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la freniere

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Bibliographie: L'Autre Versant, Chemin de plume, Nice Parce que, Chemin de plume, Nice Manquablement, Chemin de plume, Nice, Un feu me hante, Art Le Sabord, Trois-Rivières, 2010 La langue est mon pays, Éditions Trois-Pistoles, Trois-Pistole

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LaFreniere&poesie

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les mots de la vie
la freniere la freniere
Articles : 7381
Depuis : 23/12/2005

Articles à découvrir

As-tu reçu ma carte?

As-tu reçu ma carte ? Vois-tu mes pieds ont de la mémoire ils m'ont porté, tiré, trainé rue des Petits Champs. Désespérés, ils ont retrouvé notre troquet et une odeur de nous agrippée à la pluie mais tu n'étais pas là mon amour. La Seine gisait nue sous une robe d'ardoise où cafardaient les bonheurs perdus partout la grisaille empierr
Jean Breton

Jean Breton

Mon père, Toi dont les cendres ont été rendues à cette terre du Gard où tu t'établis durant douze ans, sans électricité et presque sans chauffage malgré ta frilosité, tu as vécu de peu, aidé immensément par Maria, la compagne de ta vie, et en travaillant pour des salaires dérisoires et incertains, obnubilé de poésie, de fraternité

La fin se lève

La fin se lève. Qui a parlé. Moi, un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les « Droits de l’homme » sont au mieux notre misérable butin. Dans la mort qui monte, j’entends tourner les roues maléfiques qui broient victimes et bourreaux, pêle-mêle. Le flanc percé d’une lance longue et fourbe, l’homme saigne. La lu

Le corps du texte

Les objets dans l'armoire sont le miroir du passé. Les mains s'y retrouvent aussi bien que les yeux parmi les vieux jouets et les rêves trahis. Les mais côtoient les comme. La salive réveille des souvenirs qu'on garderait au sec, des sentiments qu'on garderait pour soi, des pertes et des envies qu'on ne garderait pas. Cela remue dans ma mémoir

Ils ont dit

C'est là qu'on est rendus.On observe, les bras ballants.Figés comme un chevreuil devant un truck.Surtout ne rien changer. Caro Caron
Souvenir

Souvenir

photo: Christian Saint-Denis Gaston Miron, Germain Perron, Janou Saint-Denis, Patrick Straram

Comme si

Comme si les hommes étaient comme les femmes et les enfants comme si l'amour était réel comme si la main était l'outil comme si la faim était le pain comme si la peau était plaisir comme si le ventre était fœtus comme si le tête était le cœur comme si le cœur était la tête comme si la mort était la vie comme si la vie était l'espoir

L'exil

I l a poussé son chevalet dans une coin de l'atelier. Ses mains ne voleront plus sur une toile. Il a perdu ses couleurs, les noms de ceux qu'il aime. La lumière ne sera plus peinte. Il est l'exil. Une pierre ferme l'horizon. La cisaille mord l'attache du fruit. S'affaisse l'inutile prière. Quelque chose se tait qui étouffe le cri. Comment nomme

La petite vierge bleue en bois peint

L a porte de l'église grince et se referme mal. J'entre dans une odeur d'encens, de silence, et de bois ciré. Un bouquet de feuillage roux à la main, je vais vers la niche de plâtre et sa petite vierge bleue en bois peint. Sur sa voûte, je dépose les rousseurs d'automne. Le mur s'illumine. J'allume deux bougies, une pour la famille, une pour