"EN PRINCIPE, l'œuvre d'art a toujours été reproductible." (Walter Benjamin)
Alors que les techniques de reproductibilité de la réalité atteignent le point ou elles l'augmentent, ce blog s'attache à illustrer (à travers le travail d'un artiste spécifique) dans quelle mesure une pratique de la peinture artistique peut-elle être suivie et augmentée par les outils de la reproductibilité technique actuelle: le logiciel et l'impression.
- Y a-t-il des thèmes clefs, des messages ou des théories cachés dans votre travail ?
Je me méfie d 'une approche tautologique de l'art : "c 'est de l'art, parce que c'est de l'art", qui disqualifie toute critique et ne profite qu'à certains - En quoi c 'est de l'art ? - me semble plus honnête, avec la possibilité d' une évaluation qui sous-entend un sens commun et peut profiter à tout le monde. Etre primitif, penser que l'esprit est dans la matière, que l'amulette façonnée ou autre Grigri, le retient, l'enferme, et lui sert de véhicule, me va bien. Sans le travail de la forme, alliée à la matière, sans oublier un engagement réel, sincère, de la part l'artiste, il ne peut y avoir d'œuvre d'art, ou d' expression artistique. Au delà du clivage entre abstraction-figuration, c 'est "la mise en œuvre", la matière enfin façonnée avec une forte imprégnation dans l'espace, qui donne cette aura à l'œuvre d'art, et qualifie l'artiste. Le sens toujours suit.
- Pouvez-vous nous parler un peu de votre approche artistique ?
La représentation est inéluctable à mon sens en peinture, même s'il ne s'agit que de reflets comme dans la métaphore de Platon sur la parois d'un caverne. En effet, la frontalité du tableau, du plan-surface-peint-vertical, impose l' image, c' est une évidence, et la distinction entre abstraction et figuration n'est ni pertinente, ni juste.
C' est un pied dans le champs de la sculpture que j' aborde mon travail de peintre, cherchant à tendre un fil entre la représentation, pierre angulaire de la peinture, et la mise en œuvre d' un procédé, sans lequel rien n'arrive. Ce culte du procédé quand "la peinture ne représente qu'elle même", (d'après Gerhard Richter), donne une peinture élémentaire, voir primitive: tel geste, telle application, telle scarification de la peinture encore fluide sur la surface à peindre, va se saisir en un motif accidentel mais toujours expressif et convaincant, alors que la peinture se solidifie au séchage.
- Cependant vous faite aussi de la peinture figurative, comment pouvez-vous concilier les deux ?
L 'artiste, ne peut manquer au sujet de ce tableau de faire référence à walter benjamin, ses écrits sur l'art, en particulier la notion de l'aura de l'œuvre d'art, sa relation à l'espace, dans ce jeu entre le proche et le lointain au moment de sa création, les conditions même de cette création, qu'il définit par le hic et le nunc. l 'arti
Le portrait sans modèle (suite...) trois vedettes du cinéma américain des années cinquante sur une photographie en noir et blanc découpée dans un journal sont la matière de ce tableau. il s'agit d'un plan du film " beat the devil " de john huston avec humphrey bogart, jennifer jones, gina lollobrigida. l'artiste a copié en peinture la photo
Peinte par trois fois : un tableau à l'acrylique sec et nerveux, entre deux plus moelleux réalisés à l'huile sur toile, au format standard 60p pour les trois : 130 x 89 cm.
ceux qui nous regardent.
le portrait sans modèle (suite...) bien qu'un lien d'empathie, (voir plus) se noue entre l'artiste et son modèle (qu'il soit aussi distant qu'une
Cqfd 09 - première époque - 130 x 97 cm - laque. abstraction libre, (suite...) "repartir a zéro comme si la peinture n'avait jamais existé" - barnett newman (1970) au sujet des années d' après-guerre. bien sûr aujourd'hui le contexte a changé mais comment présenter mieux l'invention d'un type d'abstraction via un procédé en peinture ? -
Ceux qui nous regardent.
le portrait sans modèle (suite...) pour aller plus loin dans cette recherche d'équilibre entre mon sujet photographique hybride pluriel, consensuel, politique, ce modèle qui un temps, chaque fois m'obsède, et l'œuvre peinte, le tableau frontal prêt à être accroché au mur, que ce modèle suscite, j'ai voulu être pl
A l'origine des -figures tragiques- sont les photos de presse utilisées comme modèles à des peintures originales (avant de devenir des impressions du tableau nouveau). etre une personne susceptibles de figurer photographiée dans un journal, ne devient elle pas aussitôt une "figure tragique"? avec la célébrité ne manque pas de venir l'oubli.
Ceux qui nous regardent.
le portrait sans modèle (suite...) tout porte à croire qu'un retour à l'art dit "figuratif, au regard de l'histoire de l'art est une "régression", encore d'avantage pour moi qui forge une peinture de copiste, de chevalet, on ne peut plus "classique" dans sa facture, sinon forte et expressive. de la tête d'aigle, au pro
Il passe de la chaise à la bassine d'eau savonneuse, à l'étendage, pour retrouver peut-être plus tard un dos, des épaules, mais imperturbable, le maitre d'œuvres sifle.
Un tableau peint à l'huile sur toile, format : 130 x 89 cm.
" nature morte" est un titre en trompe-l'œil pour ce tableau qui est tout sauf l'image d'une "nature morte", désignation terrible en français qui faire référence à un genre particulier, à laquelle je préfère l'anglais de "still life", c 'est à dire la peinture d'objets inanimé
Singularité verte. la quantification quantique représentée. "repartir a zéro comme si la peinture n'avait jamais existé" - barnett newman (1970) au sujet des années d' après-guerre. bien sûr aujourd'hui le contexte a changé mais comment présenter mieux l'invention d'un type d'abstraction via un procédé en peinture ? - le moment "zéro"