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Fred Pougeard
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Fred Pougeard

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La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 465
Depuis : 10/10/2016
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Un je ne sais quoi d'éternel

Un je ne sais quoi d'éternel

Les nuages légers sur la colline étaient incrustés de soleil, en forme de faux. le sentier allait dans les friches, à travers le maquis. çà et là, le jaune des genêts envahissait la couleur cendreuse du pierrier. il y avait sur cette pente quelque chose de serein, de lumineux, quelque chose qui semblait venir d'une journée déjà vécue. l
L'Avenir

L'avenir

Quand les mah, quand les mah, les marécages, les malédictions, quand les mahahahahas, les mahahaborras, les mahahamaladihahas, les matratrimatratrihahas, les hondregordegarderies, les honcucarachoncus, les hordanoplopais de puru para puru, les immoncéphales glossés, les poids, les pestes, les putréfactions, les nécroses, les carnages, les eng
Le dernier voyage

Le dernier voyage

On l'appelle "le dernier voyage" bien qu'il n'y ait aucun nom de destination— mais dans l'ombre du langage, il existe un lieu perméable où mon père passe et il est toujours avec nous. quel que soit le pays, je le rencontre comme ce qui est écrit entre les lignes je le rencontre également calme, également présent. il sait où je me trouve,
J'ai d'abord pensé la mort...

J'ai d'abord pensé la mort...

J'ai d'abord pensé la mort telle une orpheline inconsolable ; plus tard, telle un être aimé ; puis femme et enfant se sont mis à reculer avec le paysage, avec le monde et sans que je puisse les rattraper. j'étais cloué à un des sommets hypothétiques du songe, dans le vide, bien que je n'eusse cessé de courir. ainsi en est-il sans doute de
Quand

Quand

Quand t'aura le vent accomplie l'eau tes images déporté du camphre de ta mort vidée ma cervelle pli contre pli quand t'aura ma langue pâlie aux mots les plus durs affrontée la plaine de toi dénudée de tout bleu de tout noir salie quand cessera la cesse, cesse de l'incessante presse, presse de ton œil froid sur ma rétine quand pèsera la te
Pour les enfants

Pour les enfants

Les collines escarpées, les pentes des statistiques sont là devant nous. montée abrupte du tout, qui s'élève s'élève, alors que tous nous nous enfonçons. on dit qu'au siècle prochain ou encore à celui d'après il y aura des vallées, des pâturages où nous pourrons nous rassembler en paix si on y arrive. pour franchir ces crêtes futures
Quelque chose que nul ne connaît

Quelque chose que nul ne connaît

À natalia rykova tout est pillé, tout est vendu, trahi, l'aile noire de la mort est passée. par un chagrin vorace, tout est englouti, d'où nous vient donc alors cette clarté ? le jour, des effluves de cerisiers montent du bois près de la ville, la nuit, les profondeurs du ciel de juillet scintillent de constellation nouvelles. et voilà que q
1983: janvier             1985: juin

1983: janvier 1985: juin

Le registre rythmique de la parole me fait horreur. je ne parviens pas à ouvrir un seul livre contenant de la poésie. les heures du soir doivent être annihilées. quand je me réveille il fait noir : toujours. dans les centaines de matins noirs je me suis réfugié. je lis de la prose inoffensive. les pièces sont restées en l'état : les chais
C'est parce que je croyais aux choses, aux êtres...

C'est parce que je croyais aux choses, aux êtres...

(...) aussi le côté de méséglise et le côté de guermantes restent-ils pour moi liés à bien des petits événements de celle de toutes les diverses vies que nous menons parallèlement, qui est la plus pleine de péripéties, la plus riche en épisodes, je veux dire la vie intellectuelle. sans doute elle progresse en nous insensiblement et le
Rupture

Rupture

Ayant perdu la tête, grand-mère, un beau jour, quitta notre logis pour aller s'endormir dans l'arbre : elle y devint le fruit d'un rameau dénudé, puis un oiseau, puis la lune, elle se mit à chanter une chanson d'enfant. ils finirent par l'emmener, mais elle ne cessa de chanter ses désirs, le temps de ses désirs, la violence de ses désirs. a