Je suis la femme furtive de deux heures du matin, celle dont l'ombre lèche les vitrines boisées des témoins aveugles, espiègles petits lutins. celle dont seuls les pas s'enfuient dans l'escalier. je suis celle qui part, après avoir été celle qui est venue. là, dans ce tourbillon, sans bruit, mais sans silence tenu au carrefour des paliers,
Iltrude
I
Iltrude
Ses blogs
Articles :
5
Depuis :
28/09/2016
Categorie :
Lifestyle
Articles à découvrir
Ecume, écume doux flocons, parle moi encore, arrête le temps de ton rideau indolore, ploc, ploc, ploc, tu t'installes dans la hâte, ramasse les secondes qui sur le pavé éclatent! rends moi prisonnière d'un encadrement de porte, enchaîne mon soupir, ou mon destin, peu importe, ecume joyeuse, ne me laisse pas m'échapper, ferme du pied la malc
L'oïkos, cette prison dorée me laisse perplexe, et me rappelle la triste fatalité des femmes de mon sexe. cette étreinte de la douceur du temps qui passe avec toi, entre musique et mots énervés dans les champs de masses, vélos qui volent sur les pavés mal encastrés ou murmure du fleuve, ce témoin privilégié. promesses de la pensée qui
De ce ciel gris grondent, dans un fracas de branches douloureuses, des larmes divines évanescentes et accouche de sylphides depuis longtemps endormies et heureuses. cette marrée violente, infidèle à la paix qui gémit sur les façades bétonnées, trop contente de pouvoir s'exprimer, vendange nos tête nues et nos armures de citadins mal armés
Du haut de cette fournaise où je pleure mes souvenirs, je grogne le temps qui me donne le plaisir subtile et rouge du feu, de tes yeux et de la douceur de ta peau, de ta voix de ton rire! je grogne telle une porte qui soupire de voir enfin le bleu du ciel et le soleil émerveillé de si belles nuits! je brûle de l'intérieur de te sentir si loin
English
Deutsch
español
italiano