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Sylvie Méheut

Sylvie Méheut

Carnets poétiques Photographie Emmanuel Szwed

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Sylvie Méheut

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Sylvie Méheut Sylvie Méheut
Articles : 75
Depuis : 15/07/2017
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Anochecer

Anochecer

Antequera © Eric Rowbottom Rouge l’arène Et le vin andalou Quand titube le soir Sur les murailles D’Antequera Dans le cercle d’or Tressé d’ambre et de feu L’élytre rubis D’une étoile Éclat de cinabre Dans la joie des cieux Rouges Les veines de l’aveu Rouge le vent de charité Rouges les lèvres de faïence Sur nos paupières saf
Pour un aveu de vous

Pour un aveu de vous

Le baiser du Gustave Klimt Pour un aveu de vous J’aurais conquis le monde Vos lèvres sur mes yeux Votre souffle à ma joue Nous aurions par centaines Égrainé les secondes De ces minutes blondes Où les âmes se nouent Les cieux gardent en vain L’empreinte vagabonde De notre fol amour Et de notre amour fou Parfois lorsque la nuit Dévale sur
Nuages

Nuages

Ivan Aivazovsky, Nuages au-dessus d’une mer calme, 1889 Ô nuages Tissez haut dans le ciel vos mirages d’écume La verge du soleil limaille l’horizon Et vous allez froissant insolemment la dune Entre vos cils de sel et vos seins de coton Nuages Ô paysages Cartulaires des nues Combien de vies enfouies crépitent entre vos mains Combien d’â
Appartenances

Appartenances

Je suis née d’un soupir Sur le flanc d’un coteau D’un chemin satiné D’une brise marine D’un triangle où chemine Les ombres des hameaux Je suis née d’un désir Amarré au silence De l’arène meurtrie De l’onde morcelée D’un navire qui dérive Au large de l’absence Je suis née d’un orage Retenu par la plaine D’un talus d
Au jardin de Montaigne

Au jardin de Montaigne

Saint-Michel-de-Montaigne © Emmanuel Szwed C’est la vie entière qui lente s’achemine Métronomiquement sur le blason du temps L’aigrette des noyers ramende la colline Où s’étoilent déjà les rameaux dissidents La chartreuse s’endort, Castillon s’illumine La Tour de Montaigne s’estompe dans la nuit C’est l’heure des serments
Octobre

Octobre

Parc du Thabor, Rennes. Octobre La ville cherche son âge Dans la rousseur des pierres Octobre Tiges nues et vent de bruyère S’offrent au désir des abat-jour Octobre Rue Hoche ce matin Nabuchodonosor et pain La Saint-Melaine en Mélusine Octobre Avec son front d'alabandine Et ses regrets de boulingrin Octobre Comme un surplus d'amour Aux vasque
Vois

Vois

Camille Claudel, La Valse. Vois Cet amour que nous possédons Et cet amour qui nous précède Qu’une chaste et dolente fièvre Aiguise en son humanité Vois Tout se dessille sous l’absence Et de l’absence tout renaît La source ne mendie jamais C’est le ruisselet qui s’élance Vois Sous la coupole du silence Parader l’amble du désir O
Au jardin de nos coeurs

Au jardin de nos coeurs

Dinard © Élodie Rollin Le ciel ajuste son pallium La lumière est plus chaste Que l’ajonc des collines L’île se parchemine Et le ponant colore De son dernier pinceau Ses nacelles divines Martingale du soir Où s’épousent déjà Le premier jet de l’aube Et le jour qui décline Tout se rejoint alors Les rives alumines Et les derniers br
Marine

Marine

Ivan Aivazovsky, Stormy Sea at Night, 1849 Céleste empire des haubans Hautbois des mers Qui de l'écume au firmament Portez chimères Gréements des hautes latitudes Palissés d’or Quand le néant croche à la hune Ses météores Vous escortez de vos lanternes L’ombre des nues Et vous glissez comme phalènes Au vent chenu Génois qui parez l
Dans l'invincibilité bleue

Dans l'invincibilité bleue

Laisse la vie te désirer Laisse le large t’envahir Quitte ta vêture de paroles Sois le Cap qui se balance Deviens la présence éblouie La joie L’idée La suspension Le frémissement des saisons La coupe pleine d’infini Tu te tiens face à la lumière Dans l’invincibilité bleue Nul ne viendra trancher La courroie de tes rêves Nul ne vie