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Tito Topin

Tito Topin

Graphiste, illustrateur, il a réalisé des campagnes publicitaires, des affiches de films, des génériques de films et deux bd avec Jean Yanne (La langouste ne passera pas, Voyage au centre de la C...). Réalisateur, il a fait trois courts métrages (Tes yeux de braise me font merguez, Que tes larmes ruissellent sur la vaisselle, Le Bon, la Belle et le Fainéant). Scénariste, il a écrit un peu pour le cinéma et beaucoup pour la télévision. Il est notamment le créateur de la série Navarro, cent-huit films auxquels il convient d'ajouter une cinquantaine d'autres. Écrivain, il a publié chez Grasset, Gallimard, Fayard, La Branche, Syros, Rivages noir, Denoël, Naïve, Genèse, La Manufacture des Livres, et récolté plusieurs prix : le prix Mystère de la Critique pour "55 de fièvre", le Grand Prix de la Littérature Policière pour "Un gros besoin d'amour", le Prix Polar de Cognac pour "Bentch & Cie", la Plume de Cristal à Liège pour "Des rats et des hommes". Ses derniers romans : Les enfants perdus de Casablanca (Ed. Denoël). Tout le monde il est beau, tout le monde il est Jean Yanne (Naïve), Métamorphose des cendres (Rivages noir), De Gaulle n'est pas un auteur de polar (Genèse), L'exil des mécréants. 55 de fièvre. (La manufacture de livres). Casablanca, l'aventure du film (Editions Lettmotif).

Ses blogs

Tito Topin, blog-trotteur.

Romans, nanars, polars, scénars, arts, essais sur le cinéma... et caetera.
Tito Topin Tito Topin
Articles : 115
Depuis : 12/09/2017
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Brasserie du Théâtre XLIX.

Brasserie du Théâtre XLIX.

J'ai un besoin physique de voir la mer. C'est vital chez moi. Installé au bord de l'océan ou sur un port de la Méditerranée, je regarde le sillage que font les bateaux sur la surface de l'eau jusqu'à ce que la dernière écume disparaisse et ça suffit à mon bonheur. Quand ce n'est pas possible, je me contente d'un lac ou bien je m'assois au
Brasserie du Théâtre XLV.

Brasserie du Théâtre XLV.

J'aime cette brasserie, j'y ai mes habitudes. Quand je donne rendez-vous à quelqu'un, c'est presque toujours ici que je le fais. La dernière fois que c'est arrivé, c'était bien avant la pandémie, trois ou quatre ans pour le moins. Une jeune et jolie journaliste qui voulait m'interroger sur l'avenir du polar. Je me souviens d'avoir répondu que
Brasserie du Théâtre. XLVIII

Brasserie du Théâtre. XLVIII

Assise à la table voisine, une grosse femme à la chevelure teinte en rouge, les yeux fermés, les mains plantées sur ses cuisses légèrement ouvertes, prend le soleil. Elle parle à mi-voix à son compagnon, aussi solide qu'elle, barbu, crâne rasé sous une casquette militaire, blouson d'une armée inconnue, bermuda bariolé, mollets tatoués,
Brasserie du Théâtre. XLIV.

Brasserie du Théâtre. XLIV.

Premier avril. Vent glacé descendu de Laponie. Merci, les Lapons. Impossible de s'asseoir en terrasse. À l’intérieur, pas grand monde. Un type attablé, seul, la tête d'une momie sans ses bandelettes. Veste de velours vert trop grande pour lui. Teint terre de Sienne brûlée, regard fixe. Les deux mains fermées autour d'un cappuccino fumant.
Il se dit autour de moi.

Il se dit autour de moi.

Il se dit autour de moi que malgré le virus, ou grâce à lui, 2022 sera l'année du bonheur gras. Ce n'est que justice. On s'est moqué des poètes et nous avons Orelsan, on s'est moqué des scientifiques et nous avons Raoult, on s'est moqué des politiques et nous avons Zemmour, on s'est moqué des stars et nous avons Nabilla, on s'est moqué de
Brasserie du Théâtre XIIL.

Brasserie du Théâtre XIIL.

Dix heures du matin. Ciel limpide. Une jeune fille passe sur un vélo de location. Elle porte une robe légère de chez Zara, ou bien de chez H&M, une de ces robes qu’on jette à la fin de la saison. Dans le petit panier qui prolonge le guidon, une plante oscille à chaque coup de pédale. Un type pour le moins quinquagénaire, ventru, revêtu d
Brasserie du Théâtre XLVI.

Brasserie du Théâtre XLVI.

"T'as été voté ?" me demande Paul en faisant signe à la serveuse. "Pas encore, "je réponds en haussant les épaules. "Déconne pas, il dit, tu te souviens de la fable de La Fontaine sur la fourmi, le scarabée et le grillon ?" "Tu sais, La Fontaine, ça va faire soixante-dix ans que je n'en ai plus entendu parler." Il commande deux verres de v
Brasserie du Théâtre XIL

Brasserie du Théâtre XIL

Quatre heures de l’après-midi. Sur la table voisine, une bouteille de rosé. Bien entamée. Un couple. Elle se lève. Une liane. Gracieux mouvement de la hanche pour quitter la chaise sans la reculer. Part vers les toilettes. Démarche en apesanteur. Montée sur Louboutin. Toute en cuir noir. Souple. Du pécari d’après le grain de la peau. Pa
Brasserie du Théâtre XLVII.

Brasserie du Théâtre XLVII.

Paul a voulu reprendre des escargots. Moi, je ne préfère pas. Il a insisté, j'ai persisté. Qu'il en prenne s'il en a envie, mais pas moi. Non, une douzaine de plus c'est trop, il veut la partager. Mon non est définitif. Il s'est renfrogné, a ouvert le journal d'un geste brusque pour afficher son mécontentement, feuilleté une page en grognan
Brasserie du Théâtre XIIIL.

Brasserie du Théâtre XIIIL.

Quatre heures et quelques de l'après-midi. Paul est de mauvais poil. Ses dents, me dit-il, ça lui bouffe la tête. Je partage sa détestation des dentistes. C'est pas tout, il s'est acheté une paire de mocassins avec l'arrivée des beaux jours. Ils lui font mal. C'est pas tout, on lui a volé son vélo. En venant, à pied, il est passé devant l