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Lettres à l'amer

Lettres à l'amer

C'est décidé, aujourd'hui, je me jette à l'eau.
Tags associés : en ebullition, portraits liquides

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Lettres à l'amer

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Je me jette à l'eau.
Lettres à l'amer Lettres à l'amer
Articles : 15
Depuis : 05/12/2014
Categorie : Lifestyle

Articles à découvrir

En bulle

Larguez les amarres ! Tu es bienvenue sur ce bateau de verre. Un espace heureux où tout est encore possibles. J'ai si peur que notre bulle et nos sanglots éclatent. Si pour chérir sa main il se coupe un pied, ne marche-t-on pas sur la tête ? Si soudain l'amour cesse de croître en tout sens et s'automutile, nous sommes trois à couler. Je ne ve

Danser sur les mines

Rien de tout ça n'est sérieux, puisque nous jouons nos vies. Nous nous laissons aller au hasard des démolitions. As-t-on besoin de jambes pour danser quand on a passé tant de temps à se voler dans les plumes ? On se défi du regard, à l'aube d'un nouveau combat. On se cherche pour toujours mieux se trouver. Nos envies nous éclatent. Nos calm

Un non joyeux anniversaire

Un non-joyeux anniversaire. A qui ? A moi. Ah bon ? Un non-joyeux anniversaire. C'est le jour de la piqûre de rappel, j'ai eu trop mal pour chanter. Ma chair brûle dans l'air d'un printemps mourant. Le gâteau est tristement amer, noyé de cire. A me noyer dans trop de pensées je ne sais plus rimer. Où m'arrimer pour respirer ? Quand on se déb

Ni l'ami, ni l'exclu

Sable, tu te sens sur la rive, repoussé, spectateur du flot d'une rivière qui chemine. Pourtant je t'entraine de rivage en virage, au coeur de l'action. Je te charrie sur des kilomètres, tu finis par en détester le voyage. Sable, dans le fond, mes idées vagues s'impriment en toi : parfois, ça les rend lisible. Sable, tu t'infiltres partout sa

Lit, thé, ratures

Cloué'e au lit, je ne suis le sauveur ni de moi, ni de personne. Abîmé'e au fond des draps, je contemple la marée montante des contres à dictions, peuple bavard et bruyant qui peuple mon esprit. Leurs voix montent et se mélangent, m'assourdissent et m'accuse. Je suis très entouré'e et infiniment seul'e, j'ai besoin d'aide et de toujours plu

Bleu de trypan

C'est d'abord un regard. Pas à pas, il imprime sa couleur dans mes cellules. Je peins ma période bleue dans une cage éblouissante. Seulement deux billes pour anéantir toute tentative de fuite ; c'est un jeu d'enfant. Sous le joug d'une étoile froide et d'une autre morte, je peine à me réchauffer. Ensuite une bouche, fine, délicieuse, mais e

Vibration

Il est fin comme ses traits. Le monde qui l'habite est une vaste étendue insaisissable. Tout le traverse, la porte est ouverte ; dans ce flot il pêche l'idée à la ligne, qu'il dissèque, consigne. Toujours ailleurs, on ne peut l'accaparer. En lui pousse une forêt, dans un bruit assourdissant ; son iris la laisse apparaître sans qu'on puisse e

Nation trépas

Faut-il percer des crânes pour ouvrir les esprits ? Une fracture ouverte pour que vos pauvres cervelles moroses goûtent à l'air libre. Ces entraves déchainent ma frustration. Je pète les plombs au lieu de vous les mettre dans la tête. Leur poids dans mon moral m'entraine vers le fond. Je plonge dans un océan de solitude plutôt que de danser

Un verre de folie douce

Le portrait est achevé, le monde entier pourra bientôt distinguer ce que je vois de tes traits. Ce sont de beaux traits, mais j'ai bien peur que personne ne saisisse bien à quel point ils sont importants. Pour mon regard avisé, tes couleurs vibrent ; un plaisir pour mon coeur. J'aimerais les saisir ici, les capturer, les presser si fort qu'elle

Cocotte minute

Je ne peux rien partager sans que vos esgourdes sifflent. Vous bouchez vos oreilles et l'impact de ma voix, qui me revient en pleine poitrine. C'est chaque fois le même coup dur qui me renvoie dans ma coquille ; une paroi de métal, que j'aime, et que vous me reprochez sans me donner l'envie de m'en passer. Un flot de peine noie mon cœur quand vo