Bois flottés en équillibre tournés vers l'océan mémoire du temps qui passe marée après marée sans se laisser emporter par le vent toutefois se laisser porter par le courant...
Les feuilles mortes de l’automne courent dans mon esprit me rappelant les saveurs du printemps quand le soleil brillait d’un jeune feu pareil à mes très chers autour de moi et à mon esprit insouciant aux saisons qui passent. je suis là dans les nimbes d’un brouillard de souvenirs mêlant les effluves de mon imagination engourdi par le fro
La pluie est comme une danse triste sans transe pour une tempête intérieure, flot imprévisible que rien n’arrête qui dégouline sur mon visage livide et se mêle aux larmes salées de mon cœur inondé. a côté de moi près du banc, un enfant, sage, joue avec un escargot et une flaque d’eau flic flac floc, font les bottes la pluie est joye
Semer à tous vents prendre les devants amour libre offert aux gens ! glisser en avant dans le courant rire tout le temps les yeux brillants ! et s'il ne reste rien le coeur est léger d'avoir tout donné essence de bien à inhaler... souffler comme le vent sur les pissenlits comme sur la vie de tout cela je dépend.
« la liberté ignore les serrures du temps et de l'espace. pour traverser les murs, il suffit d'ouvrir les portes, ouvrir les ailes, ouvrir les rêves. » jacques savoie extrait du marco polo ou le nouveau livre des merveilles
J'ai perdu la clef des mots sur le clavier ils courent comme des fous dans mon esprit papillons insaisissables qui volètent autour de moi. j'ai perdu la clef des mots dans ma gorge râles graves qui restent coincés ficelles emmêlées de l'écheveau et me laissent essoufflée. j'ai perdu la clef de la conscience du temps qui passe comme les nuage
J'aurais aimé connaître la paix de l’âme comme un jeune enfant spontané et souriant j’aurais aimé vivre tout simplement joyeuse et gaie, sans questions ni nostalgie fauchée par un spleen qui m’emporte comme les pierres lavées du torrent m’appuyer sur mon amour éternel et les miens bien au chaud, lovée près de l’âtre sentir mon
J’aurais aimé, te connaitre petit garçon sécher tes premières larmes, te protéger de tous les dangers et puis te parler. t’expliquer avec des mots d’enfants qu’on ne peut rien contre la mort j’aurais pansé toute tes blessures oh oui j'en suis sûre. j’aurais aimé te rencontrer le jour de mes vingt ans tu aurais fait de moi une fe
Fin de l’été les feuilles froissées sous mes pieds, sont comme un cahier prêt à se refermer. l’automne était bien là, on ne l’arrêtait pas le monde agité allait, venait, tournoyait sans moi en retrait. conscience d’une fin de la vie d’avant comme l’été qui mourrait doucement. on ne vit pas à l’imparfait. rien ne sera plus