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Frédéric Lapointe

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Peinture poésie
Frédéric Lapointe Frédéric Lapointe
Articles : 14
Depuis : 18/05/2016

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Lumière pour une nature morte

Lumière pour une nature morte

La mèche de la seconde s'est consumée Jusqu'à ce qu'advienne La cire de son âge et de ses vœux. La soie d'une époque brille sous sa flamme, Ses motifs coulent sur le sol, Enivré de la lueur rouge comme l'automne, Et répartie en étoiles comme les cieux. Une porte s'est ouverte, Un vent a soufflé, Et la soie est devenue profonde, Comme les
En attendant Peter

En attendant Peter

Je suis en train de lire. Il y a mon petit déjeuner sur la table, froid, dont je n'ai pas touché une miette. Ce que je lis est le journal, mais je ne suis pas mentalement présent. Peut-être est-ce la faute au journal. Il y a mon ami Peter qui vient me visiter tout à l'heure. Il vient avec son chien, comme toujours. Nous passons l'après-midi e
L'onde mortelle et secrète...

L'onde mortelle et secrète...

L'onde mortelle et secrète du devenir Crève sa brume Et nous invite à y plonger. Nulle île ne rescape de ces sombres profondeurs Nos âmes rêvant de plages vierges et blanches. Et la musique nous emporte, Nous enfonçant dans de ténébreux abysses, Ô mirage de la destinée ! Dérivant sur des navires comme de funestes tombeaux ! Le voyageur
Rose noire

Rose noire

Ton châle d'espérance et ta peau de soie, Dans le grenier tout l'hiver suspendus avec les rats. Soudain tu les sors de la poussière, Ils sont noirs comme la suie. Tu veux les mettre pour danser, Pour rallumer la lumière morte, De tes yeux enterrés bien avant tes os. Tu les enfiles Tu les regardes Et tu pleures Ravie d'avoir l'air de ce cadavre
La sculpture du temps

La sculpture du temps

Les langues sculptent les rochers Immortels Sur les parois des feuilles éparpillées, Et la mer lisse les cailloux Et les traces de pas, Sur les plages gardant le secret du temps. Elles érodent et peaufinent le grain, Anonymement, D'une beauté à jamais recluse, Et qui n'accepte pas le danger, De se voir un jour transformé par elles, Marchera s
Sur le sol...

Sur le sol...

Sur le sol perdu en arabesques, Je préfère la voile de mes pieds, Suivant le cours lent des limaces, Dans les nuages s'enfonçant vers l'est. Les horizons s'enchevêtrent dans les buissons, Et les fleurs apportées par le vent, Écument dans l'air du soir leurs couleurs, Comme un souvenir s'étiolant lentement. Les ombres grandissantes à l'inté
Pour que tout cela t'appartienne

Pour que tout cela t'appartienne

Je joins le timbre d'une cymbale À tes paupières qui se ferment silencieusement, Pour que s'ouvrent tes rêves, Pour qu'ils ne soient pas sourds, À l'amitié qui chuchote Ou au coeur qui s'élève. Je joins à ton nom une pierre comme une ancre Pour qu'elle coule dans ton sang Et te fasse surgir comme une île Comme un continent. Je joins de l'a
Il est tard...

Il est tard...

Il est tard Je m'assoies. La haut, un précipice dont je n'ai pas fini d'observer la toile. Comme un fil, Je me balance à sa lune, Ronde et claire, Celle d'un été à cheval entre deux pas Et enfuie dans un paysage de lavande au bourdonnement d'abeilles. Mes doigts jouent d'un clavecin étrange En changeant la couleur de la nuit En encre et en mo
La nuit la rue l'hiver

La nuit la rue l'hiver

Dehors il faisait froid. Je marchais tranquillement, sans me presser, pour rejoindre mon ami. Je rêvais à la douceur de l'été, aux jupes et aux terrasses. La fraîcheur, d'ordinaire, celle de l'automne ne me déplaît pas, mais le vent glacial et la neige qui fouette le visage rendent les courses moins agréables. Mais je n'avais pas d'auto, et