Ils sortaient des haies par dizaines. ils couraient vers la clairière où je me tenais. des hommes nus avec des bras comme des massues. je les voyais arriver. je ne pouvais pas bouger les jambes. des racines me retenaient. rapidement, un après l’autre, ils sont passés à travers moi. je les sentais comme des lances me transpercer. je sentais l
Jonathan Asselin
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Jonathan Asselin
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13/01/2013
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Un visage aux yeux exorbités renvoie un arc-en-ciel. les veines ceignent sa peau violette. le tout coupe brusquement sur l’encadré boisé ; le cou, les couleurs, la blancheur. des nuages blancs, une mélodie onirique. le même visage que plus tôt, sans l’air malade. il est rougeâtre, les lèvres oranges, l’iris jaune, les cheveux commando
Je me suis toujours moqué des gens qui échappaient leur téléphone dans la toilette. ce soir, le karma s'est équilibré en envoyant quelqu'un pour venger toutes ces personnes dont j'avais rit. ils ont choisi cet allié vengeur beaucoup plus près que je n'aurais pu me l'imaginer. mon portable s'est retrouvé dans la cuvette. par la main de ma f
*knock knock* - who's there ? - my name is - - got beer ? - nope. - see ya.
Il restait qu’à installer le siège percé et j’allais enfin pouvoir tester mon « chière-volant » (l’idée du nom m’est venue du fait que vu du plancher, on aurait dit un cerf-volant). j’en ai mis du temps là-dessus. ça me rappelait les heures passées à assembler les jouets que je trouvais dans les kinder surprise volés au dépan
Je suis je suis je suis je suivais la cadence je vois je vois je vois je voyais la folie je vis.
Un jour, alors que j'avais trois ou quatre ans, mon père était occupé à travailler dans le salon - il avait sa propre compagnie et était donc physiquement à la maison. j'ai décidé de lui faire un cadeau, le genre tout simple que tout le monde apprécie : un dessin. un dessin de moi, un dessin d'enfant. je ne me rappelle pas ce qu'il y avait
La corde sur laquelle j'avance, au-delà des nuages, est instable. je ne sais où elle me mène ni si j'y parviendrai un jour. je crie, mais ma voix se perd dans l'immensité qui me sépare des autres. je suis mon pire ennemi, celui qui voit du mauvais oeil ; le principal responsable de ma solitude. si seulement j'avais un guide, de la compagnie. j
Les marguerites se ressemblent toutes. elles naissent, fleurissent et fanent. je suis seule dans le jardin, seule hors du bouquet. j’attire l’attention des autres. elles ignorent comment attirer la mienne. si je parvenais à les écouter, peut-être trouverais-je une place en leur sein. je mettrais fin à la solitude, je vivrais comme elles –
Je me hisse par le toit du vieux volkswagen, j'ouvre l'urne où tu reposes et je te libère, une poignée à la fois. mes larmes amères et ta couleur grise éteignent le feu rose orangé du paysage sous un soleil déclinant. je te pardonne et te libère. avec le vent éparpille-toi, reprends vie. tu aimais tant les randonnées du dimanche. je me s
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