Partout des mouches, en haut en bas, dans le lit, derrière les oreillers, sous les tapis, dans les persiennes. elles vrombissent à mon oreille, elles me passent dans le sang, avec leurs yeux exorbitants. je les vois me voir, tant de yeux pour moi seul ! il y en a de toutes sortes : des grosses, des petites, des minuscules, des bleues, des noires,
Julien Métais
Julien Métais
Philosophe, amoureux de la langue française, l'auteur mène une réflexion passionnée sur le pouvoir de l'esprit et les limites du langage.
Ses blogs
Articles :
343
Depuis :
01/05/2014
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
A aude perez délice de la fatigue qui approfondit jusqu’au néant la substance humaine. dans la fatigue chemine un germe contrarié qui a la prétention exorbitante d’abolir le monde. la fatigue enseigne à l’homme l’art d’être une nuance infinie. la fatigue, dans un grand mouvement, emporte toutes choses dont elle forme une ligne mince
1. dégagez, vous dis-je, je manque d’air, j’étouffe ! ce n’est tout de même pas difficile à comprendre. mais non, rien n’y fait, ils s’agglutinent autour de moi, par grappes proliférantes, ils veulent voir l’oiseau blessé qui arrive à peine à ouvrir ses ailes et à les déployer, ils veulent assister à ce spectacle tragique de
A marie-cécile gaudot 1. un jour, l’envie me prit d’aller voir ce qu’il y avait de l’autre côté de la page. je ne fus pas déçu. un arbre isolé s’élevait vers le ciel noir. autour de cet arbre un bruissement de voix ininterrompu. je m’approche et je remarque un creux dans le tronc, un creux ou, devrais-je dire, un trou formant un
A nicolas gomez davila le christianisme est une religion si exigeante qu’il faudrait être fou pour ne pas adhérer à ses articles de foi. le vulgaire ignore l’excellence, seule l’enthousiasme sa propre médiocrité. il est dans la nature de la contemplation de s’épanouir en vision mystique. il faudra tout de même que j’interroge quelq
Ces proverbes ont été inspirés par la lecture du livre des proverbes de la sainte-ecriture. comme pour les psaumes, l’édition utilisée est la traduction du chanoine crampon, révisée par frère bernard-marie. les versets en gras sont des reprises littérales du texte. l’amour est le commencement de la sagesse, la haine divise et conduit
A nicolas gomez davila une prose sobre est une prose qui, délestée de tout bagage inutile, a la transparence de l’air et la profondeur de la mer. dieu n’est pas une abstraction mais la puissance de vie plénière qui me maintient debout quand tout s’effondre autour de moi. comment supporterions-nous ce monde moderne si nous ne percevions, s
1. je sais, je suis en retard, inutile de me le rappeler ! pour ma défense, je reconnais prendre un vif plaisir à passer de page en page. pendant le court temps où je m’instruis des grands auteurs – les grands auteurs ne sont pas aussi grands qu’on le dit – je me feuillette et j’apprends sur moi des choses étonnantes, des choses qu’
Il y a dans le cœur du malade des promesses d’éternité qui le rendent intouchable. celui qui se jette à terre ne tombe pas. toute chute véritable s’enracine dans la profondeur des cieux. la petite espérance soutient l’homme dans la maladie, grâce à elle il vit en paix jusque dans la déchirure de l’être. le pauvre implore et suppli
A nicolas gomez davila il y a mille erreurs mais la vérité est unique. la vérité est une personne qui nous exhorte à marcher sur ses pas jusqu’à la croix. la solitude est un juge impitoyable qui traque l’homme jusque sous la peau du langage. la pensée est d’une brutalité sans nom, elle se soumet toutes choses avec un aplomb et une dé
English
Deutsch
español
italiano