Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog
Fred Pougeard

Fred Pougeard

Ses blogs

La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 300
Depuis : 10/10/2016
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

L'oiseau

L'oiseau

Je fus un grand oiseau lourd et parfois je reconnaissais les villes que j'avais traversées jadis j'aimais surtout les ponts et les jardins où le soir en été les danseurs flottaient sous les réverbères ils avaient peur lorsque mon ombre tombait sur eux moi aussi j'avais peur quand les bombes pleuvaient je m'envolais loin et lorsque le silence
La colocataire aux pieds nus

La colocataire aux pieds nus

Et si ce n’était pas le froid du soir qui nous pinçait les lèvres, mais la marche qui reprend, se renouvelle éveille un autre vent et tous ceux en qui j’ai cru ? Tu sais que je porte encore en moi l’envie de m’en aller comme s’achève un film, le soleil en plein visage, dans la musique qui monte, et de laisser à vos cantons de sable
Mon père me récitait des vers

Mon père me récitait des vers

Quand j'étais malade, moi, je n'avais pas peur. Le lit, j'y étais à mon aise et je me laissais aller. Je n'avais aucune envie d'aller courir, et, pour m'amuser, il y avait ce livre d'images que me proposait le plafond de la chambre, un théâtre qui changeait comme je voulais. Et le théâtre que me faisaient aussi mes parents, quand ils venaien
La flamme

La flamme

J'ai vu la flamme. Elle est partout, Dans ce que je regarde Quand pour de bon je le regarde. Elle y demeure et bouge A peine plus qu'un mot, Dans le morceau de zinc, le panneau de l'armoire, Le crayon, la pendule et le vin dans les verres, Dans le pot de tabac, dans l'émail du réchaud, Le papier sur la table et le linge lavé, Dans le fer du mart
Ultime Cose

Ultime Cose

TRAVAIL Autrefois ma vie était facile. La terre me donnait fleurs fruits en abondance. Aujourd'hui je défriche un terrain sec et dur. Ma bêche se heurte à des pierres, à des ronces. Je dois creuser profond, comme qui cherche un trésor. RAMIERS Aux rails incurvés par où descend, bleue, l'eau de pluie, ils réclament une gorgée, une fraîche
Vols

Vols

Vols I Un avion de chasse crache sa soie mortelle. Que de fils où s'enchevêtre ce monde laid ! Comment déchirera-t-il son cocon —pour s'envoler ? Vérité et métaphore, tout un : chenille et papillon. Ces papillons dits contingents : paumes qui applaudissent de l'invisible, sachant tout et jubilant —est-ce joie ou méchanceté ? Les tristes
La vache

La vache

EN GROS La vache est un parallélépipède rectangle solide, bien que mou du côté des babines, avec des excroissances par-dessus et par-dessous, tantôt stalagmites, tantôt stalactites, cornes ici, carillon et guimauve là. Le poids de ce volume est considérable (certains l'ont comparé à des pianos de grande marque) et cependant un rien de l
Les secrets du métier

Les secrets du métier

Je n'ai que faire de l'armée des odes Et des charmes compliqués de l'élégie. Tout est pour moi différent dans les poèmes, Je ne suis pas comme tout le monde. Si vous saviez de quelles impuretés Sortent les poèmes, sans aucune honte, - Pissenlits jaunes sous les barrières-, - Bardanes et mauvaises herbes-, Cris de fureur-, odeur de goudron
La marche à l'amour

La marche à l'amour

Tu as les yeux pers des champs de rosées tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière la douceur du fond des brises au mois de mai dans les accompagnements de ma vie en friche avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir la tête en bas
Cela pourrait peut-être faire un poème

Cela pourrait peut-être faire un poème

Je ne sais pas. Cela pourrait peut-être faire un poème. Il est très vieux. Il me voit passer depuis cinq étés, avec un livre à la main, sur le chemin qui mène au moulin où je vais lire aux heures chaudes, à l'ombre des figuiers. Il me fait un signe de la tête, à l'aller et au retour. Il sourit. Il ne bouge jamais, assis sous les citronni