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Eric Scatton-Tessier

Eric Scatton-Tessier

Né en 1971 en Bretagne, Eric Scatton-Tessier (alias ERTS) écrit de la poésie depuis l’âge de 18 ans. Il vit en Amérique du Nord depuis une quinzaine d'années. Son style poétique d’essence lyrique s’axe librement autour de traits sociaux, expérimentaux et humoristiques. Il croit (en toute modestie) que la poésie doit renouer avec ses fonctions populaires. Born in 1971 in France, Eric Scatton-Tessier (a.k.a ERTS) started writing French poetry when he was about 18. He has been a US resident for the last 15 years. His poetic style is a free combination of lyrical writing with social, experimental and humorous themes. He believes that poetry has to renew with its popular functions.

Ses blogs

Le blog de erts.over-blog.com

His poetic style is a combination of lyrical writing with social, experimental and humorous themes. He believes that poetry has to renew with its popular functions to regain vitality in the world of French literature, as well as he likes committing most of his work to the constraints of certain traditional rules of form (to also have the pleasure of transgressing them).
Eric Scatton-Tessier Eric Scatton-Tessier
Articles : 88
Depuis : 14/04/2010
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Bout du monde

Les migrants fatigués Du poids de leurs valises Demi-morts nez à nez Ressemblaient à Moïse Sur la proue s’exhibait Non loin des marchandises Un corbeau noir de jais Aux traques indécises Des marins près des quais Déroulant des balises Au sonar repêchaient Des épaves conquises Par les flots s’évadaient Les âmes insoumises Au lointain

Il faudrait

Il faudrait encore un peu de rêve Une expression barbare et fraîche du présent Des recherches déconstruites Un tant soit peu cosmiques Ouvertes à n’importe quels vents D’où nous pourrions maudire Et laisser fleurir nos râles Dans les steppes de Patagonie ou d’Asie Abasourdis de langage en détresses nocturnes Armés des sillons mécani

Le slam de Sam

Sam s’fait du mal, fait du slam Avec ses rhymes Sam s’fait du mal, fait du slam Même si ça rame Sam s’fait du mal, fait du slam Quand ça déraille Sam s’fait du mal, fait du slam Pour la racaille Avec son âme, avec ses lames Il se cisaille Avec les armes de l’Islam Il faut qu’ça chiale Oui, ça fait mal Tous ces drames Sam fait du

Urban Chaos (translated from "Fouillis Urbains")

URBAN CHAOS We'll meet again in urban chaos between the no man's land of cities’ hopes and seedy places of dusty lots planted in religious deserts. The loud buzz of a day’s end will shake us out from our long torpors filled with the indifference of our lukewarm heaters. We will then fight over the pressure points of our residual troubles. Down

Le frisbee

Comme moi, le disque-volant, dit frisbee ou discoplane Est conçu pour planer en tournant sur lui-même S’accommodant bien de la plage, du soleil Et d’une légère brise dans le ciel d'azur Frôlant les abysses de l’ennui lorsque privé de mouvement Il ne saurait apprécier davantage qu’on le laisse tomber Même par accident. Aussi aime-t-i

Slaloms

Il y aura toujours le risque D’une plaie ouverte D’une porte mal fermée La crainte D’un sourire ambivalent D’une insulte sournoise Les affres D’un aboiement étouffé En mots de sang hachés à vif Le doute Sur les actions du voisin Et jusque sur sa propre personne : Origines, opinions, identités malléables Les motifs qui nous poussent

Lobotomie des trous noirs

L’espace est un vide hors duquel se meuvent des corps chauds ou froids S’attirant ou se repoussant selon les forces qui les habitent. Nul objet ne peut aisément se soustraire à ces deux états. Les jeux de l’esprit cependant y parviennent mystérieusement. Pensée anonyme Même s’il importe peu que celles et ceux en possession de cet « o

Fracking

Ligament croisé antéro-externe du genou, La route est désormais trop longue : Dies a quo, dies a quem, grand Dieu, Combien reste-t-il de temps ? On en passe trop à traîner au lit, rêver sur les réseaux Et bien plus encore à parler à ses bottes. Demain, tu nageras dans les eaux bleutées de la forêt Puis tu porteras des bois de cerf en gui

Mon opossum

Fais un bon somme, Mon opossum, Loin des bonshommes. Fuis nos pensums Capharnaüms, Seuls que nous sommes. Fais un long somme, Mon opossum, Loveless, lonesome. Oublie les hommes, Seuls que nous sommes, Sommeil d’automne.

Regard du monde

Regard du monde Les codes du regard que personne mieux qu’un œil fort aguerri ne saurait décrypter : Dans son amour de l’autre se voit l’Humanité, des cimes de l’extase où l’on veut se bercer jusqu’au monde éternel ; mais quoi l’est-il vraiment ? Sûrement peu d’empires que l’homme a pu construire au gré des nuits et vents,