La traversée sur les sentes tu pars, vers d'autres lieux toi, femme sans âge ne tourne plus ton regard fuis, fuis l’ennuyeux âme si rebelle et pourtant si sage. parfois conquise rarement comprise jamais soumise. avance lentement écoute attentivement aime intensément. pleure si tu veux souris quand tu peux confusément ou follement. avec le m
Des vers à boire accablée de soif je trinque un vers les mots couchés sur la feuille ivres de ce ramage incitant ma plume à s'imprégner de ce doux breuvage dénonçant l'inspiration célébrant l'éloquence du mot, du verbe du qualifiant et de leur adage pour exalter l'euphorie de cette verve tout en les conjuguant en les suscitant dans un dé
Le sacre des adieux les roses dans le vase ont un parfum d’oubli le rouge du velours se teinte de regrets le destin s'est joué d'un hasard imparfait brisant le dernier lien d'un amour affaibli. dehors,les amoureux célèbrent sous la pluie ignorant que chez eux,le silence s'est déjà fait le quatorze s'achève en un froid couperet éteignant la
Sous les paupières du désir le regard se perd dans la douceur de l'air saluant l'aura pur au déclin de la nuit sous l'éclat d'une étoile un horizon s'éclaire reflet de lumière où le temps s'enfuit. le silence s'écoute comme un chant précieux dans l'immobilité d'un rêve la grâce qui s'élève le monde s'efface laissant place aux cieux r
Nouvelle lune alors que le fin croissant lunaire dessine son sillage dans l’immensité du ciel, il annonce l’éveil d’un mois sacré. le ramadan s’offre à nous comme une parenthèse de lumière, un sanctuaire de paix et un souffle de renouveau intérieur. cette période suspendue nous invite à la gratitude, transmuant chaque geste en part
Mots passants, maux gravés la plupart des mots passants sont jetés en l’air, emportés par leur impertinence. absents et précaires dans leur sens comme dans leur profondeur, ils habitent ces conversations dites avortées. d’autres mots trébuchent à contre-cœur sur la langue,entre des dents malveillantes. parfois, il y a ces mots lourds, f
Ce qui demeure quand nul ne le possède sous les arches où le vent s'efface les pas se taisent le bruit se lasse. la pierre garde, en son flanc poli un motif sourd par l'oubli anobli. l'eau, miroir pur d'un ciel sans loi reflète l'ombre sans dire pourquoi nulle exigence en son cristal dormant elle accueille le monde tout simplement. l'or brille e
Un silence attentif retenu par le jour jusqu’au soir déclinant ici le temps s’arrête il s'écoule en flânant. la lumière s'incline et s'adoucit sans bruit glissant sur les carreaux avant que vienne la nuit. dans le creux des calices le vert s'est endormi éternel habitant du décor ce vieil ami. le métal sous les doigts garde encore la ti
Une lettre suspendue le soleil dessinait un arc lent sur le plancher. face à la fenêtre qu'un mur de pierre rustique encadrait, tapissé de fleurs de bougainvilliers rouges éclatants, elle se tenait sans bouger. la lettre était suspendue au chambranle de la fenêtre, retenue par un fin ruban en tissu, tremblant au moindre vent. épaisse et coul
L'hôte de poussière la pièce exhalait une odeur de pierre humide et de secrets séculaires, une atmosphère de prière aux relents de poussières. le temps semblait s'être figé, maintenu en vie par la douce lueur d'un candélabre de cristal, dont l'éclat ravie les ombres dansantes sur les murs délabrés. dans ce coin perdu du domaine, connu