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la freniere

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Bibliographie: L'Autre Versant, Chemin de plume, Nice Parce que, Chemin de plume, Nice Manquablement, Chemin de plume, Nice, Un feu me hante, Art Le Sabord, Trois-Rivières, 2010 La langue est mon pays, Éditions Trois-Pistoles, Trois-Pistole

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LaFreniere&poesie

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les mots de la vie
la freniere la freniere
Articles : 7866
Depuis : 23/12/2005

Articles à découvrir

Je pense

M atin pierreux, paroi à escalader, paroi de jour aride et froid toute saison. Je pense au rosier rose ancien de La Bastide, grâce désuète, velouté pastel tendrement penché sur un temps de beau jardin. Je pense aux mains fraîches du noisetier aux fronts d'étés exhubérants, au fauteuil à bascule accueillant l'ombre et nos fatigues, aux lo

Appel à la vie

Les hordes du profit, les drogués de l’argent fou, les pantins mécaniques qui n’ont d’intelligence que celle des engrenages, tels sont nos vrais ennemis. Les guerres mafieuses dont ils se déchirent entre eux ne sont pas les nôtres, ne nous concernent pas. Ils connaissent tout de la mort car c’est la seule chose qu’ils savent donner. I

Mystère de la poésie

(à Michel Pleau) Les poèmes envoient trop de signaux pouvant laisser croire en une dérive pour qu’on leur reconnaisse une légitimité. Les poètes font peur en raison d’une manie qu’ils ont d’épier les âmes pour, au passage, en saisir une étincelle, un mince éclat de métal vif. La poésie est du domaine des corsaires, bien qu’ell

Bloc-notes

En faisant le tour du quartier, inévitablement on se retrouve face à face avec la track de chemin de fer, on se faufile dans un trou de la clôture grillagée et on descend vers le plateau ou sinon on marche jusqu'à Van Horne. En cours de route sur la piste cyclable, il y a des indications historiques, nous sommes en situation de frontières ent

Poème d'hiver

L’automne a perdu ses eaux en rigoles de feuilles. Le vent accouche de l’hiver. Les pneus ne crissent plus sur la beauté sonore du silence. C’est à peine si les pas creusent un trou dans la neige sans rejoindre le sol. Les routes ont remplacé leur chemise de poussière par un habit de skidoo. La grande peau des champs prend une blancheur h

Une odeur de ronces

J'avance dans une odeur de ronces et de pommiers sauvages. J'atteins un ravage de chevreuils. Des éoliennes s'agitent dans le pays du vent. Leurs bras bougent comme des hélices. Je cherche le mot juste, le polit, le triture, le sculpte comme un os. Je me bats avec des phrases rebelles, des virgules hébétées. Je fais le ménage dans le taudis d

Lettre aux locataires du pouvoir

Quand les loups chantaient un ciel angora rongeait les chants des oiseaux et les mémoires d'ailleurs Où étiez-vous quand l'hiver s'enrayait ? Vous qui nous disiez : Laissez vos cœurs brûler et consumer vos âmes laissez la flamme effacer vos regards avancez et marchez, ainsi va le monde. Sur ce chemin de fin de ronde vous étiez princes parmi

Un train fantôme

En cherchant la gare de l'âme, un train fantôme me traverse la tête. Qu’on me donne une pelle je creuserai dans l’humus des mots. Qu’on me donne un briquet, je ferai fondre la glace des images. Qu'on me donne un pinceau, je laverai les taches laissées par l'homme. Qu'on me donne des raquettes à neige, j'enjamberai l'hiver dans les pas d'
Il faut vivre

Il faut vivre

On s'habitue à peine à la vie qu'elle fait déjà sa valise, écrit Jean-Marc La Frenière. L'auteur se rappelle sa mère: Il faut vivre disait-elle. La Frenière a compris le message et c'est à sa façon qu'il a décidé d'occuper ce lopin de vie qui est sien, volant les mots aux pierres et aux loups, creusant avec la pelle de son crayon pour e