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" J'écris pour moi, pour quelques amis et pour adoucir le cours du temps" Jorge Luis Borgès
Tags associés : poesie, recit

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Poésie et court récit poétique
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Articles : 107
Depuis : 17/01/2011

Articles à découvrir

Collage

Être dépassé par ce qui dort au fond de soi, apprendre que le temps ne s'agite pas. Lire écrire marcher sont un même geste. Pourquoi faire disparaître le mot âme alors que j'ignore le prochain abandon Je ne suis pas allé voir maman. Deux semaines, cette petite voix, comme un acouphène. Nous sommes allés marcher, une petite heure dans le q

Le balcon

Ce matin, 05h30, j'ouvre la porte aux chats. Le lilas tardif en profite pour m'inonder de son parfum. Les fleurs, fines herbes et plants de tomates s'affirment de jour en jour. Le balcon est un petit paysage tranquille, l'amoureuse sommeille pendant que je me nourris de cette beauté simple et familière. Je porte avec moi quelques inquiétudes, je

Une journée comme une autre

Aujourd'hui c'est lundi, une journée de nuages parsemée d'averses, juste ce qu'il fallait pour me rendre le coeur enfant. Tous les jours des vacances, mon premier geste du matin est de descendre le vieil escalier de pierre jusque dans l'eau froide du lac Caché. Encore cinq semaines avant le rituel... Ce matin je me suis rendu au travail à vélo

écrire est un appel

il arrive que la nuit m'assaille on me dit que les vagues ont détruit l'ancien rivage et que chaque soir avale un nouveau souvenir l’usure est un fardeau nous piétinons les oracles l'orée des forêts a encore reculé qu’est-ce que c’est, dis-moi que cette douleur qui me défait j’écris ce matin le contraire d’une plainte un appel enfe

05 heures

Ce souvenir, 05 heures, une odeur de feu naissant dans le poêle à bois, et bientôt celui du café qui monte, le pain grillé à même la plaque, mon père en vacances se prépare à aller taquiner la truite. J'entends les rames, les sons distincts de la pêche, la chaloupe qui cogne le quai, les agrès qu'on prépare, cette heure où pointe le j

Je porte un chemin

Défaire l’emprise d’une attente, avancer vers la matière nouvelle, la musique plus réelle que la blessure, le paysage offert aux embuscades. Ce qui me sépare du silence est le poème. Cela commence comme une peine indéfinissable. Ne pas la nommer, s’attarder aux murmures, à ce qui resplendit, l’aurore n’est jamais quelconque. Propos

il arrive que tu me manques

tu t'es enfoui dans le temps le ventre gros de colères et de tableaux non peints tu as mangé les cris j'ai vu la douleur du sourire le logement à bout d'abandons un brouillard occupe la tête oubliée sur le plancher des misères nous n'avons plus de nouvelles sinon de vagues on-dit des murmures qui racontent le tonnerre et l'effroi on peut imag

02 juin 2017

Ce matin j’ai cueilli trois brins de muguet, de trois terrains différents. Je les ai mis dans un petit verre d’eau, bercés par un quatuor de Haydn. Assis derrière la vitre qui me sépare du vent, écrire dispose de cette lumière accrue, je regarde, je sens, les clochettes, blanches, enlignées sur leur tige. Hier j’ai rencontré un de mes

Il y a longtemps...

...que je ne vous ai lus, écrit. Maman est morte. Depuis 2004, j'ai accompagné mon père, mort en 2009, puis ma mère, fin 2016. Durant ces années, j'ai appris ainsi à leur dire papa, maman. Ce n'est pas du tout la vie que j'avais imaginée. Or, je ne changerais aucune de ces années, aucun de ces gestes, aucune de nos impatiences, aucun de leu

Ceci

Respirer, ah, respirer le sentier. Accueillir l'errance et les ferments Abandonner le froid à son idée, passer le petit cap rocheux, plonger dans le sillage des huards. Être saisi. Tu habites de mieux en mieux l’instant, le notant dans un carnet, tu lui donnes un avenir. Tu entres dans la bonté avec des mots sans rudesse, tu apprends le nom d