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Fred Pougeard

Fred Pougeard

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La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 311
Depuis : 10/10/2016
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Ici, soudain c'est l'oiseau de Siegfried qui chante

Ici, soudain c'est l'oiseau de Siegfried qui chante

Pourquoi —et particulièrement lorsque je parcourais, à pied ou à bicyclette, l'Anjou du sud en 1932, et dix ans plus tard la Normandie de l'ouest, telle étape et parfois tel trajet seulement d'une heure au cours d'une étape, ont-ils fait pleuvoir sur moi cette félicité subite et sans cause qui me rend chère encore une page du Grand Meauln
Si je m'arrête...

Si je m'arrête...

Je ne souhaite pas Que toute poussière recouvre ton visage Ta voix Ni tes mots Je ne souhaite pas Perdre ta voix. Le désespoir fissure. Certaines couleurs vives pourtant L'esquisse d'un chemin. En pensant à toi mes yeux brillent. C'est une chute de vélo dans un champs d'orties. Je remonte et je ne m'arrête plus. Si je m'arrête, je tombe. Tes
Depuis tant d'années je lave mon regard

Depuis tant d'années je lave mon regard

Pour Arp á d Szénes Depuis tant d'années je lave mon regard dans une fenêtre où ciel et mer depuis toujours sont sans s'interrompre où leurs vies sont un, sont innombrables sont une fois encore dans mon âme un champ magnétique d'épousailles une goutte de lumière-oiseau. Depuis tant d'années je demande à la première couleur si fraîche
Repos dans le malheur

Repos dans le malheur

Le Malheur, mon grand laboureur, le malheur, assois-toi ; repose-toi, reposons-nous un peu toi et moi, repose, tu me trouves, tu m'éprouves, tu me le prouves. Je suis ta ruine. Mon grand théâtre, mon havre, mon âtre, ma cave d'or, mon avenir, ma vraie mère, mon horizon. Dans ta lumière, dans ton ampleur, dans ton horreur, je m'abandonne. Henr
Je ne dérangeais ni ne pesais sur personne

Je ne dérangeais ni ne pesais sur personne

Fabuleuses, rayonnantes nuits noires, et le matin si clair et riant, avec de si bons, de si chers yeux bleus ! Le pâle et le rose, le brumeux et le limpide – À l’automne, je mis à exécution mes projets de retraite et m’installai, solitaire, occupé à toutes sortes de bizarreries poétiques, dans une petite chambre misérable dont la fen
Notre seule possibilité

Notre seule possibilité

À la date du dix décembre, j'ai noté curieusement : "Le temps passe si vite." Je ne me rappelle pas l'avoir écrit. Je ne sais pas ce qui a dû se passer ce dix décembre-là pour me faire ajouter au-dessous de "Bella avec Taureau", "Neige", "Allée chercher du foin", ces mots : "Le temps passe si vite". Est-ce que le temps a réellement passé
Il me donna L'Iliade

Il me donna L'Iliade

Lis, dit l'homme en noir. Il me donna l'Iliade. J'allai m'asseoir sur la pierre du seuil. Les rossignols du lavoir chantaient encore. L'orage maintenant tenait tout le rond du ciel. Tout le jour se passa en silence ; toute la nuit. Le lendemain, le ciel était libre et clair. Les hommes et les femmes sortirent pour attaquer. Je lus l'Iliade au mili
Ça

Ça

(...) Puis il s'allongea dans son lit —disposé très exactement au centre du grenier, juste sous la lucarne. Ce petit carré de ciel était une image sainte, une icône qui aurait été à sa place à l'église. À chaque fois qu'il voyait le ciel et les quatre points cardinaux, Isidor avait envie de prier. Mais plus il vieillissait, plus les pa
Le mort mobile

Le mort mobile

Lorsque je tombe dans la tombe les pruneaux tombent à la ronde je nourris leur fruit déconfit mes tripes forment une bombe nourrissant l'arbre de ma nuit Ainsi je retourne à la terre et je deviendrai la poussière des chaussons que mon papa mit le silex sort de ma sculpture et le calcaire de ma hure le volcan ma soupape a mis J'explose en rentra
Aria I & Sauf-Conduit (Aria II)

Aria I & Sauf-Conduit (Aria II)

ARIA I Où que nous allions sous l'orage de roses, la nuit est éclairée d'épines, et le tonnerre du feuillage, naguère si doux dans les buissons, est maintenant sur nos talons. Où toujours on éteint ce qu'enflamment les roses, la pluie nous emporte dans le fleuve. Ô nuit plus lointaine ! Une feuille pourtant, qui nous toucha, sur les ondes d