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Fred Pougeard

Fred Pougeard

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La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 324
Depuis : 10/10/2016
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Bashô sur la route

Bashô sur la route

Le jour et la nuit sont les voyageurs de l'éternité... Ceux qui pilotent un bac ou mènent tous les jours leur cheval aux champs jusqu'à ce qu'ils succombent sous la vieillesse voyagent aussi continuellement. Bien des hommes de l'ancien temps sont morts sur les routes. J'ai été tenté à mon tour par le vent qui déplace les nuages, et pris du
Elle seule

Elle seule

J'ai beau me dire que Proust a dû gambader sous ces arbres, tout le quartier reste empuanti de fric qui s'y brasse entre malfrats. La très humble escroquerie est représentée le jeudi par les marchands de timbres, la honte chaque jour par les gens qui reviennent s'abrutir devant des téléphones et des buvards. Donc une fois de plus je descends
Joie

Joie

D'abord c'est la joie, passée en fraude par delà la frontière à travers un tunnel étroit. La nuit s'est achevée, noyée dans la mer, ensevelie dans la terre, des milliers d'années passées seule. Des odeurs qui déjà existaient, enserrent étroitement, les chevaux ronflent dans l'écurie. S'éveiller avec la lumière, voir le jeu d'ombre su
Bruine matinale

Bruine matinale

L'hiver fait en sorte que tombent des nuages nos pires sentiments ; la dépression, l'ennui, la fatigue poussent chacun de nous vers un lit d'indifférence, avec une lenteur d'ombre. Pourtant, le nom des saisons ne correspond pas toujours à la substance concrète des jours. Une image, un rire, une phrase qui bute sur l'émotion que l'on veut expri
Immeubles

Immeubles

Dans de grands escaliers obliques les regards longent les salissures éternelles du hasard abâtardi, ils ne veulent pas des chambres, des refuges tristes où habite comme une mort. Ils espèrent un peu moins de solitude, plus de rires, que sais-je, l'amour probablement— Et un jour tout s'ordonnera. Leurs doigts effleurent la craie douceâtre des
Lettre à Marie

Lettre à Marie

Vous m'écrivez qu'on vient de supprimer le petit train d'intérêt local qui, les jours de marché, passait couvert de poudre et les roues fleuries de luzerne. Devant le portail des casernes et des couvents. Nous n'avions jamais vu la mer. Mais de simples champs d'herbe Couraient à hauteur de nos yeux ouverts dans les jonquilles. Et nos effrois c
Balance

Balance

J'aime en raison de toi le peuple des tramways Qui rachète en vivant la faute d'être belle ; L'employé hâve, et les enfants aux écrouelles, Je les aime pour l'injustice que tu es. Pour faire de plus loin l'acte de t'adorer, Je prends passage à bord des cahotantes arches Qui roulent, par les faubourgs pauvres jusqu'aux marches Sans joie où se
J'ignorais du tout au tout qu'il m'arrive de prier

J'ignorais du tout au tout qu'il m'arrive de prier

J’ignorais du tout au tout qu’il m’arrive de prier. Une vieille femme et un chat ralentissent ce poème où le jour hésitant se lève, elle étend la lessive de son fils, qui depuis des années n’écrit plus. L’ombre de nuages tâte le sol, des chevaux caracolent vers la barrière, sans rien donner de leur beauté, pas un mot. Neigeuses
Contre notre amour qui ne voulait rien d'autre

Contre notre amour qui ne voulait rien d'autre

Contre notre amour qui ne voulait rien d’autre que d’être beau comme un croissant de lune au beau mitan du Ciel à minuit et pur comme le premier ris du nouveau-né et vrai comme le verbe être et fort comme la Mort d’où nous vient toute vie Contre notre amour qui rêvait de vivre à l’air libre qui rêvait de vivre sa vie de vivre une vi
Bohémiens en voyage

Bohémiens en voyage

La tribu prophétique aux prunelles ardentes Hier s’est mise en route, emportant ses petits Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes. Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes Le long des chariots où les leurs sont blottis, Promenant sur le ciel des yeux appesantis Par le morne re