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Tags associés : chronique, douze pieds sur terre

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Thy Wanek

"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett
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Articles : 28
Depuis : 19/11/2017
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Liberté

Toujours te revenir, toujours de longs couloirs, Et n’en jamais finir d’en subir les détours, Et l’attente élimée de parloir en parloir, Où des bibles armées veillent à double tour. Arrimée aux esprits d’une candeur innée, Baignée des prophéties de vieillarde imposture, L’or factice remplit, sur ceux des condamnés, Tes yeux pen

Enfer

Ce n’est pas un empire de feu démentiel. Ni un gouffre grouillant d’infinis hurlements. Ni le revers du mythe d’un dieu en son ciel. Ni l’affreuse menace d’un grand châtiment. C’est un insignifié aux allures muettes, Une once de cosmos à l’inertie pesante, Un tout sombre joyaux mais aux miroirs qu’inquiète Une folie de soi aux

Viendrais-tu

Tu as remarqué. Pas comme une question. Non. Comme un roman déjà. Monté en souples masses de gouttelettes, exhalaisons des sons horaires en tristes tintements de métal. Emané de toute la lande propagée à perte de vue, pour accueillir nos pays, nos errances, nos quêtes, nos châteaux temporaires, nos draps aux voiles gonflées, nos cris de

Chimère

Alors tu te rendors, mystérieux appétit. Tes langueurs éreintées, sur de lentes pâtures, S’écoulent pesamment, volcaniques bavures, Vers le gosier béat du cœur qui ralentit. Dans les chaleurs mouillées se tend et se dilate La pénombre encensée par les odeurs des chairs. Et la faveur obscure de ce sanctuaire Protège entre leurs bras un

Crime

Crime s’avance en nombre, énigmé de lueurs, L’œil faux toujours brillant, et l’œil vrai, Accablé de tourments, pour conjurer sa peur, A la honte réserve ses plus lâches traits. Majesté encensée d’angoisse et de fantasmes, Terrifiant serviteur des causes privatives, Sournoise damoclès, confortable marasme, Traine humaine au passage
La Chaise Aimante (art comptant pour rien)

La Chaise Aimante (art comptant pour rien)

Art comptant pour rien (mais pas pour tout le monde) La Chaise Aimante Dans le cadre de nos après-midis infantiles, et ce quelque soit le moment de la journée, nous avons l’immmmmmmmenssissime plaisiroïde autosatisfaction de vous présenter, déjà mondialement connu des cercles boursiers et des plus importants clubs de salonards ébahis, l’

Les chiens

Je ne savais sur quel vaisseau je m’embarquais, A cet instant c’était le seul qui sur le quai, Le ventre ballotant sur un flot empirique, Et les voiles gonflant d’utopies héroïques, Attendait vers la nuit pour perdre ses amarres, Un passager fuyant jusqu’aux lueurs des phares. Les chiens aboyant au bout du jour qu’engouffre l’ombre.
Vanité

Vanité

Entre les pourpres pans seulement entrouverts Des rideaux accrochés dans les cintres célestes, D’où un phare glacial rétrécit l’univers, Voir dans leur vanité le calme de tes restes. Découvrir de ton crâne tout déguenillé, Parfaitement défait de son étroit costume De chair mince et de fine peau éparpillée, Immobile grimace, le cha

Neutron

Quand parfois quelques mots, anodins et subtils, Viennent à distiller, au milieu du dédales D’éreintantes pensées, sur l’air d’être futiles, Une semée comme une fleur perd ses pétales. Et ce peu qui se meurt, quelque soit l’abandon, Hasarde de ce vrai que des gouffres dévorent, Avalant nuits et jours dans un ventre sans fond, A pert

Un jour je ne serai plus

Un jour je ne serai plus. Ce jour arrivera, je ne serai plus. Peut-être que le jour de ce jour ne sera pas complétement sorti de la nuit. Ou n’y sera pas entré totalement. Ce sera le temps du chien-loup. L’heure de l’ombre qui va à la lumière. L’heure de la lumière qui va à l’ombre. On peut suivre ses traces dans la neige. Dans la