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Elisabeth St Michel

Elisabeth St Michel

J'anime des ateliers d'écriture, notamment au sein de l'association FILIGRANE, à Villeneuve d'Ascq et écris moi-même. Je publie CAPTIFS, mon premier roman, chez l'HARMATTAN en 2010. Suivent ensuite PUTAIN DE DIMANCHE et L'HÔTEL DES POSSIBLES aux éditions du RIFFLE. Beaucoup des textes de ce blog ont été écrits dans le cadre d'ateliers d'écriture proposés en ligne par François Bon.

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Babimagine

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Elisabeth  St Michel Elisabeth St Michel
Articles : 16
Depuis : 02/04/2016

Articles à découvrir

Le phare

Le phare

Beaucoup de métaphores, un phare, un pilier, un repère, un ancrage, un rempart… Un arbre pour mettre un peu de distance avec le corps, la maladie, le grand effilochage. Tellement d’adjectifs, solide, inébranlable, indestructible… Et la difficile évidence qu’il faut se quitter. Dans notre paysage intérieur, impossible de penser l’hori
Sans titre puisque sans texte

Sans titre puisque sans texte

Littérature sans texte Venez sans texte. Laissez dans vos bibliothèques les mots que vous choisiriez, les tranches de livres qui vous tendraient des extraits appropriés, les lignes qui me rappelleraient à vous, entre lesquelles on me reconnaitrait en hochant la tête, les paragraphes émouvants qui feraient se trahir l’émotion. Les livres qu
Page blanche

Page blanche

Blanc, blanc, blanc, nu, rien, blanc. Ce n’est rien, souvenir absent, du blanc, du blanc seulement. Blanc, mur. Se heurter, se cogner, page blanche, blanche blanche, page nue. Gomme, gomme blanche, blanche, blanche, effacer, s’effacer, ne rien garder. Ne pas regarder. Blanc, blanc, des blancs dans le texte, violents, remuants, muets, des blancs
Ton inséparable

Ton inséparable

Les quatre textes qui suivent ont été écrits durant l'été 2019, pour conjurer, contrer maladroitement un grand départ non préparé, une mort non annoncée... Une boite métallique, fatiguée, usée. Une inséparable de toi. Disperser un peu de tabac, installer un filtre, une feuille, rassembler le tabac contre la fine toile de tissu. Rouler,
Ces blancs dans le texte

Ces blancs dans le texte

Quitter la côte au café Esperanza tourner à gauche monter dépasser la maison du chevrier la propriété des Anglais l’ancien moulin la casa de Adolf y su hermana lunettes de soleil les murs sont d’une blancheur éclatante le cimetière et les trois bancs plus haut la loma del niño perdido des visages burinés qui regardent le temps longtem
Le pantalon du géant

Le pantalon du géant

De l’enfant, on ne voit que le visage, émergé de dessous la table, émergé de là où il se cachait, en boule, inaccessible. C’est là son refuge, une table d’écolier sous laquelle il se replie quand la tension est trop forte. Une main l’a saisi pour le ramener au monde. Un adulte s’est agenouillé, s’est mis à sa hauteur, ce qu’
Embrassement

Embrassement

Se laisser embarquer par un mouvement de caméra lent et circulaire ... Tu en as passé des jours dans ce bar, derrière un comptoir aujourd’hui usé par les ans, par les verres qui y ont versé leurs larmes d’alcool et de sucre, par les passages répétés de lavettes en quête de brillance. Combien de générations de lavettes ? Et combien de
Parenthèse frontalière

Parenthèse frontalière

Un long ruban se décline, rigoureusement monotone et changeant, sensible à la lumière, réactif aux frimas comme à la douceur de l’air, méticuleusement régulier et éphémère. C’est une fresque dormante dont le format permet le temps, le temps du pas qui s’inscrit, le tempo des arbres plantés tout au long du parcours, à égale distan
Celles qui ...

Celles qui ...

celle qui a été sculptée et polie dans le granit, rose d’habit, noire d’humeur et d’humour, ciselant le verbe et léchant la formule, gardant ses distances avec le tendre, fondue dans le bloc rugueux dont elle est issue sans se laisser aller aux transports, sans prêter attention aux fissures amenées par le temps et l’absence, lézardes
Aller simple pour l'infini

Aller simple pour l'infini

Les blancs, dans le corps du texte, se sont accumulés jusqu’à former barrage à la décidée de tes chemins. Celui auquel tu adjoignais volontiers un possessif: mon chemin, philosophique, spirituel et curieux, explorant avec gourmandise les possibles, est devenu illisible. L’artère de pierres et de poussières, bordée d’oliviers et de man