L'immensité, le sombre, se conjuguent et se mêlent. la statue blanche et vierge s’effondre / se fracasse, n’est plus qu’une poussière. l’ange se fracture les ailes et entrevoit le mal. la piété s’est enfuie dans les cierges qui fondent. il avance dans la nef immobile. et s’épanche le sang. ses pas de traînées rouges ont orné le
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21/10/2008
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Littérature, BD & Poésie
Articles à découvrir
Il n'y avait pas de bruit. tic-tac disait l'horloge. il faisait chaud. l'air immobile de l'été, bien sûr. personne. l'horloge. la porte était fermée. les fenêtres aussi. le soleil de plomb n'était pas rassurant. le vent dans les pins était une menace. l'odeur de la mer une incongruité. tic-tac. il faisait chaud. l'horloge. il faisait sombr
Il pleuvait et on avait froid. mais quand même on entrouvrait les fenêtres. il avait fait chaud quelques jours plus tôt et les intérieurs en avaient souvenir. les gouttes de la pluie qui veut s'arrêter tombaient sur les rambardes, battaient les feuilles d'arbres, tapotaient le bitume de la rue endormie. puis la pluie reprenait, ne finissait ja
Il y aurait un vent sec et triste, incessant et plat. les monts s’aplatiraient le long de vallées supposées. de gris et de brun pâle, la vue serait remplie. l’horizon tirerait son trait, droit comme une mathématique. ce serait un pays où la vie serait tue. ce serait un jardin où les arbres sont nus. ce serait un hiver brûlant comme juill
Et il me faut des monstres. des vides intérieurs. des corps glacés et nus qui grouillent dans le noir. je veux des cathédrales dans des cieux dérangés. je veux du feu qui grogne, je veux de la terreur. je saurai que c’est là quand tout sera couvert d’un lent tapis de lave qui engluera la terre. il me faudra des monstres surgis de ma mémo
Nothing else than me. it’s a time of fog and rain. the weather on my soul is raining, is crying. hopefully nobody will understand me. my words are nonsense. my heart is breaking, i think. but i'm not sure. what do they say those who are listening to me ? do they hear the trouble in my brain ? i don't know what all that means. does that mean anyth
On se dit bien qu'août a trop duré. août dure chaque année trop longtemps. et c'est si doux. une grasse matinée qui s'avance dans l'automne, un dernier verre avant d'y retourner. que cette fin août est belle à regarder. que ce mois trop long avec ses jours trop courts est beau à voir mourir. dans le jardin public ouvert pour la dernière fo
C'était dans une rue étroite. on voyait le ciel bleu en une bande fine. les murs de part et d'autre étaient aveugles ou presque, rouges de briques, gris d’escaliers de métal. caricature de quelque chose qui ressemble à l’amérique. c'était l'air frais du début de printemps. l'odeur sure des poubelles qui s'entassaient dans des containers
Il était assis et il regardait. sa convoitise se lisait dans ses beaux yeux bruns. ce devait être un samedi soir car le temps n'importait pas. il était assis depuis une heure peut-être. de sorte que l'après-midi s'était muée en soir, que la tasse à café devant lui était devenue incongrue. c'était l'heure où la bière prenait possession
Et tout redécouvrir dans l'air frêle d'un matin. revoir les jours longs arriver un à un. et s'asseoir dans un champ étoilé de jonquilles. croire sans trop y croire que l'année qui arrive est pleine de meilleur. se laisser abuser par un soleil qui brille. sourire béatement en entendant le merle. s'imaginer naïf que le chant des oiseaux ne s'
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