"ecris-moi un poème!" un ordre dans un rire. une injonction. celle d'un petit garçon. je m'imagine un doigt, tendu et blême. comment refuser? alors que j'ai toujours écrit pour les jolies filles. la voilà, la raison pleinement assumée, la délicieuse honte d'un poète de pacotille. "dessine-moi un mouton!" pareil. et ce doigt tendu. des petit
Sarah C.
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Sarah C.
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08/10/2014
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Littérature, BD & Poésie
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Cela fait longtemps que je suis là, cela fait longtemps que j'attends. je ferme la porte et retourne là où le temps n'existe pas. j'entends le bruit des vagues se briser quelque part dans le noir. tu te souviens? ce son, cette tendre douleur qui se répète. cette vaque qui doit venir de bien plus loin que la mémoire pour nous engloutir sous so
Mon cafard. on dit qu'il y a un animal qui sommeille en chacun de nous. je crois que le miens, c'est un cafard. et qu'il est insomniaque. mon cafard, je l'aime bien, ce n'est pas le genre de cafard qui te fout le bourdon. il me chatouille les tripes de ses antennes, il trottine dans mon cerveau, il se roule en boule au fond d'un de mes poumons pour
Elle n’est pas très belle. elle le sait, elle est trop petite, trop brute, trop terne, pas assez « féline » comme ils disent. elle le sait et elle s’en fout. elle n’est pas belle mais certains détails la rendent jolie parfois : tous ses angles partout, ses cicatrices « artistiques » comme elle dit, ses lèvres qui se retroussent sur se
Deux heures du matin à ne pas être bourrées, deux coquelicots dans les pavés, hanter la ville, la bouche encombrée, deux coquelicots à la tige brulée dans nos yeux de psychotropes et d'ébriété, bruler la ville, la bouche à donner. marquer les rues de nos jeunes années et graver notre folie sur les murs, de rires, de rêves, de chants et
Je pense beaucoup trop. les mots s'entrechoquent dans ma cervelle, ils sont légions, ils se livrent une bataille sans pitié et seuls quelques rescapés arrivent dans la caverne de ma bouche. jamais ceux que je veux. et ils sont déjà si fatigués, si éteints. ils ont laissé leur sens sur le chemin. et me voilà devant toi, avec l'envie de tant
La sauvage amazone vengeresse chevauchant son farouche pégase s'élance afin de sauver les fesses des gueux, cette bande de nazes. dans son immense mansuétude et son courage plus grand encore, elle leur apporte paix et quiétude et repousse les frontières de la mort. pourfendant ses ennemis, marauds, guerriers ou empereurs, peu lui chaut car dev
Confession. elle ne reste jamais. elle s'éclipse le lendemain comme une putain discrète avec comme tout paiement la satisfaction de sa libido. elle leur envoi un baiser du bout des doigts et se tire sans plus de forme, drapée dans sa fierté. ne pas les revoir, rester fugace, c'est le mot d'ordre. elle pense briser les cœurs, se rendre libre da
Clichés. j'arrive toujours en avance. je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas peur d'être en retard. je suis juste en avance. j'attends souvent une heure, parfois moins. parfois, il pleut et il fait froid, c'est pénible. alors j'imagine des histoires. j'imagine que j'attends quelqu'un. ou même que je ne l'attends pas, c'est encore mieux. je pense
C'était un soir chaud et moite d'été, je n'avais besoin de rien, j'étais seule, seule comme sont les enfants, pieds nus sur les pavés. j'ai marché dans la nuit qui tombait comme un linceul. par une onde légère effleurant la surface j'ai cherché les débris d'un rêve attardé. j'ai cherché mon image au revers de la glace. au fil de l'eau
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