il se demande si cela vaut la peine de continuer. Mais, au bout du chemin, il se rappelle qu’il y a la récompense suprême, le sommeil profond

Souvenirs empruntés (11)

Je me souviens d’avoir fait exploser les limites du langage entre deux pensées. Je me souviens d’avoir donné un coup de patte à un chat qui soutenait avec morgue que la pensée n’était pas assez agile pour se glisser dans un trou de souris et y féconder l’invisible. Je me souviens d’avoir vécu dans un arbre pour connaître le sens p

Souvenirs empruntés (9)

Je me souviens d’avoir fait un rêve et dans ce rêve un autre rêve et dans cet autre rêve encore un autre rêve… Au point que je me demande si ce souvenir n’est pas l’émanation du rêve qui me possède… Au point que je me demande si la réalité n’est pas un rêve qui s’ignore et qui vit de cette ignorance comme de son unique chan

Souvenirs empruntés (12)

Je me souviens du jour où il plut copieusement sur mon immeuble. Ne voulant pas laisser à la nature le dernier mot, j’enfourchai mon vélo pour changer de quartier. Mais la pluie semblait vouloir me faire payer je ne sais quelle faute. Je laissai mon vélo et pris le train pour le sud. Quand je sortis du train, alors que durant le trajet la plu

Les aventures de Céleste ou le voyage impossible (1)

1. Céleste ne peut s’abandonner au sommeil sans ignorer que la défaite qui le précipite au cœur du rêve ne le laissera pas indemne au réveil. Et, en effet, quand il se réveille, les membres fourbus, le dos brisé, la gorge sèche, les yeux rougis et gonflés, les cheveux en désordre, il sait que la journée qui s’annonce ne sera pas de

Souvenirs empruntés (14)

Je me souviens du jour où j’eus l’idée saugrenue d’enfermer dans un souvenir toute la substance du monde et où, devant l’ampleur de la tâche, je fus contraint de m’exclure moi-même du cercle des choses dignes de mémoire. Tout le monde afflua alors dans ma chambre dans une précipitation confuse, si bien que je n’eus d’autre choi

Les aventures de Céleste ou le voyage impossible (2)

7. Descendant la rue principale, Céleste se demande si les grands héros du passé auraient pu s’accommoder de vivre au sein de ces vastes réseaux urbains où la nuit pâlit devant les lumières artificielles, où le bruit et le tumulte écrasent les corps et les âmes. Pour lui, rien ne vaut la campagne et ses routes solitaires. C’est d’ai