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Fred Pougeard

Fred Pougeard

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La proximité de la mer

La proximité de la mer

"Tout vers devrait avoir deux devoirs : communiquer un fait précis et nous atteindre physiquement comme la proximité de la mer." Jorge Luis Borges
Fred Pougeard Fred Pougeard
Articles : 255
Depuis : 10/10/2016

Articles à découvrir

Ses oiseaux perdus

Ses oiseaux perdus

Tout à fait vide, tout à fait calme, La Grive boucle son Nid et exerce ses Ailes— Elle ne connaît pas la Route Mais avance Machine toute Vers des rumeurs de printemps— Elle ne demande pas de Midi— Elle ne demande pas de Merci— Sans miettes et sans forces, avec une seule requête Ses Oiseaux perdus— Quite empty, quite at rest The Robin
Stances urbaines / Städtische Stanze

Stances urbaines / Städtische Stanze

Le soleil est à nu, le goudron des rues fond, Un épervier, cri creux, laisse échapper ses peines. Dans l’été pâle et chaud, les hachements de sons D’un marteau-burineur, tambourant ses rengaines. Comme un affolement sur moi tout à coup fond — L’épervier fait gonfler, les agitant, ses pennes Et prend, silencieux, son essor, éperdu,
Trois Sonnets de la prison de Moabit

Trois Sonnets de la prison de Moabit

I DANS LES FERS Pour qui va y dormir cette nuit, La cellule a des murs doués d'une vie aussi riche Qu'elle-même semblait nue. Faute et destin garnissent Sa voûte des voiles gris qu'ils tissent. Toute la souffrance qui remplit cet édifice Donne vie, sous les murailles et les grilles À un souffle, un tressaillement secret Qui dévoile la profond
D'immenses voyages...

D'immenses voyages...

Près de Greffern, 11 novembre 1939 Orion et la mince faucille de la lune scintillent au-dessus des faisceaux de rails. Cependant que nous attendons des ordres, une pensée inattendue jaillit tout à coup, comme un cristal de glace : si infiniment loin que soient les mondes des étoiles fixes, bien au-delà des régions habitées —à l'instant de
J'ai envie qu'ils boivent.

J'ai envie qu'ils boivent.

Quelquefois, allongée sur mon lit, je pense que je vais mourir, que les êtres qui m’entourent vont mourir, et cela me donne envie d’entreprendre un millier de choses. Souvent, lorsque j’entends des gens me parler, je pense soudain qu’ils vont mourir et cela me les fait écouter différemment. Je les vois réduits à ce qu’ils sont, à c
La valse aux adieux

La valse aux adieux

(...) Ah, Dieu des Enfers ! je perds ma belle vieillesse à vouloir expliquer moi que ce soit aux gens. Tout à tour leur disant que rien n'est qu'un rêve, ou soudain tout au contraire que les rêves mêmes sont le monde où nous vivons, la vie, en un mot, cette chienne de vie. À qui est-ce que j'essaye ainsi de donner le change ? Aux autres ou
Le lui dire

Le lui dire

Il n'y a pas Tellement de moyens D'approcher l'instant Sur le point de venir Il faut savoir Qu'il sera unique Et le lui dire. Eugène Guillevic, Ouvrir Poèmes et proses 1929-1996 Editions Gallimard 2017 Photo Berthe Judet
La quintessence

La quintessence

Malgré la douleur, j'ai tout de même décidé de monter sur la colline pour regarder le monde d'en haut. Les choses seraient sans doute à leur place. Cela m'apaiserait peut-être, ma gorge se dénouerait et je me sentirais mieux. Je ne regrettais nullement Grand Pied. Mais en apercevant de loin sa maison, j'ai repensé à son corps de kobold ina
Une fin / Ein Ende

Une fin / Ein Ende

Je cherche une fin une fin où des mots se touchent au-delà du taire au-delà d'une trêve une fin où ce ne soient pas des pierres qui dans ma gorge constituent le poids du monde. * Ich suche ein Ende ein Ende an dem Worte sich berühren jenseits des Schweigens jenseits eines Stillstands ein Ende an dem nicht Steine in meiner Kehle das Gewicht de
Lettre au général X

Lettre au général X

Je viens de faire quelques vols sur P. 38. C’est une belle machine. J’aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans. Je constate avec mélancolie qu’aujourd’hui, à quarante trois ans, après quelques six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là.