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Sylvie Méheut

Sylvie Méheut

Carnets poétiques Photographie Emmanuel Szwed

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Sylvie Méheut

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Sylvie Méheut Sylvie Méheut
Articles : 61
Depuis : 15/07/2017

Articles à découvrir

Il pleut sur la mer

Il pleut sur la mer

© Franklin Hamon Ni mur Ni frontière Ni fêlure À peine cette torpeur étrange De ce qui va et qui n’est plus Déjà qu’une ombre sur la Manche Déjà qu’un vaisseau disparu Et je suis là Nue de t’attendre Sur ce banc qui roule éperdu Vers d’autres chants D’autres silences Ses fullerènes incongrus Les vitrines ce soir se penchent
Qu'importe

Qu'importe

Qu'importe l'immanente lumière Qui frappe la lucarne Et ce goût de fougère Qui roule sur les doigts Qu'importe le matin clos Et le soir qui s'ébat Sur tes lèvres encloses Si l'absence dépose l'idée de ton regard Sylvie Méheut
L'arche

L'arche

© Francesco Zizola, In the same boat. 2016 Pris au filet de la nuit Pris au collet Errants candescents D’un autre hémisphère Offerts au sexe béant de la mer Offerts à l’agonie Si l’arche n’était venue Ils seraient morts ainsi Sous le mors écumeux de l’hiver Et de leur frêle esquif Ne resterait que l’ombre L’ombre tapie sous l
Au creux de ta mémoire

Au creux de ta mémoire

India Dream © Clo Hamelin J’ai voyagé longtemps au creux de ta mémoire Mon amour J’ai navigué mille ans Du portail antarctique Aux ombres granitiques des îles sous le vent J’ai vu par ton regard J’ai aimé par ta voix Du Cap évanescent, l’impensable lumière Des plaines de Crimée, la fourrageuse joie Le charme singulier des matins
Matines

Matines

Ô doux leurre de l’alacrité Ô mirage Ô douleur des rives salées Et des rivages Quand la lune Triste calebasse Fuit Effeuillant Sur la dune lasse Les néons tièdes de la nuit Quand la mer Scolopendre d’or Étale Sur le verso b lond De l’aurore Son châle Quand la fériale volupté Rose S'immisce Éveillant D’un rai langoureux Le lit na
Prédication

Prédication

Muette Je me suis conçu des lèvres Imperceptiblement Aveugle Je me suis inventé un regard adjacent Délivrant ainsi les contraires Et les livrant au feu Sorcière n’exhumant que sa fièvre Et le temps miséreux La pensée qui portait S’érige en abstinence Et mes mots se font pieux Les heures se dénudent Aux fenêtres du temple Le verbe gî
Et tout disparaîtra

Et tout disparaîtra

Ernest Pignon Ernest Et tout disparaîtra dans un vent de merise L’étang aux farfadets La palombière grise Le grand ciel héliotrope revenu d’Erythrée L’arabesque des voix carrossant la vallée Le casaquin de soie glissant sur la glycine Et tout disparaîtra dans un vent de merise Les fièvres alumines La mâture du soir La capitainerie Le
L'andalouse

L'andalouse

Dès le premier frisson qui carmine l’aurore Alors que dans le ciel quelque nuage mousse Je vois parfois surgir d’une ravine rousse Le regard assombri del Cid Campeador Captive, je descends cueillir dans la vallée Le jasmin qui déjà entête les feuillages Si je tendais le bras j’effleurerais Carthage O Grenade je meurs sous le dard de l'é
Au pays de ses sources

Au pays de ses sources

© Christophe Charbonnel J’aimerais refleurir au pays de ses sources Et n’être plus que mousse entre ses doigts de lierre À son flanc de nigelle épingler mes bruyères Veiller sur son sommeil comme une abeille douce Voyeur ensorcelé par le parfum des mers Voyageur intrépide emportant dans sa course Les farfadets de feu escortant la Grande
Les flambeaux du soir

Les flambeaux du soir

À peine éveillée Dans le soir froissé L’étoile caresse Les gerbières d’or Où la lune encore Savamment paresse Sur le sémaphore Roucoule et s’endort Le violon des brumes Sépulcre du jour Où le soleil gourd Pose son enclume Les barques d’osier Tendres fiancées Vaillamment bâillonnent D’un baiser de jais L’océan défait Où l