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Tags associés : chronique, douze pieds sur terre

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Thy Wanek

Thy Wanek

"Puisque nous sommes nés, il va bien falloir faire avec." Samuel Beckett
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Articles : 19
Depuis : 19/11/2017

Articles à découvrir

Ombre

Ombre

Rencontré l’ombre rouge un matin primitif, Clandestine doublure apparue d’un aveu. D’une éclipse pochée par un essor votif. A feux doux l’aube ornait des orgues nuageux. Nul dieu évidemment, ni passé ni présent. Nulle grise fumée, nul élixir complice. Aucun rêve sorcier, aucun charme pesant D’un scintillant trompeur sur ce moment

Liberté

Toujours te revenir, toujours de longs couloirs, Et n’en jamais finir d’en subir les détours, Et l’attente élimée de parloir en parloir, Où des bibles armées veillent à double tour. Arrimée aux esprits d’une candeur innée, Baignée des prophéties de vieillarde imposture, L’or factice remplit, sur ceux des condamnés, Tes yeux pen

Préméditation

A ton enterrement je vais, Le cœur peut-être un peu noué, Comme si je me souvenais De ton miroir que j’ai troué. Chaque aube fondante de mauve, A l’ombre d’une traître pluie, Dans une odeur poisseuse et fauve Qu’exhalent de crasseux ennuis. Et puis quand bien tassée la terre Dans le champ calme d’outre-langue, Je range froid mon ré
Une histoire des banlieues françaises

Une histoire des banlieues françaises

Ecrire un livre d’histoire n’est jamais une mince affaire. Même si l’auteur, dans un probable souci d’humilité, a opté pour un titre modeste, « une » histoire, c’est bel et bien le déroulé de tout ce qui a marqué, imprégné, durant ces cinquante dernières années, ces grandes zones du sol métropolitain de la France, qu’on a a

Berceau

Etendu yeux ouverts et bras le long du corps, Sur un vieux fond de bois sentant algue et poisson. Il rêve insouciamment, pas plus vivant que mort, Au berceau dont le flot lui fait consolation. D’amarres n’a jamais rien largué nulle part, Ni accroché une encre au rivage du monde. D’un doux silence froid, loin des fracas épars, Il contine u

Anthémios

Matin calme. Ville feutrée. Ouatée comme sont certaines aubes automnales. Crincrin des usages. Roulis des habitudes. Rituels contingents. Mais aux sons, mais au bruit, l’espace, ici, demeure sourd. Ici, dans l’anse ou fléchit le cours du canal. Ici, dans cette anse aux eaux lisses. Dont la voix hiératique porte ce jour-là un précieux et s

Jours

Chaloupes indécises, les jours qui dérivent, Leurs contenus versant dans les nuits qui les noient, Secrètement font bruire des ondes lascives D’un message caché dans leur coque de noix. Peu d’entre peuvent dire de leurs cargaisons, D’une improbable main et sur quel gouvernail. Commençant, finissant, sans aucune raison Que les subtiles lo

Nébuleuses

Grand ciel plein de tourments, où tout semble immobile, Où soudain toute seule une étoile qui file Hante d’un millimètre des rêves avides, Et s’éteint violemment sous la voute impavide. La pensée s’hallucine d’une destinée, Calcule et recalcule des coordonnées De novas, de trous noirs, de rochers, de pulsars, Soupçonnant un dessei

Retour au silence

Vaste main aux fenêtres orangées, comme un front engoncé sous l’éponge du ciel. De là-haut pendent des versatiles au bout de leur fils, indécis immobiles. Dedans filent des vestibules à travers les pendules vernaculaires. Il se conte des ailes mortes, écailles en quelque sorte, de dépouilles au delà des portes. L’origine et le bout du

Chimère

Alors tu te rendors, mystérieux appétit. Tes langueurs éreintées, sur de lentes pâtures, S’écoulent pesamment, volcaniques bavures, Vers le gosier béat du cœur qui ralentit. Dans les chaleurs mouillées se tend et se dilate La pénombre encensée par les odeurs des chairs. Et la faveur obscure de ce sanctuaire Protège entre leurs bras un