Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog

Dantris

Ses blogs

Post Scriptum

Post Scriptum

Textes d'humeurs, d'humour, en prose ou en poésie, pensées passantes, commentaires de lectures, notes et autres souvenirs.
Dantris Dantris
Articles : 110
Depuis : 03/09/2006

Articles à découvrir

Eternellement

Nulle part les cendres N’ont de lumière autant qu’ici, Ce qui s’éteint pour d’autres Est pour lui toujours en flammes. Loin de tout, de toi, Il garde présent l’incendie, Du souvenir, de toi, sa femme. Dans les braises, son souffle Remet en forme le passé, La mémoire vivace Donne corps à l’oubli. Maquillée magnifique, La mort auss

Le coureur

Sourd à ce qui l’entoure, il s’élance et s’enfuit. Dans sa fuite du temps, rien ne comptera plus. Attendre est superflu. Tout l’afflige et lui nuit, Et quand le jour n’est plus, le coureur continue. Fils d’un monde perdu, il court vers sa mémoire Son cœur se fait l’écho d’un reflet sans miroir En quête d’un visage, ses yeux

Un bout du monde

Un espace vierge, sans nul autre regard Que le tien et le mien plongés dans leur errance. Tout autour le vide, qui sur nos confidences Dépose sans bruit, le voile de son fard. Un bout du monde Où inventer le nôtre. Une petite ronde Où danser sans les autres. Assis face à face Enfants devenus grands On respire enfin le temps Et son silence qui

Une trop bruyante solitude, Bohumil Hrabal, 1976.

Hanta travaille seul dans une cave à Prague. Il presse du vieux papier, inlassablement, depuis tente-cinq ans. Dans sa solitude, il soliloque devant sa presse qui s'impose comme un effrayant personnage secondaire. Écrasé par les papiers qui tombent du plafond, Hanta prend malgré tout le temps de découvrir ce qu'il doit sacrifier au pilon. Le m

Mirage du soir

Bienfait de l’illusion Qui naît souvent le soir On construit des maisons Des tours hautes en ivoire On sculpte des idoles Aux visages rayonnants On rêve que l’on s’envole Loin du monde et du temps Pour échapper à tout Surtout aux interdits On brûle par les deux bouts Les heures, les jours, les nuits Quand j’ai besoin de toi J’écris

Avant l’heure

Tes lèvres sur la coupe J’en tombe à la renverse. Mes larmes figurent Au creux de la soucoupe Un dessein dans l’épure Fait de sel et de sang. Tes reins s’enfuient déjà Et mes mains orphelines Ne retiennent que l’éclat De la nuit opaline. Tu pars bien avant l’heure Bien trop tôt pour moi. Ta couronne et tes fleurs, Froissées sur le

Sombre

Elle porte le prénom de la nuit Majesté fragile Au regard bleuté Souveraine habile Qui constelle ma vie De ses grains de beauté. Première étoile partie Elle laisse sur les trottoirs Les morceaux d’une histoire Brisée dans le miroir De ma seule folie. Elle porte le prénom de la nuit Reine sereine Aux yeux glacés. Elle porte le prénom de

Musique pour deux

Aux lents rythmes incertains des humeurs de nos coeurs Un refrain se compose dans la valse des heures. Les voix pleines des colères de nos guerres étouffées Mes mots sont la chanson des maux inavoués. Que pourrait-il rester de nos concerts violents ? Les larmes du violon embrassées par le vent Voguent dans l'aigu de cette comptine d'enfant. No

Les amants inconnus

Les amants inconnus Écrivent dans le vent Des lettres incongrues Qui s’enfuient en dansant Ils s’assoient sur les bancs Quand les foules se déchainent Et espèrent seulement Que le silence revienne Amoureux silencieux C’est la nuit qu’ils s’éveillent Et s’endorment heureux Quand le jour se réveille Comblés des feux dorés De leurs

Le moment opportun

Reste encore ma belle Ne te relève pas Rien ailleurs ne nous appelle Il n’y a que toi et moi. Ma main dans tes cheveux J’ose déjà mon premier voeu. Tu recules puis tu souris Au goût nouveau de l’interdit. Le temps nous appartient Comme tu glisses dans mes bras Ta poitrine tout contre moi Aucune limite ne nous retient. Débarrassés d’à