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Loran

Loran

"Poète est celui dont les claudications du dire fomentent des lévitations d'inouï" M Moreau
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 Lézardes Et Murmures

Lézardes Et Murmures

Poésie, mot-bulles et autres claudications du dire. + de 170 auteurs autour du monde
Loran Loran
Articles : 644
Depuis : 28/01/2009

Articles à découvrir

Le voile

Le voile

La sœur: Qu'avez-vous, qu'avez-vous, mes frères ? Vous baissez des fronts soucieux. Comme des lampes funéraires, Vos regards brillent dans vos yeux. Vos ceintures sont déchirées. Déjà trois fois, hors de l'étui, Sous vos doigts, à demi tirées, Les lames des poignards ont lui. Le frère ainé: N'avez-vous pas levé votre voile aujourd'hui
CLANDESTINITÉ

CLANDESTINITÉ

Pour mon amour, j’aurai vainement cherché refuge dans le bréviaire des métaphores. Toute la nuit j’ai veillé sur l’absence des mots. Qu’est-ce qu’écrire sans t’écrire ? Dans la nuit, un homme est tombé. Ou un arbre. Et dans la maison d’à côté, personne ne saura à quelle vitesse battait son cœur. Il y a toujours une maison,
A une dame créole

A une dame créole

Madame Autard de Bragard A une dame créole Au pays parfumé que le soleil caresse, J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse, Une dame créole aux charmes ignorés. Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse A dans le cou des airs noblement maniérés ; Grande et svelte en marc
So Long

So Long

Il y a toujours une ville, des traces de poètes Qui ont croisé leur destinée entre ses murs L’eau coule un peu partout, ma mémoire murmure Des noms de ville, des noms de gens, trous dans la tête Et c’est toujours la même histoire qui recommence, Horizons effondrés et salons de massage Solitude assumée, respect du voisinage, Il y a pourt

Aphorisme

Trop honnête pour être connu je gagne à ne pas l'être Loran
Ce qui nous sépare - Isis de Laonnie

Ce qui nous sépare - Isis de Laonnie

Je n'ai plus de mots pour dire cette beauté dérisoire fatale que tant de poètes nous imposent avec tact, nuances et froideur je n'ai plus de temps pour les lire non plus le désir de les écouter qu'ils se cooptent entre eux se congratulent de poèmes cruciformes ces bavards verbeux aux chairs mortes leurs livres me font froid dans le ventre car
Pessoa - Le gardeur de troupeaux (extraits)

Pessoa - Le gardeur de troupeaux (extraits)

I Jamais je n’ai gardé de troupeaux, Mais c’est tout comme si j’en gardais. Mon âme est semblable à un pasteur, elle connait le vent et le soleil et elle va la main dans la main avec les Saisons, suivant sa route et l’œil ouvert. Toute la paix d’une Nature dépeuplée auprès de moi vient s’asseoir. Mais je suis triste ainsi qu’un
L'art poétique

L'art poétique

À Charles Morice De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l'Impair Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. Il faut aussi que tu n'ailles point Choisir tes mots sans quelque méprise Rien de plus cher que la chanson grise Où l'Indécis au Précis se joint. C'est des beaux yeux derrière des voi
La Planète Malade - Guy Debord (1971)

La Planète Malade - Guy Debord (1971)

La « pollution » est aujourd’hui à la mode, exactement de la même manière que la révolution : elle s’empare de toute la vie de la société, et elle est représentée illusoirement dans le spectacle. Elle est bavardage assommant dans une pléthore d’écrits et de discours erronés et mystificateurs, et elle prend tout le monde à la gor
La Belle Dorothée

La Belle Dorothée

Le mystère #Baudelaire et la belle Dorothée réunionnaise Le soleil accable la ville de sa lumière droite et terrible ; le sable est éblouissant et la mer miroite. Le monde stupéfié s’affaisse lâchement et fait la sieste, une sieste qui est une espèce de mort savoureuse où le dormeur, à demi éveillé, goûte les voluptés de son anéan