En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services ainsi que l’affichage de publicités pertinentes. En savoir plus et agir sur les cookies

Pas encore inscrit ? Creez un Overblog!

Créer mon blog

Laurent Blachier

Laurent Blachier

Bien que s’inscrivant dans la tradition du photomontage popularisé par John Heartfield, Raoul hausman ou Jacques Prévert, Le travail de Laurent Blachier rompt en partie avec cette technique. Au carrefour de l’illustration, du dessin de presse et de la caricature, Laurent Blachier se fait collagiste. Il ne dessine pas, il ne vise pas l’illusion, il assemble ! Il recourt à la photographie sans être photographe lui-même. Il caricature sans déformer les traits… L’artiste appuie son travail de satiriste sur la manipulation et la combinaison d’éléments de portraits photographiques fragmentaires qu’il recombine, associe, superpose, imbrique, et dont il ne dissimule pas la discontinuité. Ayant abandonné le scalpel et la colle pour les logiciels de traitement d’images à l’époque du tout numérique, le caricaturiste décompose son objet dans un esprit cubiste analytique, pour recomposer les visages et les corps de ses cibles dans une veine physiognomonique joyeuse et parfois régressive. Quand le dessinateur du 19ième siècle construit son portrait-charge en exagérant certains éléments de la physionomie et en bousculant les rapports de proportions dans un ensemble toujours graphiquement homogène, le collagiste caricaturiste Laurent Blachier associe des éléments disparates et géométriques, sans jouer sur leur déformation, ni les fusionner entre eux. Il parvient à une sorte d’unité kaléidoscopique troublante, qui évoque les multiples facettes de l’âme humaine… Une façon originale de faire de la caricature en martyrisant le portrait photographique originel. Guillaume Doizy, spécialiste du dessin de presse et membre de l’équipe de recherche sur l’image satirique du site de l’Eiris