J’ai longtemps habité un grand chêne. seul au milieu du champ, je regardais le monde, envieux de tous ceux que leurs racines ne retenaient pas sur place, qui pouvaient d’un instant à l’autre partir, s’en aller découvrir d’autres contrées, se frotter aux forêts immenses où courent les grands cerfs, se perdre dans les garrigues odora