Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog

Frank-Ivan Bougard

Frank-Ivan Bougard

Né le 11 mars 1957. Photographe, danseur, passionné de musique et de littérature.

Ses blogs

Des mots signés Frank-Ivan Bougard

Des mots signés Frank-Ivan Bougard

Les textes signés Effi apparaissent désormais sous ma véritable identité.
Frank-Ivan Bougard Frank-Ivan Bougard
Articles : 90
Depuis : 16/02/2018

Articles à découvrir

Printemps 2020

A tant rêver de solitude, j'ai fini par être exaucé. Déchargé de mes habitudes, j'ai pourtant le coeur cabossé Comme ils me manquent ces amis qu'avant je trouvais trop bruyants. Mais, depuis cette pandémie, terne est la vie, eux sont brillants. Quand la fauvette zinzinule, qu'il est douloureux de se taire. Je m'imagine libellule rejoignant a

La notice

Combien d'années encore à chercher la notice ? Maudit mode d'emploi qui me manquait, gamin. A soixante ans passés, suis toujours le novice et bien qu'en fin d'études, n'aurai l'examen. L'énigme a commencé au simple mot de fille. A tant les regarder, j'oubliais les garçons. L'heure était venue où, les hormones frétillent; j'aurais voulu pa

Juste avant le confinement

C'était au mois de février juste avant le confinement. L'hiver ne m'avait épargné, il me fallait vivre autrement. Après tous ces mois, alité, victime de sourdes douleurs, j'étais déjà tout excité de reprendre vie et couleurs. Rien de tel que l'amitié pour enjoliver l'existence. J'accordais confiance à mes pieds pour m'abandonner à la d

Divin accueil

Les graminées, au vent, bruissaient dedans la chaleur vespérale. Au fond du hamac, paressais, soucieux de quérir le hâle. Les libellules en bord de rive par tiède brise, chahutées s'abandonnaient à la dérive, ainsi qu'au plaisir de l'été. Je me désaltérais d'oranges qu'on pèle peu pour les téter, au doux gazouillis des mésanges, vest

Le peu de temps qu'il reste

Inexorablement, je sombre dans la nuit ; à jamais enfouie ma jeunesse dorée, ses souvenirs sucrés désormais évanouis. Et si la fin m'attend, la vie, j'ai adorée. Qu'elle est longue l'histoire, il faut la résumer, garder les heures heureuses, oublier les cafards. Il me faudra aussi les erreurs assumer, tenter de pardonner aux vils et aux vant

La dame aux yeux bleus

Comment puis-je oublier ses traits, ne garder comme souvenir, tant elle aiguisa mon attrait, que ses yeux bleus et un sourire ? Pourtant elle fut la lumière au bout d'une nuit infinie, née comme une intime prière en mon coeur embrouillamini. Aussi menue que délicate, j'étais tombé dessous son charme et si ma bouche restait coite, la quitter m

Covid

J'avais des envies de grand large ou pour le moins de bords de mer. Il faut le dire, à ma décharge, nous sortions de deux mois amères. Car c'est cloîtrés dans nos maisons que le printemps est arrivé. Mais nous devions garder raison et de liberté nous priver. Adieu le parfum des lilas, ce serait pour l'année prochaine. Nous étions comme pla

Aux heures indues

Aux heures indues où s'ébattent les pipistrelles, j'aime flâner lampe à la main, le pas léger, quand le soleil couchant projette ses dentelles d'ombres sur les murailles enfouies sous le clocher. C'est ici que reposent ancêtres et aïeux endormis pour toujours en habits de flanelle, leurs âmes envolées dans le pourpre des cieux pour une pro

Sénanque

Les soirs allongés sur le plaid, pluie d'étoiles au fond de nos yeux, l'existence semblait moins laide. On pouvait presque croire en Dieu. Nos escapades en la lavande, loin du tumulte et des bassesses, tout heureux de quitter la bande, invitaient aux douces caresses. Nous vivions une parenthèse, comme échappés du carnaval, charmés de reprendr

Dame Coquelicot

Ô toi, dame coquelicot, sublime dedans la lumière, légère en le vent, calicot, du rêve improbable lisière, fragile habitante du vent, au soleil plus que chatoyante, fraîche comme matin levant, délicatesse qui enchante, exquise douceur vermillon, princesse de mes contrejours, rebelle au travers des sillons, symbole léger de l'amour, joueuse