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Loran

Loran

"Poète est celui dont les claudications du dire fomentent des lévitations d'inouï" M Moreau
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Lézardes Et Murmures

Poésie, mot-bulles et autres claudications du dire. + de 170 auteurs autour du monde
Loran Loran
Articles : 721
Depuis : 28/01/2009
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

BARUCH SPINOZA

BARUCH SPINOZA

Brume d’or, le Couchant pose son feu Sur la vitre. L’assidu manuscrit Attend, avec sa charge d’infini. Dans la pénombre quelqu’un construit Dieu. Un homme engendre Dieu. Juif à la peau Citrine, aux yeux tristes. Le temps l’emporte Comme la feuille que le fleuve porte Et qui se perd dans le déclin de l’eau. Qu’importe. Il insiste, s
Soupir

Soupir

Mon âme vers ton front où rêve, ô calme sœur, Un automne jonché de taches de rousseur, Et vers le ciel errant de ton œil angélique Monte, comme dans un jardin mélancolique, Fidèle, un blanc jet d'eau soupire vers l'Azur! - Vers l'Azur attendri d'Octobre pâle et pur Qui mire aux grands bassins sa langueur infinie Et laisse, sur l'eau mort
Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople

Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople

Plus criminel que Barrabas Cornu comme les mauvais anges Quel Belzébuth es-tu là-bas Nourri d'immondice et de fange Nous n'irons pas à tes sabbats Poisson pourri de Salonique Long collier des sommeils affreux D'yeux arrachés à coup de pique Ta mère fit un pet foireux Et tu naquis de sa colique Bourreau de Podolie Amant Des plaies des ulcères
Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile

Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile

Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile Que je n’entende ni les rires, ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle, Donnez-moi la foi sauvage du sorcier Donnez à mes mains puissance de modeler Donnez à mon âme la trempe de l’épée. Je ne me dérobe point. Faites de ma tête une proue et de moi même,
à la fontaine de jouvence - Brassens

à la fontaine de jouvence - Brassens

Les nymphes sont installées sur le rebord de la vasque de la fontaine. Les unes rajustent leur chevelure sur le miroir d'eau, les autres folâtrent et se jettent des poignées d'eau sur la frimousse et les seins. Plus loin, les gouttes d'eau anthropomorphes se couchent dans le lit de la rivière. Solitaires ou par couples, les jeunes amoureux somm
Chant pour la belle saison

Chant pour la belle saison

Rien ne ressemble plus à l'inspiration Que l'ivresse d'une matinée de printemps, Que le désir d'une femme. Ne plus être soi, être chacun. Poser ses pieds sur terre avec agilité. Savourer l'air qu'on respire. Je chante ce soir non ce que nous devons combattre Mais ce que nous devons défendre. Les plaisirs de la vie. Le vin qu'on boit avec des
La Petite Migrante

La Petite Migrante

Il y avait dans ses yeux cet épis de blé Arraché aux étoiles un soir de froid Il y avait dans ses yeux la faim Qui dormait dans la poitrine malade Sous le cœur en forme de gâteau. Elle marchait sur l'eau elle aussi Sans prophétie et sans bâton Elle posait un pied, puis l'autre ainsi Sur l'air et avançait vers l'autre monde En face, là où
Parler

Parler

Parler est facile, et tracer des mots sur la page, en règle générale, est risquer peu de chose : un ouvrage de dentellière, calfeutré, paisible (on a pu même demander à la bougie une clarté plus douce, plus trompeuse), tous les mots sont écrits de la même encre, "fleur" et "peur" par exemple sont presque pareils, et j'aurai beau répéter
Le temps, enfin...

Le temps, enfin...

Enfant, j’étais déjà dans le retrait. Celui qui regarde, observe. Ne joue jamais à de ces jeux dont les autres ont les règles. D’une naïveté candide à tant aimer les gens, ces grandes ombres floues, à rester en câlin dans le tour d’une lampe, et à lire des livres. Sous le regard des autres, leur jugement, ma différence, mais je ne
Le chêne

Le chêne

La terre et le ciel ne faisaient qu'un Tous deux brillant à la lueur du jour finissant. Le blanc, le bleu, le rouge, les nuances de vert et de brun, Pas de doute, l'automne s'approche et se repend. Lui, il est là, à contempler devant lui le monde et son intensité. Admirer ces êtres qui bientôt s'endormiront en attendant l'été. Il attend, le