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emmanuelle grangé

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emmanuelle grangé emmanuelle grangé
Articles : 434
Depuis : 26/01/2008

Articles à découvrir

à tu et à toi

De fait tu n’oublies pas, c’est comme le vélo. Sauf que tu n’as pas le casque des sportifs, sur les berges de Charente, qui te doublent sans un regard (t’as pourtant la robe au vent, non ?) ; tu peux donc valser dans les ajoncs, ni vu ni connu, ou te prendre une caillasse en pleine tête – tu pourrais alors oublier un peu, beaucoup, pass
Après l'automne

Après l'automne

Je me rappelais non pas la date mais ce soir avec René Allio, cette fin d’après-midi où Marc et moi remontions les allées Paul Riquet jusqu’au théâtre, Marc s’était arrêté devant une pâtisserie, y était entré, nous avions partagé un gâteau de châtaigne, de chocolat, de pâte à chou. Nous arrivions de Montpellier pour jouer une
herbier

herbier

Je voudrais que jamais ne s’arrête la brise qu’embaument les derniers œillets ivoire à l’heure où le soleil s’est carapaté d’ici où je vois quelques jeunes gens aux fenêtres du nouvel immeuble blanc construit pour eux dans ce souci municipal attentif réglementé. Les rosiers décapités de leurs têtes défleuries éclatent de jeu
Météo

Météo

Hier je me suis offert un manteau chaud doublé coton bouclette comme si l’hiver à venir serait froid, très froid, gélatineux, algide. Je n’ai guère hésité. L’emballage en bout de bras était presque pesant, le temps vers 16° dans les rues de Paris. Je me rappelle les sorties avec Grand-Mère Édith, nous partons à pied de Malakoff. Q
17 septembre 2016

17 septembre 2016

J’ai assisté à plusieurs mariages, je ne sais pourquoi à chaque fois mes yeux s’humidifient – la chaleur, les parfums, la claustrophobie en salle de mairie, … J’ai été demoiselle d’honneur, une photographie l’atteste, j’ai une couronne de fleurs, l’air maussade voire mauvais, ma mère disait que la cérémonie durait et que j
LES  CHAISES

LES CHAISES

Il y a bien longtemps, ces instants de joie et d’ennui… Ces amers-là. Au coin de la rue Stendhal, la montagne glabre, à Mounier, les neiges éternelles – sur la terrasse, je les voyais roses, soupirant, je les déclinais, je ne pensais à rien, je le jure, elles m’engloutissaient, j’allumais le réverbère, je ne bougeais d’un pouce.
en duplex

en duplex

Hier soir après deux petits poissons bars tout simples au four, treize minutes pas plus, après moult racontages de la journée et le gâteau chocolat d’Amélie, j’étais au lit, un bouquin gouleyant sur le rebondi de la couette, lorsque j’entendis une voix que je crus d’abord au téléphone, à cette heure-ci, me dis-je, il était passé
dimanche, 15 janvier, 17:35

dimanche, 15 janvier, 17:35

J’ai travaillé à dire, à mieux dire, à taire l’arbre qu’on voit un jour, qui n’est plus le même le lendemain, à dire cet arbre, par exemple. Je crains que ma simple ait gelé, je l’ai abritée sous le sophora persistant ; l’année dernière, au printemps, je l’ai coiffée d’une coupe rase, en été, de minuscules fleurs roses
automne

automne

Il y avait un homme torse nu il y a quelques jours, assis, à la rambarde de son balconnet, il faisait soleil. Il est de nouveau là, en chemisette entrouverte à son balconnet, les mains jointes en son giron, la tête qu’il relève parfois, sans doute, qu’il penche vers sa gauche. Il profite de cet automne chaud. Je le vois de ma terrasse, je
météo

météo

Hier je me suis offert un manteau chaud doublé coton bouclette comme si l’hiver à venir serait froid, très froid, gélatineux, algide. Je n’ai guère hésité. L’emballage en bout de bras était presque pesant, le temps vers 16° dans les rues de Paris. Je me rappelle les sorties avec Grand-Mère Édith, nous partons à pied de Malakoff. Q