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Loran

Loran

"Poète est celui dont les claudications du dire fomentent des lévitations d'inouï" M Moreau

Ses blogs

 Lézardes Et Murmures

Lézardes Et Murmures

Poésie, mot-bulles et autres claudications du dire.
Loran Loran
Articles : 458
Depuis : 28/01/2009

Articles à découvrir

Pire

Pire

Y 'aurait tant de choses à direy' aurait tant de choses à faireque je ne sais plus quoi te direque je ne sais plus quoi te fairele délit dans le délire c'est d'attenter à sa viec'est de quitter le navireen pleine intempérie Pire, je m'attends au pirepeu ou prounos sorts se nouentLyre maudite lyreles cordes s'étirentjeux se jouent. bonne tabl
Barcarolle - Théophile Gautier

Barcarolle - Théophile Gautier

Dites, la jeune belleOù voulez-vous aller ?La voile ouvre son aileLa brise va souffler ; L'aviron est d'ivoire,Le papillon de moire,Le gouvernail d'or fin ;J'ai pour lest une orange,Pour voile une aile d'ange,Pour mousse un séraphin. Dites, la jeune belleOù voulez-vous aller ?La voile ouvre son aileLa brise va souffler ! Théophile GAUTIER, Poé
Un compte à régler

Un compte à régler

Dix amis sont morts à la guerreDix femmes sont mortes à la guerreDix enfants sont morts à la guerre Cent amis sont morts à la guerreCent femmes sont mortes à la guerreCent enfants sont morts à la guerreEt mille amis et mille femmes et mille enfants Nous savons bien compter les mortsPar milliers et par millionsOn sait compter mais tout va vite
Je marcherai léger

Je marcherai léger

Fruit confusExtirpéVioléJe suis mortAu jardinDes funérailles de l'infanteassassinée. J'aiDans le crâneUn grenierQue je promèneAvec ses toilesSes pinceaux de poussièreCoulés de la lucarneEtDans le sac qui me courbe l'échineDes années de plombDes siècles de silenceEt quelques brassées d'or. Je dépose aujourd'hui mon bagageJe marcherai l
Cité - Borges

Cité - Borges

Jorge Luis Borges, por Cido Gonçlaves Cité Des annoncent lumineuses tiraillent la fatigueDe grossiers charabiasmettent à sac la quiétude de l'âme.Des couleurs impétueusesescaladent les façades étonnées .Des places lézardéesdébordent largement les distances .Le couchant dévastéqui se blottit derrière les faubourgsest la risée des omb
 Magnitudo parvi

Magnitudo parvi

- Extrait - Recueil : "Les Contemplations" I Le jour mourait ; j’étais près des mers, sur la grève.Je tenais par la main ma fille, enfant qui rêve,Jeune esprit qui se tait !La terre, s’inclinant comme un vaisseau qui sombre,En tournant dans l’espace allait plongeant dans l’ombre ;La pâle nuit montait. La pâle nuit levait son front dan
L'impénitent

L'impénitent

Rôdeur vanné, ton œil fanéTout plein d'un désir satanéMais qui n'est pas l'œil d'un bélître,Quand passe quelqu'un de gentilLance un éclair comme une vitre. Ton blaire flaire, âpre et subtil,Et l'étamine et le pistil,Toute fleur, tout fruit, toute viande,Et ta langue d'homme entenduPourlèche ta lèvre friande. Vieux faune en l'air guett
La Terre est soûle (extrait) Léo Ferré

La Terre est soûle (extrait) Léo Ferré

La Terre s'est carré du pernod dans la gouleAssassinée au zinc d'un café Vendredi Ça devait être un treize où le destin s'abouleLa terre est soûle et prend son pied dedans mon lit Des pieds d'hommes pensants lui brûlent la chausséeC'est un boueux nommé Descartes qui l'a ditJuste comme elle happait sa dernière lampéeEn lui tâtant le gra
Barcarolle - Neruda

Barcarolle - Neruda

Si seulement tu touchais mon cœur,si seulement tu posais ta bouche sur mon cœur,ta bouche fine, tes dents,si, telle une flèche rouge, tu posais ta languelà où mon cœur poussiéreux martèle,si tu soufflais dans mon cœur, près de la mer, en pleurs,on entendrait un bruit sombre, un roulement de train engourdi,un froissement d’eaux troubles,
Allégorie

Allégorie

C'est une femme belle et de riche encolure,Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,Dans ses jeux destructeurs a pourtant respectéDe ce corps ferm