Allongé, je regarde le plafond et ne trouve rien à penser. j'analyse les fissures, les éclats de peinture, l'humidité qui se fraye un chemin sous le plâtre qui s'assombrit. j'entends au-dehors, presque à mes côtés, le bruissement des feuilles comme des vagues de blé de ma campagne perdue. je ne sais, après quelques respirations d'une vacu
Lucie et Bruno
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Lucie et Bruno
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07/10/2015
Categorie :
Littérature, BD & Poésie
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Mon regard se pose, défile, il scrute. je cherche, dans la multiplicité des répétitions, une seule réponse, un seul signe curieux, une différence salutaire par laquelle il me serait permis de voir que l’horreur et la terreur ont été dépassées par une réflexion claire et juste – ou qui tente de l’être. tous les statuts et les proc
Envolée soudaine – détachement des éléments du monde – je me retrouve moi-même divisée / dédoublée / hachée / complexifiée par simplifications chacune de mes cellules porte un mot qui me martèle en tête par pulsations violentes, agonisante et consciente que ces arythmies qui me soulèvent ne sont qu’une conséquence d’un poison
Déboutée de cette terre dont je pensais avoir fait le tour par mes yeux fatigués, je me retrouve dans une réalité inconnue, évanouie, où il m’est impossible de distinguer le faux du vrai, et encore moins le bien du mal. je reste tapie dans l’ombre – ou ce qui me semble être une forme de ténèbres insaisissables pour qui voudrait voir
Je me glisse sournoisement dans le jour comme on entre dans une pièce où notre présence est indésirable. je me réveille en sursaut, prenant le matin en plein visage. la lumière est encore de l’autre côté, je ne distingue que les lueurs artificielles, violentes, qui m’obligent à fermer les yeux pour ignorer, ou bien à m’extraire du l
1. ne pas renier ses valeurs, s'encourager à poursuivre seul, ne pas céder aux sirènes d'une nuit partagée comme alternative aux temps qui ne passent pas, prier pour l'existence de dieu comme rempart d'illusions contre l'absurde et la colère de joies périssables ; ne pas demeurer sourd aux plaintes de l'enfant qui pleure, perdu entre vos sile
Etre abattue, vaincue, plaintive ; n’être en mesure de témoigner de rien, à peine une signifiance filée, une respiration arrachée aux souffles naturels du monde, et demeurer encore, survivante, essoufflée. il y a eu le sommeil comme une masse qui m’a emportée ailleurs – enfer, passé, rêves troubles des années enterrées – où il n
Mon amour et ma joie, pour mieux vivre s'éteignent, aux yeux des autres et non des tiens notre âme et notre foi, pour mieux vivre s'étreignent en jardin enneigé, au loin. pour t'aimer, mes vers deviennent claudicants mes mots ne suffisent plus, pour l'instant en tout cas, la prose prend place : je déclare ma panne d'inspiration, ne pouvant plu
Il réside en tes yeux des jardins ombragés, tant à l'abri du monde que nul rai ne s'y heurte. et lorsque ta peau blanche, plus blanche en fin de jour, perce la strate opaque de la plus sombre nuit, tes yeux éclatent (opales) et m'enivrent puis fuient, balayant les contours de nos sphères intimes. tisserande sublime, tu traces par tes gestes (m
Dans cette prison dorée où j'espère à ciel ouvert, je dessine chaque jour une petite fenêtre sur les murs de ma chambre pour laisser la lumière gagner le coeur de mes discours infléchis par l'obscurité de pensées sans issue. la seule issue possible ne m'est donnée que par toi, toi dont je cherche la présence à travers le souffle du vent
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