Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog
Fred Pougeard
F

Fred Pougeard

Ses blogs

La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 479
Depuis : 10/10/2016
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Mme Swann apparaissait...

Mme swann apparaissait...

Les beaux jours étaient enfin revenus, et la chaleur. comme je savais qu'avant le déjeuner mme swann sortait pendant une heure et allait faire quelques pas avenue du bois, près de l' é toile et de l'endroit qu'on appelait alors, à cause des gens qui venaient regarder les riches qu'ils ne connaissaient que de nom, le "club des pannés", j'obtin
"Avoir quelque chose à dire"

"avoir quelque chose à dire"

"avoir quelque chose à dire", la sotte expression. mais on n'a rien à dire, ça crève les yeux et le reste. c'est pourquoi l'on parle, écrit, bouge sans cesse. pourquoi l'on vit, en quelque sorte. c'est le ciel, la fleur, l'âne, la mer qui ont quelque chose à dire, qui nous supplient de les aider dans leur difficile prononciation , tonitruant
Sur la pointe des pieds

Sur la pointe des pieds

Il n'y a plus rien qui reste entre mes dix doigts une ombre qui s'efface au centre un bruit de pas il faut étouffer la voix qui monte trop celle qui gémissait et qui ne mourait pas celle qui allait plus vite c'est vous qui arrêtiez ce magnifique élan l'espoir et mon orgueil qui passaient dans le vent les feuilles sont tombées pendant que les o
Je serai aux aguets

Je serai aux aguets

L'amour, l'amour ! même en spasmes, au tombeau je serai aux aguets, séduite, confuse, je m'élancerai vers toi, mon doux ! je ne te quitterai ni dans un nuage ! ni dans une congère mortelle ! je n'ai pas reçu deux ailes merveilleuses pour garder des pierres sur le cœur ! de la pauvre tribu d'aveugles entravés et sans voix je n'irai pas grossi
Grand'mère, grand'mère

Grand'mère, grand'mère

(...) quand j'arrivai au bureau de poste, ma grand'mère m'avait déjà demandé ; j'entrai dans la cabine, la ligne était prise, quelqu'un causait qui ne savait pas sans doute qu'il n'y avait personne pour lui répondre car, quand j'amenai à moi le récepteur, ce morceau de bois se mit à parler comme polichinelle ; je le fis taire, ainsi qu'au
Si ce que tu éprouves a une vigueur suffisante...

Si ce que tu éprouves a une vigueur suffisante...

L'écrivain tire profit de tout fût-ce de ce qui en lui repousse l'écriture (...) ce qui se ligue pour contrarier la naissance d'une œuvre peut devenir ce qui la nourrira (...) le courage dont tu dois faire preuve lorsqu'au seuil d'une page tu réprimes ce qui insidieusement te poussait à renoncer (...) ordonner des mots modeler des phrases pou
Une autre femme en pleurs

Une autre femme en pleurs

Déverse l'affliction de ton cœur trop amer que la désolation ne va pas adoucir. du poison croît dans ces ténèbres. c'est dans l'eau des larmes que s'élèvent ses fleurs noires. la magnifique cause d'être, l'imagination, la seule réalité dans ce monde imaginé te délaisse avec lui pour qui nulle fantaisie ne s'émeut, et tu es navrée d'u
Bataille de Fontenoy

Bataille de fontenoy

De petites fleurs nageaient dans le sang des vaincus. elles s'épanouissaient au contact du liquide frais qui coulait en faisant pencher l'herbe. notre général était assis, adossé à un canon. il comptait les doigts qui lui restaient et pensait qu'en cas de famine personne ne pourrait repousser ces ouvreurs de gloire. ses moustaches, dégouttan
C'est vil de faire le poète...

C'est vil de faire le poète...

C’est vil de faire le poète, de se poser en bel esprit, d’archiver ses œuvres complètes, de trembler sur ses manuscrits. ne crée que celui qui se donne sans y chercher le moindre gain. c’est honteux d’être, étant personne, la fable de tout un chacun. la vie, prends-la comme une grâce, un don si fort que pour finir l’espace même no
Eurydice

Eurydice

Plutôt le son que produit une biche quand une pointe de flèche remplace le jour avec une réponse au murmure vide de ses côtes. nous l'avons vu venir mais avons continué de marcher à travers le trou dans le jardin. car les feuilles était d'un vert pur et le feu un pâle coup de pinceau au loin. ça ne dépend pas de la lumière, mais de combi