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Sylvie Méheut

Sylvie Méheut

Carnets poétiques Photographie Emmanuel Szwed

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Sylvie Méheut

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Sylvie Méheut Sylvie Méheut
Articles : 65
Depuis : 15/07/2017
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Et tout disparaîtra

Et tout disparaîtra

Ernest Pignon Ernest Et tout disparaîtra dans un vent de merise L’étang aux farfadets La palombière grise Le grand ciel héliotrope revenu d’Erythrée L’arabesque des voix carrossant la vallée Le casaquin de soie glissant sur la glycine Et tout disparaîtra dans un vent de merise Les fièvres alumines La mâture du soir La capitainerie Le
Au pays de ses sources

Au pays de ses sources

© Christophe Charbonnel J’aimerais refleurir au pays de ses sources Et n’être plus que mousse entre ses doigts de lierre À son flanc de nigelle épingler mes bruyères Veiller sur son sommeil comme une abeille douce Voyeur ensorcelé par le parfum des mers Voyageur intrépide emportant dans sa course Les farfadets de feu escortant la Grande
Celtie

Celtie

Bretagne n’as-tu pas Jadis en ta demeure Aligné le soleil À l’ombre de la croix Et la crique et la crypte Où l’océan s’enfleure S’irisent similaires Au berceau de l'émoi Ô Bretagne fidèle Au sein de la marée Aux grèves de novembre Où passent les gisants File file ta laine Au ventre du passé Suspends à tes falaises L’échelle
Les flambeaux du soir

Les flambeaux du soir

À peine éveillée Dans le soir froissé L’étoile caresse Les gerbières d’or Où la lune encore Savamment paresse Sur le sémaphore Roucoule et s’endort Le violon des brumes Sépulcre du jour Où le soleil gourd Pose son enclume Les barques d’osier Tendres fiancées Vaillamment bâillonnent D’un baiser de jais L’océan défait Où l
L'andalouse

L'andalouse

Henry Stanier, The Alhambra, Granada, 1869. Dès le premier frisson qui carmine l’aurore Alors que dans le ciel quelque nuage mousse Je vois parfois surgir d’une ravine rousse Le regard assombri del Cid Campeador Captive, je descends cueillir dans la vallée Le jasmin qui déjà entête les feuillages Si je tendais le bras j’effleurerais Cart
Aux filets de la nuit

Aux filets de la nuit

© Francesco Zizola, In the same boat. 2016 Pris au filet de la nuit Pris au collet Errants candescents D’un autre hémisphère Offerts au sexe béant de la mer Offerts à l’agonie Si l’arche n’était venue Ils seraient morts ainsi Sous le mors écumeux de l’hiver Et de leur frêle esquif Ne resterait que l’ombre L’ombre tapie sous l
Les berges cantilènes

Les berges cantilènes

Les berges cantilènes Propagent leur murmure L’aigrette du soleil Siphonne l’horizon L’été s’enfuit déjà Pâlissant les lasures Et la coulée d’azur Glissant sur le gazon C’est un petit chemin Traînant dans la luzerne C’est une vasque folle Où la feuille s’ébat Un chant marmoréen Que l’angelot rappelle Un amour oublié Qu
Il pleut sur la mer

Il pleut sur la mer

© Franklin Hamon Ni mur Ni frontière Ni fêlure À peine cette torpeur étrange De ce qui va et qui n’est plus Déjà qu’une ombre sur la Manche Déjà qu’un vaisseau disparu Et je suis là Nue de t’attendre Sur ce banc qui roule éperdu Vers d’autres chants D’autres silences Ses fullerènes incongrus Les vitrines ce soir se penchent
Les mûriers de septembre

Les mûriers de septembre

En aparté Et à l’encontre Des méprises carnassières Du temps Il demeure Sourcier Il demeure L’infant La tempête ajournée Le labyrinthe ardent La liesse sublimée Le chemin diligent Le hallier solidaire Le territoire blanc La brume parallèle Au sépulcre du vent Il demeure L’influx La toison de l’orage Le rire L’apanage Des gorges a
L'arche

L'arche

Photo © Philippe Ulliac Now I’ve heard there was a secret chord Leonard Cohen *** Le long de chaque lame irriguée par le vent Se perd une douceur ourlée de démesure Une onde qui rugit Une onde qui appelle Au couronnement de l’instance première Au premier cri venu Qui tourmente la nuit de son glaive d’azur De son chant ancestral Et la que