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Fred Pougeard

Fred Pougeard

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La proximité de la mer

La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 144
Depuis : 10/10/2016

Articles à découvrir

Abattage

Abattage

Cherchez, cherchez, oiseaux Jules Supervielle L'arbre se changea en main qui chasse des nuages inutilement tendue vers la lumière au loin ; sur ses doigts se promenaient de minutieux lézards qui guettaient entre les feuilles un souvenir obscur. Des haches l'abattirent, on lui ouvrit la poitrine à l'aide de crochets, rengaines et paumes baveuses
Mon Dieu, je brûle de l'espoir

Mon Dieu, je brûle de l'espoir

Mon Dieu, je brûle de l'espoir que les choses qui n'existent pas adviennent de voir le bout de la steppe dédaigneuse où je risque mes pas en aveugle, et de brûler : je dormirai, comme un oiseau la joie viendra m'ouvrir le cœur, comment - je ne sais pas, et rageusement tuera le serpent dedans, le monstre, le suspendra en sang, à la branche, au
I was young here.

I was young here.

Il est vrai qu’il n’y a pas assez de beauté dans le monde.Il est vrai aussi qu’il n’est pas de ma compétence de lui en redonner.(…) Je suisau travail, bien que silencieuse. La fade misère du mondenous serre de chaque côté, comme une allée bordée d’arbres ; nous sommes ensemble ici, sans parler,chacun dans ses pensées ; derrière
Samedi et son potentiel festonné

Samedi et son potentiel festonné

Les visages au contraire de la météo ne reviennent jamais peu importe à quel point ils ressemblent à la pluie Dans ce théâtre, le temps n'est pas cruel, juste différent Ça vous aide ? Quand le trop large couloir aérien se calme les humains s'apaisent Quand la notion de mythe ou n'importe quoi de collectif est défaite par les carillons éo
Nous vivons...

Nous vivons...

Nous vivons ici-bas une main serrée sur la gorge. Que rien ne soit possible était chose connue de ceux qui inventaient des pluies et tissaient des mots avec la torture de l'absence. C'est pourquoi il y avait dans leurs prières un son de mains éprises du brouillard. Alejandra Pizarnik, L'Arbre de Diane, dans Oeuvre poétique, traduction de l'esp
Prière

Prière

Donne-moi une fontaine proche de la forêt Peu profonde de quoi remplir le creux de la main Et une grenouille qui gardera l'eau pure Je viendrai à l'automne repêcher les feuilles mortes Je viendrai en hiver et briserai la glace Et en août j'inviterai à boire les passants assoiffés C'est tout Et c'est sans doute en ton pouvoir De créer pour mo
A John Webb, fin janvier 1961

A John Webb, fin janvier 1961

(...) Dans un poème, c'est quand tu commences à te mentir à toi-même dans la seule idée de faire un poème que tu échoues. C'est pourquoi je retravaille pas mes poèmes et les laisse à l'état de premier jet, parce que si j'ai menti au départ je retomberai jamais sur mes pattes, et si j'ai pas menti, eh ben, il n'y a aucun souci à se faire
Un chant pour mon père/A song for my father

Un chant pour mon père/A song for my father

Mon père parle par énigmes "Ta vie a été bénie", dit-il, la voix un peu triste dans le pâle encens crépusculaire. " À ton âge, j'étais mort." Pas si impénétrable que cela. Mais ceci sur des lèvres durcies par des années de poussière : "Il n'y a pas d'ondes sonores de ce côté de la vérité. En outre, je n'ai plus envie d'entendre t
Voûtes romanes

Voûtes romanes

Au milieu de l’immense église romane, les touristes se pressaient dans la pénombre. Une voûte s’ouvrait sur une voûte, et aucune vue d’ensemble. La flamme de quelques cierges tremblotait ça et là. Un ange sans visage m’enlaça et me murmura par tout le corps : « N’aie pas honte d’être homme, sois-en fier ! car en toi, une voûte
L'éternel soleil

L'éternel soleil

Ils sont couchés là-bas. Ils épousent la courbe du sol. Ils s'étendent profondément. Ils dorment. A ras de terre épandues ses ramures, quel arbre, quelle plante ? Et quel coeur qui respire au rythme de ces corps ? Au moment du réveil chaque aube semblait vierge et l'éternel soleil flamboie son premier jour. Nous les avons aimés si merveill