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Loran

Loran

"Poète est celui dont les claudications du dire fomentent des lévitations d'inouï" M Moreau
Tags associés : aime cesaire, andree chedid

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Lézardes Et Murmures

Poésie, mot-bulles et autres claudications du dire. + de 170 auteurs autour du monde
Loran Loran
Articles : 718
Depuis : 28/01/2009
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Parler

Parler

Parler est facile, et tracer des mots sur la page, en règle générale, est risquer peu de chose : un ouvrage de dentellière, calfeutré, paisible (on a pu même demander à la bougie une clarté plus douce, plus trompeuse), tous les mots sont écrits de la même encre, "fleur" et "peur" par exemple sont presque pareils, et j'aurai beau répéter
à la fontaine de jouvence - Brassens

à la fontaine de jouvence - Brassens

Les nymphes sont installées sur le rebord de la vasque de la fontaine. Les unes rajustent leur chevelure sur le miroir d'eau, les autres folâtrent et se jettent des poignées d'eau sur la frimousse et les seins. Plus loin, les gouttes d'eau anthropomorphes se couchent dans le lit de la rivière. Solitaires ou par couples, les jeunes amoureux somm
Mon âme respire une terre gorgée de sang

Mon âme respire une terre gorgée de sang

Mon âme respire une terre gorgée de sang Mes mots ne disent plus rien Et mon corps rieur s'envole sur la voie lactée Mon Algérie est mon berceau couvert de satin Elle est mon écrin quand je cherche la perle Je suis son grain jamais perdu sur les dunes Je ne connais pas la gloire des survivants Je ne parle pas aux rochers dépulpés Mes dents n
Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile

Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile

Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile Que je n’entende ni les rires, ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle, Donnez-moi la foi sauvage du sorcier Donnez à mes mains puissance de modeler Donnez à mon âme la trempe de l’épée. Je ne me dérobe point. Faites de ma tête une proue et de moi même,
Chant pour la belle saison

Chant pour la belle saison

Rien ne ressemble plus à l'inspiration Que l'ivresse d'une matinée de printemps, Que le désir d'une femme. Ne plus être soi, être chacun. Poser ses pieds sur terre avec agilité. Savourer l'air qu'on respire. Je chante ce soir non ce que nous devons combattre Mais ce que nous devons défendre. Les plaisirs de la vie. Le vin qu'on boit avec des
BARUCH SPINOZA

BARUCH SPINOZA

Brume d’or, le Couchant pose son feu Sur la vitre. L’assidu manuscrit Attend, avec sa charge d’infini. Dans la pénombre quelqu’un construit Dieu. Un homme engendre Dieu. Juif à la peau Citrine, aux yeux tristes. Le temps l’emporte Comme la feuille que le fleuve porte Et qui se perd dans le déclin de l’eau. Qu’importe. Il insiste, s
Cette blessure - Léo Ferré

Cette blessure - Léo Ferré

Cette blessure Où meurt la mer comme un chagrin de chair Où va la vie germer dans le désert Qui fait de sang la blancheur des berceaux Qui se referme au marbre du tombeau Cette blessure d'où je viens Cette blessure Où va ma lèvre à l'aube de l'amour Où bat ta fièvre un peu comme un tambour D'où part ta vigne en y pressant des doigts D'où
Le temps, enfin...

Le temps, enfin...

Enfant, j’étais déjà dans le retrait. Celui qui regarde, observe. Ne joue jamais à de ces jeux dont les autres ont les règles. D’une naïveté candide à tant aimer les gens, ces grandes ombres floues, à rester en câlin dans le tour d’une lampe, et à lire des livres. Sous le regard des autres, leur jugement, ma différence, mais je ne
Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople

Réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople

Plus criminel que Barrabas Cornu comme les mauvais anges Quel Belzébuth es-tu là-bas Nourri d'immondice et de fange Nous n'irons pas à tes sabbats Poisson pourri de Salonique Long collier des sommeils affreux D'yeux arrachés à coup de pique Ta mère fit un pet foireux Et tu naquis de sa colique Bourreau de Podolie Amant Des plaies des ulcères
La Petite Migrante

La Petite Migrante

Il y avait dans ses yeux cet épis de blé Arraché aux étoiles un soir de froid Il y avait dans ses yeux la faim Qui dormait dans la poitrine malade Sous le cœur en forme de gâteau. Elle marchait sur l'eau elle aussi Sans prophétie et sans bâton Elle posait un pied, puis l'autre ainsi Sur l'air et avançait vers l'autre monde En face, là où