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laurent fournier

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Les mots sans chaine

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laurent fournier laurent fournier
Articles : 27
Depuis : 01/05/2007

Articles à découvrir

Au détour

Au détour d’une courgette j’ai senti la chose. Un frisson dans l’éplucheur. Un pleur dans la raison. Le temps passe comme cette pelure verte. Le temps las, j’en suis couverte. Je l’épluche comme on m’épluche. Je la grignote dans le geste. De haut en bas, jamais à l’inverse. Aigreur extrême de dépecer l’être inerte, de le met

Ma violine

Suçon d’érable Tuméfaction à l’encouée Violâtre pinson ébèné du corporel Sonnaté d’âmes Perlées d’harmonies Sur table d’Amati Larmes Stradivariées D’accords encordés Raccords ancestraux Elancées célestrales Déraisonnable, des raisons, Folâtre folie en larges folesses Folâtres pensées félassées Dans le chevalet Acce

Couleurs

A jais, E crème, I vin, U jade, O cyan : couleurs, Je dirai la saignée, ta naissance entrainée L’éclatante ivresse de nos charnelles démesures L’électron mâtiné d’émotion zinzoline Je signerai ton cri primaire d’un coup de pinceau J’enterrai les fronts studieux des verbeux Sous nos océans prasins Je te le dis intra-utérin Uranu

Si t'étais un tableau

Sûrement pas une aquarelle, trop mêlée à la matière Trop liquide, pas assez de consistance Non plus à l’huile, pas assez aérien Trop encré dans l’âge, sévèrement sérieux Si t’étais un tableau, tu serais une toile Sans cadre, ni ajout Sans attache Un voile moulé aux vents Entre ondulation et tension Un éclat de lumière dans une

Eva

De ces vers, je veux unir deux sphères L’une au chant sépulcral, écho lointain des cœurs vivants dont l’âme humaine pousse la porte du dernier souffle L’autre au murmure sourd qu’un ventre, rond et féminin, abrite en son dôme saint C’est ici, sur cette Terre Qu’un lien s’opère entre le sombre et la lumière Qu’un trait d’u

Entre ta joue et mes larmes

D’un mot trop élancé Maladroitement jeté aux vents Mauvais, Sans avoir élimé de nuances Mes pensées hargneuses J’ai malmené un bout de toi Rosâtré ta joue laiteuse Chamarré ta peau fougueuse Honteuse billevesée Tes yeux perlés de rosée chagrine Effilent ma bile Dans les revers d’un espace élastique Sur les rebords d’un temps f

4 à la suite

L’antre du monde L’entre deux mondes L’entre-jambe Ecarlate, suante, suintante de vie Rouge et vive la chair Un œil en coin régit le sombre recoin L’onde d’un cri caresse la cuisse Jusqu’au, jusqu’au … Fin fond Du fond D’un monde en gestation Là où l’ombre porte la lumière Là où le plaisir se fond dans le fécond Un soupi

Sous la voûte

Palpite une pépite Un grain de rien Tenant du tout, Une particule aléatoire Attentatrice à la raison, Une poussière astrale En poussée séminale. Mais d’où sort ce coup du sort Ce relan d’avant, ce paramètre insaisissable ? Je cherche une réponse A bonne distance De l’épicentre, A bout-portant… Je scrute d’en dedans, Descends au

la poésie

C’est une affaire. Un négoce. Un truc de gosse. Un gros business entre soi et soie. Une horde de mots à l’assaut du trop. Une flopée de verbes tailladés en gerbe. C’est l’envie de vomir qui ne vient pas, le beau que l’on rend d’un rot. C’est une averse de vers dans les replis d’un je ne sais quoi pour un je ne sais quand dans un

Du plus lointain que je me souvienne ...

Côte à côte. Ils sont côte à côte. Près l’un de l’autre. Assis. Calme et serein. Un banc pour soutien, un passé en commun. Ils se disent, du bout des lèvres, du fond de l’être, au plus près des souvenirs. Accolés à eux. Accrochés en eux. Ils se susurrent, ils se murmurent, ils s’animent d’une tenace nostalgie, d’un passé