Mon corps n'est que douleur. mes tibias m'ont servi d'amortisseurs dans tous les chocs. or un tibia est d'une souplesse toute relative pour amortir, mon corps me le hurle en ce moment. heureusement, renan et thomas ne m'entendent pas gémir à chaque pas, puisqu'ils sont partis pour un entrainement au marathon. je les soupçonne d'être partis pour
Chris Lafarge
Chris Lafarge
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19/02/2016
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Humour
Articles à découvrir
Le réveil sonne. il est trop tôt, je n’arrive pas à pleurer. mon corps se déplie en grinçant, mes hématomes reprennent vie, mes doigts couinent d’avoir bordé toute la nuit. a la question « bien dormi ? » à mon gredin de chambrée, le laconique « non. » que je reçois en réponse me fait dire que la nuit a été très asexuée, et co
2016.02.19, 11h, paris. je m'appelle kwiss, et je me prépare à embarquer sur l'uss teignouze, avec un ramassis de loqueteux que même la canaille a rejeté, sur lesquels je vais dépendre, et que je vais apprendre à appeler équipage. nulle gloire ne nous tend les bras, seules nous attendent engelures, courbatures, pneumonies, et laxophobie coll
Nous naviguons sur une mer calme et un beau temps breton. c'est à dire que les creux ne dépassent pas deux mètres, et il ne fait qu'un crachin léger, sous un ciel uniformément gris foncé. l'espoir de voir le soleil s'est éteint assez rapidement, aux alentours de 7h40 ce matin. l'équipage parle un langage obscur fait de boutes, lofs, empanna
Nous avons enfin rallié notre pied à terre ferme, et si nous avons perdu une partie de l'équipage (bon rétablissement à christophe qui a choisi de ne pas trainer sa gastro sur un bateau dont les chiottes seront, selon toute vraisemblance, à 45 degrés la moitié du temps), et retrouvé benoit en pyjama. le réveil sonne dans 5 heures. je crai
Uss teignouze, baie de quiberon. 1er parcours banane, premier tour.
On va tous mourir. nous venons de toucher une bouée. l’équipage, serein et souriant jusque-là (donc les 7 premières minutes), au bruit du « poc » de la bouée contre la coque, s’est mis en mode fourmilière sous cocaïne. les hurlements de bastien fusent, renan agite sa barre frénétiquement, martin menace de tuer tout le monde de son ta
Nous sortons du ravitaillement sérotinal breton (la crêperie, donc), où j’ai vu notre capitaine manger comme un oiseau. il a mangé son poids en crêpes. même quand on pèse que 45 kilos, c’est très impressionnant. je soupçonne cette manœuvre d’être une façon d’asseoir son autorité sur son équipage, pour nous montrer qu’il est
De nos gorges, du capitaine et du mien, sort un mélodieux « jean-françois de nantes » dans les toilettes du port pour couvrir des bruits suspects de cargaisons en train d’être déchargées du quai. (*), nous allons prendre un petit stimulant torréfié. nous prenons notre café avant de prendre le large, et comme tout marin qui va prendre la
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