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Loran

Loran

"Poète est celui dont les claudications du dire fomentent des lévitations d'inouï" M Moreau
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Lézardes Et Murmures

Poésie, mot-bulles et autres claudications du dire. + de 170 auteurs autour du monde
Loran Loran
Articles : 708
Depuis : 28/01/2009
Categorie : Littérature, BD & Poésie

Articles à découvrir

Vagabonde

Vagabonde

La courbe à l'horizon S'évase en copeaux frileux Absorbant la lumière pourpre De l'aube naissante Genoux à terre Je devine les troupeaux Aux épaules agglutinées Foulant l'ocre ensommeillée Arc tendu vers le ciel Regard traversant l'épopée Bruyante aux accents lointains J'attends paisiblement Je rêve d'une planète vagabonde Qui ne se déc
Cette blessure - Léo Ferré

Cette blessure - Léo Ferré

Cette blessure Où meurt la mer comme un chagrin de chair Où va la vie germer dans le désert Qui fait de sang la blancheur des berceaux Qui se referme au marbre du tombeau Cette blessure d'où je viens Cette blessure Où va ma lèvre à l'aube de l'amour Où bat ta fièvre un peu comme un tambour D'où part ta vigne en y pressant des doigts D'où
Adieu à la Meuse - Jeanne d’Arc, A Domrémy (1897)

Adieu à la Meuse - Jeanne d’Arc, A Domrémy (1897)

« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance, Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas. Meuse, adieu : j’ai déjà commencé ma partance En des pays nouveaux où tu ne coules pas. Voici que je m’en vais en des pays nouveaux : Je ferai la bataille et passerai les fleuves ; Je m’en vais m’essayer à de nouveaux travaux, Je m’en
PASSEPORT

PASSEPORT

Ils ne m’ont pas connu dans les ombres Qui absorbent mon teint sur le passeport Ils exposaient ma déchirure aux touristes Collectionneurs de cartes postales Ils ne m’ont pas connu Ne laisse donc pas Ma paume sans soleil Car les arbres me connaissent Toutes les chansons de la pluie me connaissent Ne me laisse pas aussi pâle que la lune Tous le

MARABOUT DE MON COEUR...

Marabout de mon cœur aux seins de mandarine, tu m'es plus savoureuse que crabe en aubergine. Tu es un afiba dedans mon calalou, le doumboueil de mon pois, mon thé de z'herbe à clou. Tu es le bœuf salé dont mon cœur est la couane. L'acassan au sirop qui coule en ma gargane. Tu es un plat fumant, diondion avec du riz, des akras croustillants et
 L'HOMME BRISÉ

L'HOMME BRISÉ

Garcia Lorca, détail du panneau droit du Triptyque espagnol d'Andrei Mylnikov (1979). Le vingt-cinq du mois de Juin, on vint prévenir Amargo ; Tu peux couper, si tu veux, les lauriers-blancs de ta cour. Peins une croix sur ta porte et mets au-dessous ton nom, car la ciguë et I'ortie naîtront bientôt de tes flancs et des pointes de chaux vive d
la grille en fer

la grille en fer

Derrière la grille en fer, ce n'est pas le Jourdain Qui d'eau sourde arrose le petit jardin. C'est un instant d'air frais du matin C'est une brume douce qui court sur la mousse C'est le chant muet de l'herbe qui pousse. Derrière la grille en fer pas d'Abel, ni de Caïn Non plus de serpent siffleur ou de malin Mais le soir juste avant l'heure bleu
Une négresse passe

Une négresse passe

Ta démarche onduleuse hiératique lente et lasse que tu as d'une chair nonchalante ta grâce hanteront pour longtemps ma mémoire. Tes reins mouvementés de souplesse féline dressent la vision d'une panthère noire qui bondit frémissante au fer des javelines et mon âme se berce dans le crêpe et la moire à ce rythme charnel des hanches fémini
Neiges

Neiges

Et puis vinrent les neiges, les premières neiges de l'absence, sur les grands lés tissés du songe et du réel ; et toute peine remise aux hommes de mémoire, il y eut une fraîcheur de linges à nos tempes. Et ce fut au matin, sous le sel gris de l'aube, un peu avant la sixième heure, comme en un havre de fortune, un lieu de grâce et de merci
NOTRE CHEMISE RAPEE

NOTRE CHEMISE RAPEE

Son absence sera longue, livrée au froid dont la morsure, là-bas, en Occident, est de celles que nul ne supporte. O toi, la mère, rassemble donc toutes les couvertures de selle que tu pourras trouver et fais-lui tes adieux, ce gage déposé entre des bras amis : offre-lui, oui, ce châle par tes mains tissé le soir, entre l'attente du retour du