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Fred Pougeard

Fred Pougeard

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La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 350
Depuis : 10/10/2016
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Péniche aux gravats

Péniche aux gravats

Heure d'eau, la péniche aux gravats nous emporte vers le soir, nous n'avons comme elle, pas de hâte, un Pourquoi mort se tient à la poupe. ........................................ Allégé. Le poumon, la méduse se gonfle en cloche, une brune excroissance d'âme atteint le Non respiré clair. SCHUTTKAHN Wasserstunde, der Schuttkahn fährt uns zu
Le Héros de la Manche

Le Héros de la Manche

Frappe à la cuirasse de Don Quichotte et demande : Es-tu encore là-dedans, mon vieux est-ce qu'ils gardent la porte fermée la visière baissée es-tu bien nourri pensent -ils à ta race, ton rang, tes exploits savent-ils qui tu es t'aiment-ils autrement que pour la propagande n'es- tu que vieilles provisions dans un placard qu'on n'a pas le cour
Soudain le jour...

Soudain le jour...

Soudain le jour arrache la torpeur du lit Soudain tu as hâte de couper d'avec ta nuit Soudain il t'est impossible de rester couchée Soudain tu coupes court à toute hésitation En apparence tout redevient net L'appel du lointain se rappelle à ton esprit Tu veux en finir avec ta stagnation Soudain le désert redevient asymptote Et c'est d'abord i
Tourbillon de mouches

Tourbillon de mouches

Un cavalier va dans la plaine La jeune fille pense à lui Et cette flotte à Mitylène Le fil de fer est là qui luit Comme ils cueillaient la rose ardente Leurs yeux tout à coup ont fleuri Mais quel soleil la bouche errante À qui la bouche avait souri L'ADIEU DU CAVALIER Ah Dieu ! que la guerre est jolie Avec ses chants ses longs loisirs Cette b
C'est à un combat sans corps...

C'est à un combat sans corps...

C'est à un combat sans corps qu'il faut te préparer, tel que tu puisses faire front en tout cas, combat abstrait qui, au contraire des autres, s'apprend par rêverie. (...) Quoi qu'il t'arrive, ne te laisse jamais aller —faute suprême— à te croire maître, même pas un maître à mal penser. Il te reste beaucoup à faire, énormément, pres
Œil de phoque

Œil de phoque

Te regarde. T'attire dangereusement près. Comme l'abîme profond. Comme l'eau sombre. Te cerne et t'observe de la frontière du silence. Te regarde. Te bois lentement jusqu'à ce que ton œil voie ce que tranquillement je vois. M'enferme autour de toi. Te métamorphose. Et ne te lâche plus jamais. Halfdan Rasmussen, traduit par Solange Rovsing Ol
Aphorismes de la mort vive

Aphorismes de la mort vive

(...) L'idée qu'on pose une pierre sur leur corps : comme si quelqu'un subitement hurlait à leur encontre : Tais-toi ! (...) La terre les mange. Les entraits du navire tiennent-ils bon contre les coups de boutoir souterrains ? Qui, pour leur prêter main-forte, dans les secousses et les possibles avaries ? Personne. Personne. Personne. (...) J'ap
Dans l'immobilité

Dans l'immobilité

Les tombes disloquées le long des haies taillées jetaient leurs noms français dans le silence et la touffeur un peu salée d'un Sud aimant le soir les mousses laissaient traîner leurs voiles fantomatiques de veuves disparues dentelles de la mort des pauvres de l'exil ici avaient régné l'abandon le viol et le carnage la fièvre avait jauni des
Maintenant je veux blanches à nouveau

Maintenant je veux blanches à nouveau

Maintenant je veux blanches à nouveau toutes mes lettres inouï mon nom, ma grâce reployée : que je m'étende sur le cadran des jours, reconduise la vie à minuit. Et ma vallée rose d'oliviers, et la ville enchevêtrée de mes amours, qu'elles soient déployées comme une frêle paume, ma paume où sont marquées toutes mes morts. Ô Moyen-Orie
Dans l'herbe à l'aurore

Dans l'herbe à l'aurore

Dans l'herbe à l'aurore un coq blanc rougit comme la neige sur les monts inanimés. Sur le lit blanc, je tressaille et de mes mains inconnues, je touche mon visage. Une femme chante, une voix de petite fille suspendue dans l'azur. * Nell'erba dell'aurora arde un bianco gallo come neve sui monti inanimati. Sul bianco letto trasalgo e con le mie man